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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 11 décembre 2006 13:31

    Article que je qualifierais au mieux de naïf.

    Il était évident depuis le départ que l’objectif de Mr Chevènement était la survie de son parti et de ses élus, et qu’il ne pourrait aller jusqu’au bout.

    Mission réussie donc, il a obtenu le minimum syndical, les quelques sièges de députés que le PS lui refusait. Belle leçon de politique d’ailleurs, qui démontre que les alliances ne se passent qu’en fonction de rapports de force.

    Mais croire que le MDC influencera d’une quelconque façon les positions du PS et sa politique, est évidemement une vaste rigolade. JP Chevènement n’avait plus les soutiens, l’influence et le public de ses ambitions, tout simplement parce que son discours est en retard d’une génération.

    Plutôt que de faire 1%, il a choisit une retraite habile. Pas sûr que le PS y gagnera grand chose non plus, mais c’est toujours cela de grapillé pour S. Royal.



  • Voltaire Voltaire 11 décembre 2006 13:21

    @l’auteur ;

    Votre analyse sur la situation actuelle de l’Europe est assez juste, mais je ne partage pas votre avis sur l’implication du ralliement de Mr Chevènement.

    Sur l’Europe tout d’abord, les problèmes actuels sont multiples. A la base, il faut admettre qu’il était impossible de procéder à l’élargissement avec le traité de Nice, qu’ont signé Mrs Jospin et Chirac. La paralysie qui en résulte conduit à un repli sur soi et à la protection de ses propres intérêts au détriment de l’esprit « communautaire » qui avait prévalu pendant longtemps, qui permettait l’intégration de nouveaux membres avec la solidarité des autres, au bénéfice de tous. C’est ainsi que l’Espagne, le Portugal, l’Irlande etc... ont vu leurs économies se développer considérablement, ouvrant par là même leurs marchés aux produits des autres pays (souvenons-nous des diatribes contre cette intégration qui sévissaient à la fin des années 70...). Ceci aurait permis à l’Europe de devenir une puissance internationale si une plus grande intégration politique avait eu lieu....

    Le rejet du traité constitutionnel, sur des bases complexes, mais principalement en raison du refus d’entériner une économie de marché de type libéral, a bloqué les réformes institutionnelles nécessaires à la poursuite de la construction européenne sur ce modèle solidaire.

    Ceci ne sera débloqué qu’avec la volonté politique des grands pays fondateurs. Il faut d’ailleurs reconnaitre à Mmr Merkel cette volonté d’aboutir lors de sa présidence de l’Union, mais hélas, si l’Italie et l’Espagne sont du même avis, ni la France ni la Grande-Bretagne, confrontés à leurs problèmes internes, n’en n’ont la volonté.

    Passons donc au problème du PS. L’essentiel est que sa vision de l’Europe est floue, car divisée. La présence de Mr Chevènement n’y change rien, car celui-ci n’a toujours eu pour objectif dans cette pre-campagne que de négocier son ralliement. Il ne pourra pas influer sur la politique du PS ou de sa candidate, mais cela est sans objet car ni le PS ni S. Royal n’ont de politique européenne établie. La nécessité de maintenir une cohésion de façade sur le sujet, comme d’ailleurs à l’UMP, les forcent à un consenus mou, de ni-ni et donc d’immobilisme.

    Vous avez donc raison d’indiquer que, sur ce sujet, seul François Bayrou a une position claire, susceptible de débloquer la situation, mais qui n’est pour le moment pas partagée par une majorité de français...

    Nous somes donc en présence d’un noeud gorgien :

    Soit S. Royal ou N. Sarkozy est élu, et la France continuera de ne pas prendre de position ambitieuse sur l’Europe, pour éviter tout conflit interne dans leur gouvernement.

    Soit F. Bayrou est élu, mais s’il aurait alors la crédibilité nécessaire vis à vis de ses partenaires européens pour débloquer la situation, il n’aurait pas de soutien en interne...

    La solution passe donc soit par une volonté et un courage politique nouveau de la part de Mme Royal ou Mr Sarkozy, soit par un effort de dialogue interne mené par Mr Bayrou pour obtenir une vision commune des français sur le sujet.

    Quant à ce qui est le plus réaliste, je vous laisse juge...



  • Voltaire Voltaire 8 décembre 2006 16:58

    ?

    J’ai l’impression que ce qui déplait, c’est que Mme Royal fasse du pro-gouvernement libanais avec le gouvernement libanais, du pro-hezbollah avec le hezbollah, du pro-palestinien avec les palestiniens, du pro-israelien avec les israeliens, et surtout du pro-Ségolène... smiley



  • Voltaire Voltaire 8 décembre 2006 14:20

    @l’auteur

    Tous les candidats principaux, N. Sarkozy, F. Bayrou et, dans une moindre mesure S. Royal (car ce domaine était surtout porté par D. Strauss-Kahn) font de la recherche et de l’innovation une priorité. Les deux premiers avancent d’ailleurs une série de propositions concrètes.

    On peut cependant légitimement reprocher à Mr Sarkozy, président du parti qui a la majorité absolue à l’assemblée, de ne pas avoir fait ce travail pendant les cinq dernières années ! il lui suffisait de demander à son groupe parlementare de faire les propositions de loi ad hoc si le gouvernement ne les faisaient pas... On ne peut en revanche pas faire ce reproche à l’UDF et au PS, qui ne pouvaient pas faire grand chose (malgré de nombreuses propositions constructives lors du débat sur ce projet de loi sur la recherche entre autre).

    Quant à mon action pesonnelle, je défend l’importance de ce sujet tous les jours... car c’est mon métier ! Je défend donc une partie des propositions de C. Blanc, notamment dans mes activités para-professionnelles (même si ici mon devoir de réserve m’oblige à avoir un pseudo), mais je porte un oeil critique sur son attitude politique.



  • Voltaire Voltaire 8 décembre 2006 13:32

    Franchement, je ne vois pas où est la polémique. S. Royal a fait, lors de son voyage au proche-orient, du « Ségolisme » : je dis à mon interlocuteur ce qu’il a envie d’entendre, et si vous m’accusez de contradictions, c’est que vous avez mal compris et déformé mes propos.

    Bon voyage de pub donc, sourires et poignées de main, rien que de l’ordinaire ; pas de quoi fouetter un chat.

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