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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 14 décembre 2006 10:51

    Cher TB,

    Je vous remercie vivement pour ces commentaires toujours aussi amènes et constructifs sur ma personne. J’en profite pour vous recommander une nouvelle paire de bésicles, ce qui vous permettra de relire, cette fois sans erreur, mes commentaires précédents, puisque j’ai bien indiqué :

    - que les salaires des parlementaires étaient très raisonnables

    - que le problème se situait au niveau des élus locaux, que les salaires médiocres encourageait à cumuler

    Quant à mes chiffres sur les indemnités des élus locaux, ils sont tous ce qui a de plus officiel, ce que vous pourriez vérifier aisément si vous n’étiez pas systématiquement de mauvaise foi.

    Je trouve tout à fait jubilatoire que vous confirmiez d’ailleurs assez souvent mes analyses dans vos propres remarques en voulant les attaquer, sans doute le résultat d’une lecture hâtive puisque le simple fait de voir mon nom, ou peut-être est-ce mon portrait, induit chez vous une réaction épidermique produisant quelque surchauffe ou dysfonctionnement que j’espère temporaire.

    J’ai donc toujours grand plaisir à vous lire dans vos divagations, même si vos invectives risquent de lasser le lecteur innocent.

    Je profite de cette occasion pour vous faire part de mon grand amusement quant à vos commentaires sur la lointaine période où les élus étaient des bénévoles désintéressés.

    La rémunération des élus a été instituée car seuls les riches pouvaient auparavant avoir des responsabilités politiques sans être rémunérés. Il faut d’ailleurs se souvenir que, jusqu’à l’avènement de la troisième république, n’étaient éligibles à la chambre des députés que des personnes payant plus d’une certaine somme d’impôt (élevée), et n’étaient électeurs même que les citoyens payant un impôt un peu moins élevé (suffrage censitaire), ce qui excluait une bonne partie de la population.

    Nous partageons sans doute nombreux en revanche vos remarques sur le comportement des députés et sénateurs de l’UMP ou du PS, qui ne s’affranchissent qu’exceptionnelement du vote automatique pour/contre en fonction de leur appartenance à la majorité ou à l’opposition, et à l’absence de maitrise de l’ordre du jour du parlement, contrôlé par le gouvernement.

    Il s’agit là d’ailleurs de l’une des principales réformes proposées par François Bayrou (et les parlementaires UDF paient assez cher leur indépendance de vote), aussi me semble t-il assez peu juste de placer dans le même sac UMP et UDF sur le sujet.

    Bien à vous smiley



  • Voltaire Voltaire 14 décembre 2006 09:59

    Après avoir regardé avec attention la plaquette, la première question qui m’est venue à l’esprit est : quel est le public visé ? Si’il s’agit de collégiens de 6ème-5ème, ça passe, mais ensuite... la plaquette m’apparait d’abord comme simpliste.

    Néanmoins, elle contient pas mal d’éléments justes. L’auteur regrette, à juste titre, qu’elle passe sous silence un certain nombre de problèmes entraînés par la mondialisation. Mais les commentaires que je lis ici sont largement orienté vers l’aspect uniquement négatif de cette mondialisation.

    Il convient à mon avis de rétablir un indispensable équilibre. Comme tout changement socio-économique, la mondialisation entraîne des effets positifs et négatifs ; il y a des gagnants et des perdants. C’est ainsi dans toute l’histoire de l’homme. Il est assez vain de clamer « c’était mieux avant », mais par contre légitime de peser pour que les régulations et la solidarité limitent les impacts négatifs.

    Je ne trouve pas choquant qu’une plaquette de l’Education Nationale insiste sur une vision positive du monde ; nous somme en France assez champion du pessimisme qui souvent est pretexte pour ne rien faire. Mais je regrette que les aspects négatifs n’aient pas été abordé sous leur angle : que peut-on faire pour que la mondialisation réussisse à tous.



  • Voltaire Voltaire 13 décembre 2006 22:17

    @Charles-André

    C’est exact, il existe certaines dispositions de protection de l’élu salarié, mais uniquement pour un élu local, et pour un seul mandat, de 5 ans au plus...

    Il est beaucoup plus intéressant d’être fonctionnaire...

    Cela explique qu’il y ait près de 30% de fonctionnaires dans les conseils généraux ou régionaux, contre environ 10% de salariés venant du privé...



  • Voltaire Voltaire 13 décembre 2006 22:01

    Voici pour information les indemnités brutes des maire, adjoints, etc...

    Plafond mensuel (au 1-3-2002) : 7 754,10 €. (on ne peut pas cumuler plus que ce plafond)

    Indemnités de fonction brutes mensuelles (en €, au 1-1-2004). Maires et, entre parenthèses, adjoints (taux maximal pouvant être accordé à chacun selon le nombre d’habitants de la commune). - de 500 habitants : 612,85 (237,93) ; 500 à 999 : 1 117,54 (297,41) ; 1 000 à 3 499 : 1 550,14 (594,82) ; 3 500 à 9 999 : 1 982,74 (793,10) ; 10 000 à 19 999 : 2 343,24 (991,37) ; 20 000 à 49 999 : 3 244,48 (1 189,64) ; 50 000 à 99 999 : 3 965,48 (1 586,19) ; 100 000 et + : 5 227,22 (2 613,61).

    Conseillers municipaux. Communes de plus de 100 000 hab : 216,30 €. Dans les communes de - de 100 000 hab., indemnité supprimée pour les conseillers chargés d’un mandat spécial, mais le conseil peut en attribuer une si elle reste dans l’enveloppe indemnitaire du maire et des adjoints et si elle ne dépasse pas 216,30 €.

    Conseillers généraux (taux maximal pouvant être accordé à chacun selon le nombre d’hab. du canton, au 1-1-2004). - de 250 000 hab. : 1 441,99 ; 250 000 à 500 000 : 1 802,49 ; 500 000 à - de 1 000 000 : 2 162,99 ; 1 000 000 à - de 1 250 000 : 2 343,24 ; 1 150 000 et + : 2 523,49. Pt de conseil général : 5 227,22. Vice-Pt ayant délégation du conseil général ou du conseil de Paris : indemnité de conseiller majorée de 40 %. Membre de la commission permanente : majoration de 10 %.

    Conseillers régionaux (taux maximal pouvant être accordé à chacun selon le nombre d’hab. de la région, au 1-1-2004). - de 1 000 000 d’hab. : 1 441,99 ; 1 000 000 à - de 2 000 000 : 1 802,49 ; 2 000 000 à - de 3 000 000 : 2 162,99 ; 3 000 000 et + : 2 523,49. Pt du conseil régional : 5 227,22. Vice-Pt ayant délégation : indemnité de conseiller majorée de 40 %. Membre de la commission permanente : majoration de 10 %.

    Communautés urbaines et d’agglomération (taux maximal pouvant être accordé selon le nombre d’hab., au 1-7-2004). Pt et, entre parenthèses, vice-Pt : 20 000 à 49 999 hab. : 3 244,48 (1 189,64) ; 50 000 à 99 999 : 3 965,48 (1 586,19) ; 100 000 à 200 000 : 5 227,22 (2 379,29) ; + de 200 000 : 5 227,22 (2 613,61).

    On voit qu’un maire d’une ville moyenne, de 30-40.000 habitants, ne touche que 3200 € brut mensuel, un conseiller général de base entre 1500 et 2500 € brut... Sans être dans la misère, ce n’est pas le Pérou étant donné les responsabilités (et c’est un CDD). On comprend mieux le cumul de certains.

    Le fait de cumuler le poste de maire avec celui de vice-président d’une aglomération ne me semble pas choquant, voire plutôt logique, mais maire d’une grande ville et député ou sénateur, c’est incompatible.



  • Voltaire Voltaire 13 décembre 2006 17:12

    Il est de bon ton de critiquer par défaut les responsables politiques, et bien sûr tous ces fameux « cumulards ».

    La réalité est pourtant complexe et appelle à la mesure.

    - Les élus nationaux des « petits » partis (UDF, PC...) sont peu nombreux. Pour eux, cumuler est quasi une obligation, puisqu’ils doivent être au four et au moulin (c’est pourquoi on les retrouve inscrits dans une flopée de groupes d’amitié, dans les organigrammes du parti, dans de multiples commissions parlementaires, et aussi au niveau local car, second élément :

    - avec le système actuel de scrutin majoritaire, il faut être connu pour être élu au parlement (surtout si on n’est pas d’un parti dominant !)

    - les salaires des maires et des conseillers généraux ou régionaux de base sont médiocres par rapport aux responsabilités (celui des maires est même risible). C’est moins le cas dans les executifs (presidents ou vice-président du conseil général ou régional) et au niveau des parlementaires c’est très raisonnable.

    - un élu n’est pas assuré de retrouver son siège ! le cumul est donc une assurance contre un vote négatif, étant donné qu’il n’existe aucune mesure de réinsertion automatique du battu, sauf pour les fonctionnaires (ce qui explique leur présence nombreuse...).

    Comme certains commentaires l’indiquent, il faut différencier les rôles :

    un député doit pouvoir se consacrer au travail législatif (et donc ne cumuler qu’un petit mandat local)

    un sénateur, qui représente en revanche les collectivités locales, a intérêt à avoir aussi un mandat local

    un maire de grande ville (supérieure à 100.000 habitants disons) ne peut cumuler (c’est un travail à temps plein) mais doit voir son salaire sérieusement revalorisé (il a en général 2000 fonctionnaires sous ses ordres ou plus, et un chef d’entreprise équivalent gagne 10 fois plus au moins), et ce aussi pour limiter les risques de corruption

    idem pour les chefs d’executifs locaux (président de conseil général ou régional)

    Pour conclure, il est évident que le cumul des mandats est néfaste, puisqu’il ne permet pas à l’élu de faire correctement son travail. Empêcher ce cumul doit êre accompagné d’un certain nombre de mesures en parallèle :

    - accroissement du système proportionnel
    - revalorisation des rémunération des élus locaux
    - garanties de reinsertion des élus dans le privé

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