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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 19 décembre 2006 15:36

    Intéressante analyse, qui place l’immigration sous son angle « qualit »-prix" si j’ose dire.

    Ceci étant, nombre de commentaires indiquent for justement qu’on ne peut regarder uniquement l’aspect dépenses de la reconduite àla frontière. Il serait très intéressant d’avoir une analyse assez fouillée du coût réel comparé entre reconduite et maintien sur le territoire.

    Mais attention, on ne peut pas baser une politique d’émigration/immigration uniquement sur cet aspect budgétaire...

    Juste une remarque à ceux qui se plaignent de la sortie de capitaux venants de clandestins. Sans cet afflux d’argent vers des populations défavorisées, voire miséreuses, les candidats à l’immigration clandestine seraient encore plus nombreux, car c’est cette petite mane qui permet le maintien au pays de familles importantes.



  • Voltaire Voltaire 19 décembre 2006 11:32

    @Steph

    Gérard Mégie était un remarquable scientifique, et n’en déplaise à certains, un des meilleurs présidents du CNRS depuis longtemps, ce que même mon ami O. Postel-Vinay ne contestera pas (il faut parfois se méfier des raccourcis de Wikipedia, où tout ne figure pas).

    L’objet n’est évidememnt pas ici de polémiquer sur le CNRS, c’est un autre sujet qui mériterait un article à lui seul, mais vous posez bien la question : y-a t-il unanimité sur l’impact de l’activité humaine sur le climat. La réponse est non. Il y a unanimité pour dire que l’activité humaine a très certainement un impact, mais pas sur l’amplitude de celui-ci. Il est donc légitime à la fois de poursuivre des recherches tout en commençant à prendre des mesures sérieuses. Les deux ne sont pas incompatibles, mais il faut éviter de voir la chose en blanc et noir.

    Toute réduction drastique de l’activité économique aurait des conséquences en terme d’emploi et de richesse individuelle. C’est ce qui a motivé le refus des US de ratifier Kyoto, avec un certain égoïsme. Les solutions doivent donc être positives pour tous, et passer par des réglementations progressivement plus contraigantes. Et quand je dis progressivement, c’est même assez vite en ce qui concerne nos consommations d’énergies fossiles. Je reviendrai sur ce sujet dès que le rapport sur la recherche énergétique de l’OCDE sera paru (il est encore confidentiel), qui suggère des pistes intéressantes.



  • Voltaire Voltaire 18 décembre 2006 23:25

    @Xavier

    Effectivement, un arrêt du Gulf stream, hypothèse envisageable, entrainerait une modification de climat en quelques dizaines d’années sans doute. Mais encore une fois, même si le coût serait évidemment très important, cela ne remmettrait pas en question notre société occidentale : un climat canadien ou suédois n’empêche pas ces pays d’avoir des niveaux de vie très élevés.

    Le coût économique serait bien sûr élevé, et demanderait une refonte rapide et radicale de notre système d’aide sociale etc..., mais pas vraiment plus que lorsque l’allemagne a dû faire face à la reconstruction de l’allemagne de l’Est.

    Je suis amusé, mais pas vraiment étonné, de voir que mon commentaire reçoive autant d’avis négatif (bien que comme d’habitude les gens ne jugent pas l’aspect constructif mais simplement s’ils sont d’accord ou pas avec le commentaire...). Ils ont sans doute hativement pensé que je niais le réchauffement climatique... Il n’en est rien, mais j’émets juste la nécessité de regarder avec prudence les interprétations sur le climat.

    Encore une fois, il y a bien consensus sur l’accroissement des gaz à effets de serre dans l’atmosphère en raison de l’activité humaine, et du risque d’impact sur le climat de cet accroisseùent. Ce que personne ne sait, d’où la diversité des modèles et prévisions (et non pas prédictions), c’est le résultat à moyen terme, car, sans entrer dans les détails, il existe énormément de facteurs à prendre en compte qui sont interconnectés.

    Faut-il pour autant ne rien faire ? Bien sûr que non ! Je ne suis pas un fan du principe de précaution que l’on nous sert à toutes les sauces, mais dans le cas qui nous concerne, nous sommes dans une situation gagnante-gagnante : que les activités humaines risquent de provoquer une catastrophe ou pas, réduire la pollution est de toute façon positif pour l’environnement, donc pas d’état d’âme à avoir ! Je mets cependant un bémol à celà : il est difficile de demander aux pays en voie de développement de faire les efforts que nous n’avns pas fait, et leur demander de réduire leur croissance... Il est essentiel que les pays de l’OCDE montrent l’exemple.

    Mais je persiste à penser que notre société est capable d’absorber un changement de climat sur 20-30 ans, même si les plus pauvres trinqueront, comme d’habitude. De même, la nature est capable de se régénérer si nous ne tardons pas trop à limiter les pollutions les plus sérieuses (même si cela prend quelques centaines d’années). L’histoire de notre planète nous démontre qu’elle a subit bien pire. Mais pour nos enfants et petits enfants, cela risque de ne pas être trop drôle, donc agissons, mais évitons le catastrophisme.



  • Voltaire Voltaire 18 décembre 2006 17:50

    @l’auteur

    Juste un commentaire sur la mortalité due au cancer en fonction de l’âge.

    Le déclenchement des cancers est effectivement lié à l’âge. Mais lorsqu’il se déclenche tard, il est en général moins aggressif, car les cellules se divisent moins vite dans la vieillesse. Cela explique pourquoi la mortalité par cancer est maximale vers 55-65 ans, et décroit ensuite, non pas que nous avons moins de cancer plus tard, mais simplement parceque nous mourrons d’autres choses avant que le cancer ne se développe trop.

    Bien entendu, tout cela est statistique, il y a toujours des cas particuliers...



  • Voltaire Voltaire 18 décembre 2006 17:02

    Qui n’a pas, dasn son entourage proche, de famille ou d’amis ayant un cancer. Et qui, à partir d’un certain âge, n’a d’ailleurs pas de cancer lui-même.

    A à peine 40 ans, j’ai échappé de peu à un cancer grâce à un examen de routine fait il y a quelques années, qui avait décelé un adénome qui n’aurait jamais dû se trouver là à mon âge. Et ma femme a sans doute sauvé la vie d’une collègue de travail en la forçant à consulter pour un grain de beauté qui devenait anormal.

    Les cancers (car on ne devrait sans doute pas parler du cancer), sont une conséquence directe de la vie. Parceque notre matériel génétique est conçu pour muter, il mute, et quand il mute au mauvais endroit, cela induit des proliférations anormales de nos cellules, qui peuvent donner un cancer.

    Bien sûr, il existe d’innombrables causes de cancer ; facteurs génétiques, environnementaux, modes de vie, produits chimiques, virus...

    Cette multitude de causes, et cette multitude de cancers, le fait qu’ils ne réagissent pas de façon similaire aux traitements, que nous ne supportions pas de façon égale ces traitements, rend la lutte difficile, bien plus que ce que nous pensions il y a 30 ans.

    Alors, même si, en moyenne, notre survie est plus grande qu’il y a 15-20 ans, nous mourrons toujours du cancer, et continuerons à en mourrir pendant très longtemps. N’oublions pas qu’avec l’âge, le risque d’erreur dans la division de nos cellules, comme celui de mutations néfastes, ne fait qu’augmenter. Plus nous vivons vieux, plus nos risques d’avoir un cancer sont important ( tous les hommes de plus de 80 ans ont un cancer de la prostate, simplement, il ne nous tue pas toujours...autre chose le fait avant).

    Si ce risque existe, si les traitements qui progressent ne sont jamais suffisants, ce que nous pouvons en revanche demander, exiger, c’est la transparence dans ces traitements, l’honnêteté des médecins sur les risques et les effets secondaires, et leur humanité, ce qui est heureusement le cas la plupart du temps maintenant.

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