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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 12 décembre 2006 16:20

    Très beau texte ! Très bel hommage.

    Il est de ces gens qui laissent une trace, indélébile, sur le papier, dans la mémoire ou dans les coeurs.



  • Voltaire Voltaire 12 décembre 2006 15:41

    Article pertinent.

    Il est évidemment paradoxal de voir ceux qui ont voté en faveur d’une banque centrale européenne la vouer aux gémonies, mais on est dans la rengaine habituelle :

    Dès que quelque chose ne vas pas, c’est la faute de l’Europe (Commission, banque centrale), ce méchant Bruxelles qui applique bêtement ce qu’on lui a demandé de faire... bouuuh ! Et bien sûr, pas une once d’auto-critique, comme si un gouvernement national pouvait faire quelque chose de mal...non, c’est toujours la faute des autres (Bruxelles, les étrangers, la gauche, la droite...).

    La banque centrale européenne fait son travail, c’est à dire contrôler l’inflation. On oublie souvent qu’en cas d’inflation, ce sont les petits et les faibles qui trinques, les retraités, les petits salaires, pour qui on ne peut revaloriser pleinement les versements.

    Ce contrôle de l’inflation entraine la solidité de l’euro, qui permet aux états de l’euroland d’emprunter à des taux exceptionnellement bas ; et quand on connait la dette abyssale de notre pays, on imagine le coût d’un renchérissement du taux de l’argent (et donc des intérêts à payer).

    Si les gouvernements européens remettaient de l’ordre dans leurs finances, et donc dans leurs dépenses, la banque centrale n’aurait pas besoin d’intervenir...

    Quant à Royal et Sarkozy, ils nous servent l’habituel discours populiste et simpliste... c’est la faute de l’autre. Beuuuaah !



  • Voltaire Voltaire 12 décembre 2006 11:36

    @l’auteur,

    Vous avez raison de pointer du doigt les limites de certaines de nos connaissances en matière d’effets à long terme de certaines substances. Et l’intérêt de cette directive REACH qui énonce un certain nombre de principes utiles, comme celui de tester les produits que l’on peut à juste titre soupçonner de poser problèmes avant que ceux-ci n’apparaissent.

    Pour autant, il faut éviter d’extrapoler les effets réels, et vous utilisez à juste titre le conditionnel :

    En ce qui concerne les cancers par exemple, le simple fait de l’allongement de la durée de vie accroit mécaniquement le risque de cancer, puisque celui-ci augmente avec l’âge (et l’effet potentiel des molécules inconnues est incomparablement moindre que celui des molécules connues contenues dans la cigarette, les alcools etc...), ce qui n’exclue bien entendu pas les risques d’un certain nombre de produits comme les solvants.

    Plus préoccupants par contre sont en revanche les effets sur la reproduction et le foetus des produits qui ressemblent aux hormones naturelles, et bien sûr les métaux lourds qui s’accumulent sans pouvoir être excrétés.

    L’intérêt de cette directive est dans sa mesure : les risques principaux sont pris en compte, sans verser dans la paranoïa et condamner des molécules aux risques infîmes alors qu’elles ont leur utilité. Dans ce genre de politique, l’essentiel est dans le relatif, dans l’équilibre entre bénéfices et risques. REACH, avec ses quelques imperfections, est sur le bon chemin.



  • Voltaire Voltaire 11 décembre 2006 15:59

    J’ai pu bénéficier d’Erasmus dès 1989, lors de mon DEA. Cela m’a permis de rester effectuer mon doctorat en Grande-Bretagne (par le biais d’un autre programme européen), et acquérir une irremplaçable culture internationale à la base de mon métier actuel...

    Je dois donc beaucoup à Erasmus, et un peu aussi au Philosophe dont le programme tire son nom, Erasme, peu connu en France.

    Comme vous l’indiquez, il s’agit, avec les bourses Marie-Curie, de l’un des plus beau succès de l’Europe. Et, grâce à quelques députés Européens comme Marielle de Sarnez (UDF), la Commission a mis en place Ersamus mundus, ouvert pour les étudiants des pays tiers venant en Europe.

    Il faut se souvenir que l’Education est une compétence exclusivement nationale, sur laquelle l’Europe n’a aucune compétence. Cela explique bien sûr le faible montant des aides disponibles. Un oubli à réparer dans le prochain projet de constitution européenne ? On pourrait imaginer une compétence partagée pour certains domaines de l’éducation, mais les pays sont en général très pointilleux sur leur souverraineté dans ce domaine. A suivre...



  • Voltaire Voltaire 11 décembre 2006 14:06

    Bon article, qui, je trouve, complète utilement celui que j’avais fait sur la comparaison Le Pen-Bayrou.

    Il est évident que JM Le Pen a affiné son discours pour s’adapter à un électorat plus large, et en ambitionant un score toujours plus élevé.

    A côté du discours que vous citez, on trouve aussi des éléments d’information sur le projet du FN sur leur site web.

    Il faut reconnaitre à Mr Le Pen, au delà de son éloquence, une analyse des problèmes d’une partie des citoyens français à la foi juste et incisive.

    On entre bien sûr dans les problèmes quand on parle solutions... Comme j’ai eu l’occasion de le signaler, le modèle de société de Mr le Pen s’apparente beaucoup à celui de l’Espagne sous Franco : ordre moral (d’inspiration catholique traditionnelle), pouvoir étendu de la police et de l’armée, libéralisme économique mais fort protectionnisme douanier, limitations dans les échanges culturels etc...

    Comme Mr le Pen n’a jamais été au pouvoir, il peut légitimement contredire toutes les affirmations de dérives autoritaires qu’on lui prête. Pourtant, il faut se rappeler que quatre villes ont été dirigées par des élus du FN. Dans 3 de celles-ci, cette gestion a été épouvantable, faite d’incompétence et de clientélisme grossier, et s’est conclue par une défaite au coup suivant (certains de ces élus étant d’ailleurs devenu « Megretistes » etc...).

    La quatrième, Orange, est toujours dirigée par Mr Bompard, qui a quitté le FN pour rejoindre Mr de Villier. Sa politique se caractérise par un clientélisme affiché, qui lui permet d’être réélu (clientélisme qui existe dans beaucoup d’autres villes...), par un fort soutien aux commerçants et petits artisants mais aussi par une certaine « épuration » culturelle. Bref, par une mise en place assez fidèle du programme du FN.

    Enfin, vous avez raison de pointer un certain nombre d’ambigüités dans le programme de Mr Le Pen concernant l’immigration et le statut des étrangers, grand cheval de bataille de Mr Le Pen. Je ne détaille pas ici faute de place, mais suivat que l’on place le curseur plus ou moins loin, on en arrive vite à dépasser les limites généralement acceptées.

    Enfin, il faut se souvenir que toute mesure protectionniste entraine des réactions, et comme nous ne pouvons pas vivre en vase clos...

    Je termine en commentant votre conclusion. Il me semble que l’enjeu de cette campagne n’est pas de battre Le Pen, ou la droite comme le dit S. Royal, ou la gauche comme le dit N. Sarkozy. Il est de choisir un président qui propose un futur porteur d’espoir qui soit aussi crédible.

    A mes yeux, mis à part les objections éthiques que l’on peut avoir sur le projet de Mr Le Pen, c’est ici que le bât blesse : son modèe de société date d’un demi siècle, voire plus, et me semble inadapté aux réalités actuelles. La société, le monde ont changé, on ne peut pas préconiser des solutions en vigueur il y a 60 ans ou se contenter d’un « c’était mieux avant » ; il faut innover, et pour Mr Le Pen, c’est un excercice difficile.

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