• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 44 2151 2693
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 897 302 595
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 30 novembre 2006 13:21

    @l’auteur

    L’analyse sur le phénomène de ping-pong entre PS et UMP est assez juste, mais celle sur les potentialités éléctorales de François Bayrou un peu juste smiley ...

    Force est de constaté que, pour le moment, JM le Pen est le gagnant du mécontentement actuel. Mais il est illusoire de penser que Bayrou puisse récupérer cet électorat, car les objectifs et projets des deux hommes sont très différents. Et surtout, JM Le Pen utilise l’émotion, F. Bayrou la réflexion des citoyens...

    Pour Bayrou, l’enjeu est de capter une part plus importante de l’électorat modéré, à droite comme à gauche, qui partage sa vision de la nécessité de travailler en commun pour résoudre les problèmes essentiels. Ce n’est pas mission impossible, mais il y a encore du chemin.



  • Voltaire Voltaire 30 novembre 2006 11:50

    @l’auteur

    Je ne partage, heureusement, pas votre pessimisme. Il suffit de regarder autour de soi pour voir que les politiques peuvent et ont un impact sur la société et la vie des gens.

    En France, il existe de nombreuses villes où il fait bon vivre, car le maire et son équipe font le travail que l’on attend d’eux (et un président de la république a un peu, toutes proportions gardées, le rôle d’un maire).

    Quant aux nations, la situation dépend remarquablement de la compétence des équipes et du chef en place. L’histoire récente est remplie d’exemples de pays redressés grâce à des actions politiques volontaires et courageuses.

    Ne prenez donc pas l’exemple français, et surtout celui de l’ère Chirac, comme modèle exclusif !

    Quel que soit l’élu en 2007, il y aura un changement (sauf élection improbable de Villepin ou Chirac...).

    Si on exclue les extrêmes, trois modèles sont en lice :

    - Sarkozy, qui rompra avec le Chiraquisme, et fera des réformes dans un style anglo-saxon (et tout n’est pas négatif dans ce système)

    - Royal, qui fera.... euh là, je ne sais pas trop en fait, soit du Jospinnisme (bon, pas catastrophique quand on regarde en arrière, même si ce n’était pas transcendant), soit autre chose... le régionalisme qu’elle évoque donne aussi des résultats intéressants ailleurs

    - Bayrou (je sais que vous avez un préjugé depuis le débat avec Le Pen, mais il mérite peut-être une seconde chance ?), qui fera du complétement inédit en renouvelant la méthode et les classes dirigeantes sur la base de la compétence (certes, on a aucune idée du résultat vu que personne ne l’a fait, sauf un peu à la Commission européenne sous Delors, mais cela vaudrait peut-être le coup de voir ?).

    Quel que soit le résultat, je pense que ça bougera, que le citoyen pourra peser sur un gouvernement neuf et donc encore ouvert à la société, et que 2007 est véritablement une opportunité et pas simplement un passage vers 2012.



  • Voltaire Voltaire 29 novembre 2006 18:03

    @Bill

    Quand Le Pen indique qu’il a eu une personne noire ou musulmane sur sa liste, ça ne répond pas vraiment à la question, mais sert juste d’alibi.

    L’intervention de cette jeune femme était bien de souligner que ce sont des français qui sont, pour la plupart, touchés par le problème des quartiers difficiles, et que donc ce n’est pas en jouant sur l’immigration qu’on va résoudre le problème... Ce n’est pas non plus en ayant un ou deux candidats « représentatifs » que cela va changer la donne. La question est bien de savoir comment réintégrer dans notre société une population qui en sent exclue.

    Quand JM Le Pen indique qu’il va réaliser une immigration zéro, qu’est ce que cela va changer pour les quartiers, pour la difficulté de ces gens à trouver un travail ou à se faire entendre. Il ne s’agit pas de faire de l’angélisme ici, et dire qu’il ne faut pas limiter l’immigration (il y a beaucoup de solutions raisonables possibles) mais c’est un vrai problème de société et un formidable gachis que de laisser de côté quelques millions de français. La France a réussi l’intégration de bien d’autres populations auparavant, même si la première génération était souvent mal accueillie. C’est ce défi qu’il faut maintenant relever, à coups de rattrapage scolaire, de mesures comme le CV anonyme, d’instruction civique, de peines d’intérêt général ou de service civil plutôt que de prison pour les petits délinquants etc...



  • Voltaire Voltaire 29 novembre 2006 14:13

    Cette émission était très intéressante. J’attends d’ailleurs avec impatience la prestation de Bayrou ce week-end pour une analyse comparative.

    J’ai trouvé Moati dans son rôle, même s’il aurait pu en effet être plus incisif dans ses questions (mais il le devrait avec tous ses invités, c’est le rôle du journaliste politique de titiller et de mettre le politique devant ses contradictions, ce qui exige en effet un travail préalable). Mais je ne vois pas pourquoi JM Le Pen devrait être traité différemment des autres invités. C’est un élu, responsable politique depuis fort longtemps, qui a des opinions que beaucoup rejettent, mais on peut en dire autant de tous les extrêmes. Et c’est sur le terrain des idées (et des incohérences de celles-ci) que devraient se situer la contradiction.

    Sur les enseignements de ce débat, je ne veux ici retenir que deux éléments (je détaillerai dans mon analyse prochaine) :

    J’ai été surpris de la rapidité à laquelle JM Le Pen est sorti de ses gonds face à la provocation de C. Taubira, après s’être déjà « échauffé » contre M. Leroy. Après avoir donné une impression « rassurante » lors de l’entretien du début, cette propension au ricanement, à l’invective, à l’absence de nerfs, pose certainement la question de sa crédibilité en tant qu’homme d’État (même s’il a existé et existe toujours des chefs d’état colériques, mais principalement dans les dictatures...).

    Les opposants qui lui étaient proposés n’ont que rarement attaqué les points faibles du projet de société de Le Pen, malgré ses incohérences dans un certain nombre de domaines. Mis à part l’attitude provocatrice de Mme Taubira, c’est encore M. Leroy qui, je pense, a fait mouche quand il a repris les revendications de la jeune française, dont les parents sont issus de l’immigration, et qui travaille pour l’inscription sur les listes électorales des jeunes dans les quartiers :

    Ces jeunes, et moins jeunes, en difficulté, voire dans la misère, parfois délinquants, ils sont français, pas étrangers. En basant l’ensemble de son projet sur la lutte contre l’immigration, Le Pen ne peut répondre à ce problème, immédiat, qui est un problème d’intégration, et non pas d’immigration. M. Leroy a là marqué des points en démontrant que Le Pen ne s’adressait pas au vrai problème, et ne proposait pas de réponse ou de solution aux questions de cette jeune femme.



  • Voltaire Voltaire 28 novembre 2006 15:53

    @mathieu

    En tant que sympathisant du PC, on peut comprendre votre position sur l’UDF, mais pour vous rassurer, je peux vous affirmer que ce « danger » de rapprochement entre le PS et l’UDF est imaginaire.

    Et je ne peux que vous encourager à tenir un discours différent sur les objectifs de votre parti.

    « Battre la droite » l’immense majorité des citoyens s’en moque éperdument. De même que des slogans « antilibéraux ».

    L’essentiel est dans le contenu et dans la vision de la société proposée. Irréaliste et le PC continuera de s’évanouir dans les limbes de l’histoire.

    La grande majorité des français n’a rien contre l’entreprise privée, contre la construction européenne, contre les échanges internationaux, contre la rémunération au mérite. Ce qui est devenu intolérable, ce sont les passes-droits, les abus, qu’ils soient dans le secteur public ou dans le privé, que les règles du jeu ne soient pas les mêmes pour tout le monde, que la solidarité ne s’exerce pas de façon juste, que nos enfants soient ceux à qui nous allons laisser dettes et environnement dégradés.

    C’est donc au niveau des contrôles qu’il faut agir (et on place le curseur plus ou moins à droite ou à gauche en fonction de ses sensibilités), mais sans a priori manichéen.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv