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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 28 novembre 2006 13:57

    Analyse intéressante.

    Il me semble cependant que l’idéologie « Royaliste » (si idéologie il y a) n’est pas équivalente au Blairisme, mais, mis à part quelques éléments cosmétiques et communicants, plutôt assez « Jospinienne ». On ne retrouve pas en effet de divergences majeures avec la politique de Lionnel Jospin dans les grandes lignes, qui sont somme toute en cohérence avec le socialisme « à la Française » des années 90, qui est en fait une espèce de consensus mou et pragmatique réalisé entre étatisme socialiste traditionnel et réalité politique mondiale.

    La gauche démocrate sociale de Strauss-Kahn et Kouchner a subit une défaite cuisante contre S. Royal, ce qui exclue toute possibilité de rapprochement avec l’UDF, et donc de recomposition réelle du paysage politique avec un vrai mouvement social démocrate, alliant une partie du PS et l’UDF, et un parti de gauche nouveau.

    La possibilité d’apparition de cette gauche plus « dure », issue d’un mouvement anti-libéral/altermondialiste apparu lors du débat sur le TCE, semble donc difficile. Laurent Fabius est aussi mal placé pour le porter, portant les sitgmates de ses positions précédentes.

    Faute d’avoir su s’organiser, la gauche de la gauche, déjà affaiblie par le traditionnel (et prehistorique) cavalier seul d’A. Laguiller se retrouve verrouillée par les bonnes vieilles méthodes du parti communiste, qui ont bien entendu provoqué en réaction la fuite de la LCR, ennemi historique. C. Autain en étant restée à un discours idéologique (voir son interview par N. Voisin sur ce site), et J. Bové ne pouvant rassembler sur son nom, l’altermondialisme en a pris un coup dans l’aile, ce qui arrange bien la gauche traditionnelle, et empêche l’apparition de cette nouvelle gauche.

    JP Chevènement n’a pas renouvelé son discours nationaliste, et ne sera donc pas en mesure d’obtenir grand chose contre son retrait de la course à la présidence.

    En cas de victoire de Mme Royal, on se retrouvera donc dans la configuration d’un PS classique, archi dominant mais idéologiquement flou, et des faire-valoirs verts (D. Voynet ne pouvant percer faute de soutiens écologiques à l’extérieur de son parti), PC et PRG (qui a déjà négocié ses places en échange du retrait de sa candidature).

    Une « gauche plurielle » bis.

    Lorsque la nouveauté S. Royal aura disparue (avant ou après l’élection, c’est bien là la question), l’électeur de gauche moyen risque une belle déception, car la politique menée par cette alliance ne sera que conventionnelle et ne répondra pas aux défis actuels, malgré une communication rajeunie. Le Pen père ne sera plus là en 2012, Le Pen fille si...



  • Voltaire Voltaire 28 novembre 2006 12:59

    Il semble en effet qu’on se dirige, en cas de victoire de Mme Royal, vers une « gauche plurielle » bis.

    Faute d’avoir su s’organiser, la gauche de la gauche, déjà affaiblie par le traditionnel (et prehistorique) cavalier seul d’A. Laguiller se retrouve verrouillée par les bonnes vieilles méthodes du parti communiste, qui ont bien entendu provoqué en réaction la fuite de la LCR, ennemi historique. C. Autain en étant restée à un discours idéologique (voir son interview par N. Voisin sur ce site), et J. Bové ne pouvant rassembler sur son nom, l’altermondialisme en a pris un coup dans l’aile, ce qui arrange bien la gauche traditionnelle.

    Quant à la gauche démocrate sociale de Strauss-Kahn et Kouchner, elle a subit une défaite cuisante contre S. Royal, ce qui, contrairement à l’opinion exprimée par l’auteur, exclue toute possibilité de rapprochement avec l’UDF.

    On se retrouvera donc dans la configuration classique d’un PS archi dominant, et des faire-valoirs verts (D. Voynet ne pouvant percer faute de soutiens écologiques à l’extérieur de son parti), PC et PRG (qui a déjà négocié ses places en échange du retrait de sa candidature).

    JP Chevènement tente en vain de refaire le coup de 2002, mais, faute d’idées renouvelées, ne parviendra pas à obtenir grand chose contre son propre retrait.

    Rien que du pur classicisme donc. Lorsque la nouveauté S. Royal aura disparue (avant ou après l’élection, c’est bien là la question), l’électeur moyen risque une belle déception, car la politique menée par cette alliance ne sera que conventionnelle et ne répondra pas aux défis actuels, malgré une communication rajeunie. Le Pen père ne sera plus là en 2012, Le Pen fille si...



  • Voltaire Voltaire 23 novembre 2006 17:43

    Cet article pose très clairement le problème du positionnement idéologique du PS. J’ajouterai que l’on pourrait en faire de même pour l’UMP.

    Le vote du TCE a été un révélateur profond des divergences profondes qui existent au sein de ce parti. Bien qu’il y ait toujours eu des courants au PS, l’absence de débat d’idée après ce vote, et le rafistolage opéré pour la présidentielle, ne peut masquer le problème profond de cohérence et de vision commune actuel.

    A l’UMP, ce problème existe aussi (il existe des divergences profondes entre libéraux-atlantistes Sarkozystes et les neo-gaullistes), mais traditionnellement, la cohérence de ce parti est asurée par la personalité de son chef, ici Nicolas Sarkozy (alors qu’au PS, l’idéal prime).

    Quant à l’UDF, sa situation est absolument étonnante. Ce parti traditionnellement de droite modérée a opéré en 2 ans une mutation profonde, sous l’impulsion de François Bayrou, et trouvé une cohérence remarquable dans un discours progressiste social-démocrate, qui n’est plus contesté que par une minorité d’élus locaux traditionnels représentants 15-20% du parti, sous la bannière de de Robien (pour avoir eu l’occasion de rencontrer quelques députés UDF récemment, j’ai été stupéfait de les trouver aussi bien dans leurs baskettes, comme ci ce nouveau positionnement était celui qu’ils avaient attendu depuis bien longtemps... les élus UMP et PS m’ont parus nettement moins à l’aise...).

    Ceci étant, je n’imagine pas l’UDF se renier sur le TCE, mais sa position favorable au traité a toujours été défendue comme un « faute de mieux », considérant que l’Europe allait dans le mur si on ne révisait pas le fonctionnement des institutions de façon urgente. Il semble que Bayrou ait « acté » le non, et propose une nouvelle mouture de ce traité qui puisse satisfaire la part de français qui a voté « non » non pas contre l’Europe mais contre une Europe trop libérale. Attendons donc de voir cette nouvelle mouture.

    Il faut enfin rappeler que la commission européenne s’est politisée en adoptant la couleur de la majorité du parlement européen (après accord du parti socialiste et parti populaire, refusé par les démocrates libéraux de Bayrou), ce qui explique certaines décisions récentes, aors qu’aupravant la commission était plus neutre. Le parlement européen demeure plus modéré car les centristes ont un rôle déterminant (ni la gauche ni la droite n’a la majotité absolue), mais ce sont les gouvernements qui ont en général le dernier mot sur les décisions européennes.



  • Voltaire Voltaire 22 novembre 2006 17:29

    Merci pour ce commentaire clarifiant ; j’avais renoncé à argumenter face aux inepties que j’ai pu lire ici bas.

    Je ne peux que conseiller à tous les sceptiques et autres adeptes de grandes conspirations d’aller faire un tour en Afrique là où on ne peut vacciner qu’une petite proportion des habitants et où les antibiotiques et autres médicaments que l’on tient pour acquis ici manquent pour 95% de la population...



  • Voltaire Voltaire 22 novembre 2006 15:54

    Je partage totalement cet avis. Beaucoup trop tôt pour faire des pronostics (l’histoire le démontre aussi).

    Début février, nous devrions voir des tendances plus claires (une fois tous les candidats connus, sauf Chirac si jamais...).

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