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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 27 octobre 2006 17:56

    Excellent !



  • Voltaire Voltaire 27 octobre 2006 13:55

    Je ne suis pas d’accord avec votre analyse sur Nicolas Sarkozy. Au delà de certaines de ses prises de position médiatiques, qui relèvent effectivement de la démagogie ou du populisme (mais n’est-ce pas là un passage obligé pour flatter son électorat dans le sens du poil afin de se faire élire), il y a chez Sarkozy un fonds idéologique assez clair, qui correspond en effet assez au système américain :

    Promotion et récompense à l’initiative individuelle.

    Il ne faut pas décrier de façon idéologique ce système qui a pendant longtemps fait ses preuves pour permettre à tous, quelque soit sa condition d’origine, de monter dans l’échelle sociale et de réussir, si on en a la volonté (les exemples de ce type de réussite sont nombreux). Certe, ce système est un peu grippé actuellement, et laisse de côté pas mal de gens, mais il a aussi contribué au succès de l’amérique et à sa richesse, et il a pour conséquence que les « riches » ont beaucoup plus tendance à redistribuer leur richesse (notamment pas le biais de fondations) qu’en Europe.

    Du côté de Mme Royal, il faut lui reconnaître une idée forte, celle d’inviter les citoyens à donner leur avis, à apporter leur expertise, dans un monde politique largement coupé de sa base. Bien sûr, cette démarche n’est pas exempte d’électoralisme primaire ; de démagogie, et surtout est vecteur d’immobilisme, les grandes réformes nécessitant généralement un certain courage politique, même contre l’opinion, pour être efficace, et cela dans une vision d’intérêt du pays tout entier à long terme.

    Quant à Bayrou, sa position à la fois courageuse mais ouverte au dialogue pourrait en effet séduire plus que prévu malgré son absence de relais médiatique, car elle se base sur une analyse juste des problèmes de la société, et sur une approche partagée par 70% des électeurs qui consiste à dépasser les clivages pour trouver des solutions.

    Le choix qui sera donc proposé aux électeurs en 2007, si on accepte une hypothèse Royal-Bayrou-Sarkozy (j’occulte les extrêmes qui ne semblent pas être capable de réunir une majorité d’électeurs), me semble donc très intéressant et de meilleure qualité que ce que vous suggérez, car basé sur trois projets de société différents, ce qui est bien ce que l’on attend d’une élection présidentielle.



  • Voltaire Voltaire 27 octobre 2006 13:34

    La question de la participation citoyenne au débat démocratique (du vote obligatoire, des débats citoyens etc...) est un sujet qui mériterait un long article à lui seul. Mais je souhaite juste commenter ce vote à l’assemblée sur la durée du travail dans le secteur de la restauration et de l’hôtellerie :

    L’UMP a, à l’assemblée nationale, la majorité absolue, et cela très largement. Les autres partis ne peuvent que faire de la figuration, et l’UMP est sûre de faire passer les textes qu’elle souhaite.

    Cet article sera probablement recalé par le conseil constitutionnel, car il a été introduit dans un projet de loi qui n’a rien à voir avec le sujet (ce que l’on appelle un « amendement cavalier ») ; il s’agissait juste pour l’UMP de montrer de la bonne volonté auprès de la profession.

    Dans ces conditions, on peut comprendre la faible motivation des deux bords à en discuter...

    Par contre, de façon plus générale, le problème de la présence des députés au moment des débats et votes mérite discussion.

    L’une des solutions est bien sûre de limiter le cumul des mandats (ce que proposent les candidats PS et Bayrou), mais cela implique une vraie réforme du statut de l’élu (je ne développe pas, mais un poste de député est un CDD précaire... si on ne veux pas avoir que des députés fonctionnaires, il faut réformer les statuts).

    Une autre solution, appliquée au parlement européen, est en effet de ne payer les députés qu’en fonction de leur présence effective (autre proposition de Bayrou).

    Mais il faut aussi reconnaître que les députés doivent pouvoir être présent dans leur circonscription, auprès de leurs électeurs, et qu’ils ne sont pas forcément spécialistes de tous les sujets (et s’en remettent donc à quelques-uns de leurs collègues pour débattre sur les sujets techniques ou pointus).



  • Voltaire Voltaire 25 octobre 2006 22:46

    Plus qu’un président pro-européen, c’est d’un président crédible et volontaire sur l’Europe dont la France a besoin. ce sujet sera certainement largement absent de la campagne électorale, car il intéresse peu les français, et pas du tout les média (et les candidats auront peur de le mettre en avant) ; POur autant, il est déterminant car l’essentiel des solutions aux problèmes de la France ne peuvent trouver de solution qu’au niveau européen.

    Dans ce sens, effectivement, l’élection d’un euro-tiède, partisant du ni-ni, que ce sujet intéresse peu et voulant éviter de se retrouver dans la position de perdant de l’après-référendum, seraient une catastrophe. Hélas, les 2 favoris des sondages, Royal et Sarkozy, sont plutôt sur cette ligne... au contraire, Fabius, DSK et Bayrou ont des positions plus volontaristes, susceptibles de débloquer la situation (à la limite, peu importe dans un premier temps l’objectif final), pour que redémarre la construction européenne.

    La crédibilité de la France en a pris un sacré coup, faute de vonlonté politique plus qu’en raison du résultat du référendum. Il est temps que cela change, car rien ne bougera en Europe sans le couple franco-allemand, et les problèmes s’accumulent !



  • Voltaire Voltaire 25 octobre 2006 22:34

    Les chroniques d’Eric Le Boucher sont généralement excellentes. Elles procèdent d’une analyse juste de la situation économique nationale et internationale, et du rôle de l’économie dans la société. Elles prennent en compte l’observation assez évidente que les économies qui marchent dans les économies occidentales ont porté leurs efforts sur l’innovation, et que ce n’est qu’avec une économie qui fonctionne que le politique a les moyens de sa politique, quelle qu’elle soit (vision aussi développée par DSK).

    Ainsi, le pourquoi que vous lui reprochez de ne pas aborder dans cet article devient assez évident, et sa question aux candidats se résume assez naturellement au comment.

    Ensuite, on peut bien entendu critiquer certaines analyses (sur la productivité des travailleurs en France etc..), mais c’est moins important.

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