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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 25 octobre 2006 22:18

    L’analyse est assez partiale, ce qui la dessert. J’ai trouvé DSK assez à l’aise, ayant une attitude consensuelle qui lui donnait certainement une dimension de présidentiable, mais qui peut-être manquait de « mordant » pour un débat « militant » (j’omet volontairement sa saillie sur le populisme de Mme Royal). Le point le plus marquant de sa soirée a été pour moi la proposition sur un capital de départ accordé aux jeunes, idée certainement novatrice. Il reste bien sûr à en déterminer les modalités, mais c’est un concept intéressant et que je qualifierais « de gauche » dans son objectif égalitariste.

    Sans vouloir prendre ici parti, il m’est néanmoins paru un peu au dessus des autres dans ce débat, mais gagnerait à poursuivre dans cette direction de propositions nouvelles, plutôt que de commenter en approuvant ou non celles des autres.



  • Voltaire Voltaire 25 octobre 2006 21:54

    Pas mieux !



  • Voltaire Voltaire 25 octobre 2006 11:03

    Cet article pose un certain nombre de bonnes questions, même s’il est (sans doute faute de place) incomplet.

    - Le premier (et principal) point abordé est celui des ressources. Il est exact que le budget par étudiant en France est inférieur à celui de la plupart des autres grands pays de l’OCDE. Cela est dû en partie au fait que l’université, en France, n’accueille pas les élites (qui se retrouvent en écoles d’ingénieur ou de commerce). Il y a là une question de fonds à résoudre (en favorisant un rapprochement de ces entités). Pour autant, le constat que vous faites est juste, et requiert un accroissement de moyens de la part de l’État. Mais il ne faut pas non plus occulter le fait que les étudiants eux-mêmes ne payent qu’une infime partie de ces coûts, contrairement à la plupart des autres pays. On trouve ainsi normal de payer pour aller dans une école de commerce, mais pas pour suivre des études à l’université... Tant que l’ « employabilité » des étudiants universitaires demeurera ce qu’elle est actuellement, il serait injuste de leur demander d’investir une somme conséquente dans l’inscription à l’université. En revanche, à mesure que les conditions s’amélioreraient (avec des moyens de l’État, et éventuellement des régions et des entreprises), il ne serait pas anormal que les étudiants investissent pour leur avenir une contribution financière plus élevée (pourvue que des bourses, prêts à taux zéro et autres aides soient largement disponibles pour les étudiants les moins aisés).

    - L’autre point, à peine abordé, et celui de l’autonomie de fonctionnement des universités. S’il est inenvisageable de toucher à la dimension nationale et à l’égalité des diplômes, une certaine autonomie de gestion doit être accordée aux universités (et notamment sur leur patrimoine foncier) ; cela permettrait alors en effet un financement régional ou privé accru, l’État servant à garantir un certain équilibre au niveau national.

    - Le dernier élément, qui vient d’être discuté dans le rapport remis au premier ministre, est celui des taux d’échec, et d’employabilité des étudiants universitaires. Certaines recommandations de ce rapport vont dans le bon sens (notamment une information accrue dès la terminale des étudiants et une possibilité de réorientation en première année). Mais d’autres sont à côté de la plaque, comme rendre obligatoire un module comprenant des techniques de recherche d’emploi, informations que chacun peut trouver sur internet. Si chaque cycle du LMD doit comprendre des éléments qui permettent aux étudiants d’en sortir avec des compétences qui rendent le diplômé « employable », ce sont plutôt de vraies compétences professionnelle (en communication, conduite de projet etc...) et une expérience de terrain (stage obligatoire d’au moins 3 mois en dernière année de chaque cycle) qui rendront « employables » les étudiants universitaires.

    Il ne faut pas oublier que le premier critère de choix des étudiants pour une filière est le goût, l’intérêt, pour un domaine, que c’est cet aspect qui est le plus motivant, et donc ne pas transformer les universités en simple institut de formation professionnelle.

    Je serais plus prudent sur les possibilités de financement par les entreprises de façon directe. Vous suggérez un système de contribution obligatoire, réparti de façon égalitaire. Cela n’aurait un sens que si les entreprises ont le sentiment que les universités forment effectivement des étudiants qu’elles veulent employer (les entreprises ne sont pas des vaches à lait, il faut donc un juste retour). Or, si une partie des étudiants a en effet vocation à aller vers l’entreprise, une autre partie est destinée au service public (enseignement notamment), voire simplement à s’instruire. Je pense que cela aurait plus de chance de fonctionner, au moins dans un premier temps, si cette cotisation était destinée à la formation professionnelle continue. Dans un second temps seulement, une fois l’université modernisée, pourra t-on envisager le système que vous décrivez. Cela n’empêche pas de mettre en place en attendant des mécanismes plus souples permettant aux entreprises de contribuer au fonctionnement de l’université (mais cela implique aussi de faire entrer les entreprises dans les conseils d’administration des universités pour les impliquer dans la formation, ce que beaucoup de syndicats étudiants ou enseignants refusent...).



  • Voltaire Voltaire 24 octobre 2006 17:30

    Cette proposition de Mme Royal arrive en réaction au sondage du CEVIPOF qui indiquait que 60% des français considéraient les élus comme corrompus. Cette méthode est très révélatrice. Fidèle à sa stratégie du « doigt mouillé », Mme Royal attend de sentir d’où vient le vent avant de proposer une mesure qu’elle pense a priori en accord avec l’opinion d’une majorité de citoyens.

    Comme sur la Turquie, cette nouvelle incartade montre les limites de cette méthode. Un « jury populaire » de quelques dizaines de personnes ne peut en effet être statistiquement représentatif (ce n’est pas pour rien que les sondages utilisent des échantillons d’environ 1000 personnes « représentatives »). Le jugement ou l’évaluation d’une politique publique porté par ce « jury populaire » serait donc forcément biaisé, quelque soit la méthode de désignation. On est donc bien en pleine démagogie, et c’est regrettable, car il est en effet essentiel que politiques et citoyens retrouvent les clés d’un dialogue nécessaire.

    On attend/espère donc des propositions plus réalistes de la part de nos candidats sur ce sujet.



  • Voltaire Voltaire 24 octobre 2006 13:19

    Le coût de cette dette qui enfle à chaque mandature repose sur les épaules de nos enfants. C’est une politique de l’« après moi le déluge » qui prévaut depuis 25 ans. Cela serait supportable si on pouvait envisager des années de forte croissance à court ou moyen terme, comme au japon ou aux Etats-Unis. Or cela n’est pas crédible, puisque les gouvernements successifs n’ont pas investit dans les moteurs possibles de cette croissance (recherche, innovation etc...). Faute de cet investissement, l’unique solution est bien de limiter les dépenses (les prélèvements atteignants des niveaux pénalisants pour l’économie)...

    A ma connaissance, seuls François Bayrou et Dominique Strauss-Kahn proposent, de façon crédible et argumentée, au moins une stabilisation de la dette.

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