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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 9 octobre 2006 13:16

    Les commentaires ci-dessus cernent bien le problème de ce texte :

    Les meilleurs arguments contre la peine de mort ne sont en effet pas au niveau d’une simple compabilité des chiffres (et la possibilité de condamner un innocent à une peine qui, si elle appliquée, ne permet pas de retour en arrière, est certainement un argument décisif ; comme l’a si bien démontré mon homonyme, Voltaire, l’erreur en matière de justice arrive...), mais

    Toutes les études statistiques démontrent que la présence de la peine de mort dans l’arsenal juridique d’un état n’a aucun effet sur le taux de criminalité (et sur le nombre de crimes relevant de cette peine).

    La peine de mort est donc un instrument de vengeance, et non de justice, qui a pour seul intérêt de satisfaire un sentiment d’émotion (dégoût, haine etc..) de la part d’une partie de la population. Ce n’est pas un outil juridique.



  • Voltaire Voltaire 9 octobre 2006 13:03

    L’Islam, comme d’autre religions avant elle, passe actuellement par une phase de repli sur soi et d’interprétation littérale de son dogme dans le monde musulman ; les causes en sont multiples, mais l’histoire montre que ce type de phase est généralement à l’origine de déclin (culturel, intellectuel etc...) des pays/civilisations touchés.

    La chance de l’islam a longtemps été celle d’être (comme la religion juive, mais qui n’est elle pas prosélyte) une religion basée sur l’interprétation d’un texte de base très compliqué. Cela a permis son extension et son influence bien au delà des conquêtes militaires du monde musulman, grâce à une souplesse d’interprétation qui le rendait compatible avec de nombreuses civilisations (en Asie et en Afrique notamment). A contrario, la religion chrétienne, qui a longtemps été plus « dogmatique » (entraînant conversions forcées, massacres etc... notamment en Amérique), est devenue plus « souple » (apparition d’églises évangéliques en Afrique, conseil de Vatican 2 chez les catholiques etc...), bien que ces dernières années on assiste de nouveau à une approche plus littérale du catholicisme (avec Jean-Paul 2 et Benoît 16).

    L’interprétation « intégriste » ou « littérale » du coran qui semble gagner de l’influence actuellement, occasionne forcément un rejet important du monde occidental traditionnel basé sur des valeurs différentes. La question est de savoir comment va évoluer l’islam dans les prochaines années. Faute de l’apparition d’une interprétation « actualisée » de l’islam (ce que le texte lui-même du coran permet tout à fait), il est en effet à craindre que le conflit qui émerge ne perdure.



  • Voltaire Voltaire 9 octobre 2006 11:34

    IL me semble que vous faites erreur. Il a fallu aux élus UDF une sacrée dose de courage politique pour résister à la machine RPR-UMP et aux menaces qui les accompagnaient (rappellez-vous du mot d’Accoyer, le président du groupe UMP à l’assemblée, lors du débat sur la motion de censure, menaçant les députés UDF...). Le cas de Baguet est particulier, étant élu dans le département de Sarkozy et n’étant pas maire de sa ville (et donc très menacé, ce qui n’excuse pas son manque de courage politique bien sûr).

    Je remarque que vous ne commentez pas les ralliements des membres du NPS à Mme Royal... On aurait pu penser qu’au cours de primaires, et donc sans menace directe sur leurs sièges, les responsables politiques PS auraient eu le courage de défendre leurs idées...



  • Voltaire Voltaire 9 octobre 2006 11:06

    Les cas que vous citez sont assez symptomatiques ;

    Au PS, les ralliements de personnalités qui jusqu’ici professaient des idées largement opposées à celle de Mme Royal s’expliquent bien sûr par le carrièrisme de celles-ci : postes de ministre pour les plus jeunes, ou « fromage » (entendez par là l’un de ces postes bien payés et tranquille que la république offre à quelque uns de ces vieux servanys, en général nommés sur « proposition » du président de la république") pour les plus vieux...

    Quant à Mr Baguet, la pression dans le département de Nicolas sarkozy est évidemment très importante sur tous les élus hors opposition (en gros, si tu n’es pas avec moi, tu es contre, et tu peux t’assoir sur ta réélection...). Peu de politiques ont le courage de résister à ce type de pression, contrairement aux électeurs... Mr Baguet aura sans doute fait un mauvais calcul, et risque de perdre son siège après avoir perdu son honneur.

    Plus généralement, rares sont les politiques qui parviennent à faire passer leurs convictions avant leur carrière (l’exemple d’Anne-Marie Comparini, UDF, en Rhone-Alpes en 98, qui avait refusé de s’allier avec le FN malgré les pressions du RPR de l’époque, et préféré une co-gestion de la région avec le PS, est par exemple une exception). Cela est en partie dû à notre système politique qui voit les élus faire toute leur carrière en politique plutôt que, comme dans les pays anglo-saxons, les voir retourner au monde socio-économique après quelques mandats politiques. La limitation du nombre de mandats pourrait aider...



  • Voltaire Voltaire 6 octobre 2006 13:48

    Il est difficile de faire campagne sur des projets européens en ce moment...

    La dimension européenne de la recherche est essentielle, et pas uniquement au niveau recherche technologique, mais aussi sociétale et fondamentale.

    Il y a eu débat sur ce sujet lors de ces journées, avec proposition de taxe européenne etc... mais on se heurte à deux écueils : la nécessité de l’unanimité pour les problèmes fiscaux, et la volonté de la plupart des gouvernements (France comprise) de limiter le budget européen (en maintenant le budget agricole).

    La réponse tient dans une volonté accrue des chefs d’état européen ; tant que nous aurons des « eurotièdes », cela devrait rester bloqué.

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