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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 22 avril 2011 11:34

    Il me semble qu’il y ait confusion entre les craintes d’un 21 avril bis ou à l’envers et les règles liées à la candidature à la présidence de la république.

    Commençons par ce second point. Il est exact qu’une multiplication excessive de candidatures nuit au scrutin présidentiel ; Un certain nombre de candidatures est d’ailleurs généré pour des raisons financières (le financement public des partis politiques), et l’on a parfois du mal à comprendre la logique d’un nombre élevé de candidats aux idées proches, sinon pour des raisons strictement politiciennes (diviser un camp).
    Néanmoins, le seuil des 500 signatures, et la nécessité de publier les noms des parains, me semble être un mécanisme suffisant de contrôle qui permet de réduire le risque de candidatures farfelues ou abusives. La présence de 10 à 12 candidatures permet de représenter l’ensemble du spectre des sensibilités, plus ajouterait de la confusion, moins limiterait la démocratie, et on peut espérer viser cette fourchette avec le système actuel.

    Si cet article suggère que ce type de discussion est simplement à visée d’empêcher le FN de présenter un candidat, il s’agit bien sûr d’une plaisanterie. On nous ressert cette même histoire à chaque élection présidentielle depuis 20 ans, qui est une simple excuse pour faire parler de soi en se victimisant, et bien sûr le FN a toujours ses signatures, ce qui est parfaitement normal étant donné son poids politique.

    Ensuite se pose, de façon très différente, la question de la rpésence éventuelle d’un candidat extrémiste au second tour. Il est évident que, démocratiquement, cela n’a rien d’illégitime, et imaginer des astuces légales pour l’empêcher serait farfelu, et d’ailleurs personne n’y pense sérieusement, et ceux qui en parle ne souhaite simplement que faire du buzz en victimisant le FN.

    En revanche, cette éventualité pose un problème à de nombreux électeurs. Un tel scenario signifie la victoire automatique du candidat « classique ». Pour l’UMP, ce serait bien sûr un scenario idéal, puisque ses chances de l’emporter contre un candidat de qualité PS ou centriste sont très faible actuellement. Pour le PS, ce serait aussi l’assurance d’une élection aisée, même si Sarkozy fait moins peur depuis quelques temps... Logiquement, c’est plutôt le camp modéré qui est le plus inquiet d’une telle hypothèse, qui perpétuerait la prééminence des deux classiques, UMP ou PS : un candidat centriste peut espérer, en cas d’absence de dispersion de ses candidats et de bonne campagne, arriver second, mais pas premier (faute de base électorale solide).

    Il n’est donc pas surprenant de voir des appels de diverses factions destinés à éviter un tel scenario, non pas par des moyens artificiels mais plut$ot en prônant l’accord de familles politiques proches sur un candidat unique. La gauche veut éviter le syndrome 2002, l’UMP ne veut pas se retrouver en troisième et éliminé de la compétition, et le centre n’a de chance qu’uni. De tels appels n’ont donc rien d’illégitimes tant qu’ils s’inscrivent dans les règles normales de la compétition (après tout, on pourrait aussi voir des appels des partis extrêmistes ou nationalistes à se regrouper...).

    Enfin, le cas Terra nova est un peu à part. Pour acfréditer les candidats, un seuil de 5% aux élections nationales serait acceptable si ces élections avaient lieu à la proportionnelle. Faute de quoi, cela favorise bien sûr trop les partis traditionnels déjà implantés. L’idée du million de signature en revanche est assez ridicule : cela ne serait faisable que par internet, ce qui est déjà discriminant pour une certaine population, et serait aussi facilement ouvert à des fraudes multiples. On a vu cet excellent think tank mieux inspiré... En revanche, l’idée d’un système de « notation » proposer pour choisir le gangnant est tout à fait sensé. Ce type de système, contrairement à ce que pense l’auteur, est beaucoup plus rationnel pour désigner un président consensuel car il permet de tenir compte à la fois de la préférence des électeurs et de leur rejet. Il permet donc d’éviter, notamment lors de scrutins à faible taux de participation (mais pas seulement), qu’un candidat puisse être élu par une faible majorité de bulletins valides tout en étant efefctivement rejetté par une large majorité d’électeurs... à creuser...



  • Voltaire Voltaire 20 avril 2011 09:18

    @Kaleeva

    Vous dites vraiment n’importe quoi... l’athéisme, c’est simplement le fait de ne pas croire en un ou plusieurs dieux. Il y a bien moins d’athés « militants » que de croyants intégristes (trouvez-moi des athés militants qui détruisent des symboles cultuels ou tuent des gens en raisond e leur athéisme... !), et ce qu’ils revendiquent c’est en général simplement le droit de ne pas croire et qu’on ne leur impose pas de règles ou symboles de religions quelconques.
    A titre personnel, je n’ai pas plus ou moins de sympathie pour les athés que pour les croyants, chacun est libre de croire ou pas ; ce qui m’inporte c’est qu’on ne vienne pas imposer quoi que ce soit, et que l’on conserve notre liberté de parole et de pensée



  • Voltaire Voltaire 19 avril 2011 16:46

    Il s’agissait de photos exposées, et non de l’objet lui-même mais c’est un détail. Sur le fond, vous avez raison, il n’y a aucune raison qu’un artiste ne puisse mettre un coran dans un urinoir si cela lui chante, même si je trouverais cela débile. Sur ce point, certains musulmans (pas tous) sont intolérants, à tort, car la foi ne peut qu’être au dessus de si minuscules inconséquences. Une religion est forte dans son contenu, pas dans ses symboles, sans quoi elle est susceptible de s’effondrer à totu moment.



  • Voltaire Voltaire 19 avril 2011 16:41

    @ oncle archibald

    On peut critiquer l’homosexualité (d’ailleurs, la plupart des religions le font...) sans critiquer les homosexuels... de la même façon, critiquer le judaïsme, le catholicisme, l’islam, le boudhisme, le communisme etc... sans critiquer ceux qui croient en ces idées. Les idées ne sont jamais intouchables.



  • Voltaire Voltaire 19 avril 2011 16:35

    @oncle archibald

    Vous faites encore une fois une confusion entre personnes et idées.
    Des propos homophobes sont dirigés contre des personnes, et en cela condamnables.
    Une carricature d’un symbole religieux n’est pas dirrigé contre les croyants mais contre (éventuellemnent, car ce n’est pas le cas dans ce cas précis) une religion, son idée, son dogme etc... Je peux carricaturer la faucille et le marteau pour me moquer du communisme, sans pour cela me moquer des communistes. Touet personne est respectable, et a droit au respect. Les croyances en revanche, quelles qu’elles soient, ne sont que cela, des croyances, des idées, des concepts. A ce titre, elles sont critiquables sans restriction. Il en va de même des dieux, qui sont liés à ces éventuelles croyances, puiqu’ils sont des êtres hypothétiques et de toute façon qui ne suivent pas les règles humaines (s’ils existent, ils peuvent choisir de « punir » leurs critiques, mais ce n’est pas aux hommes de le faire... nous n’en sommes pas responsables).

    Encore une fois, je trouve très surprenant que des « croyants » soient aussi suceptibles vis-à-vis d’actes aussi bénins. Leurs croyances sont-elles si faibles et menacées qu’ellles ne puissent supporter la dérision ?

    Prenons un autre exemple, plus terre-à-terre. Je suis politiquement un modéré. Beaucoup de commentateurs ont critiqué, parfois violemment, mes convictions, les responsables politiques qui les défendaient. Me suis-je senti visé ? Non. J’en fait de même avec les idées que je considère comme négatives pour la société, mais j’ai un total respect pour ceux qui les soutiennent. En cela, je partage totalement l’héritage philosophique de Voltaire : chacun est libre de penser ce qu’il veut (du moment que cela ne nuit pas à l’autre par ses revendications), et je suis prêt à me battre pour que cela continue. Je ne suis pas juif par exemple, mais je me battrai pour que les croyants puissent continuer à pratiquer cette religion. Mais si je souhaite critiquer cette religion, ses préceptes, ses livres, son dieu, ses enseignements, les tourner en dérision, les carricaturer, je veux pouvoir le faire. Non pas critiquer les juifs, mais critiquer le judaïsme.

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