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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 10 mai 2011 13:29

    vs = versus (contre en latin si je ne m’abuse)



  • Voltaire Voltaire 10 mai 2011 13:28

    La fin de mon commentaire a été tronquée... je poursuis :

    Je partage aussi votre avis sur la nécessité d’un renouvellement plus « bottom up » de cetet famille de pensée, car il existe une réelle défiance de la part de la base et de ses élus locaux vis-à-vis des divers responsables centristes (sans exception). C’est aussi une rdes raisons pour laquelle l’idée de confédération séduit : plus basée sur un consensus d’idée que sur une hierarchie absolue, elle est plus en phase avec la vision de cet famille qui s’est toujours méfié des leaders providentiels. Reste que cela diminue sa visibilité médiatique, mais beaucoup de sympathisans, y compris au MoDem (Imothep devrait en parler avec ses amis) sont assez séduits par cette idée confédérale. Pour autant, on se situe sans doute dans une vision post-2012 de reconstruction...



  • Voltaire Voltaire 10 mai 2011 13:22

    Je partage une partie de voter analyse, mais pas toute.

    Contrairement à vous, je ne pense pas qu’il y ait des différences majeures de valeurs entre radicaux, démocrates chrétiens ou gaullistes sociaux par exemple. Dans le détail bien sûr, mais pas dans la vision générale de la société. C’est ce qui permet à l’ensemble de cette « tendance » de se retrouver sur un candidat unique, de la même façon que les diverses familles de gauche modérée peuvent se retrouver eu sein du PS ou celles de droite au sein de l’UMP. Le terme « centre » est certainement imparfait, mais il est assez explicite pour une majorité d’électeurs.

    Je ne partage pas non plus votre opinion sur le score de NS : aux abords de l’élection, l’essentiel de l’électorat « conservateur » votera pour lui, même sans enthousiasme. Soit environ 20% des voix pour une participation normale, plus si la participation est faible (l’électorat âgé vote en très forte proportion...).

    Je suis plus en phase en ce qui concerne la réconciliation des centres, et les articles d’imothep l’illustre assez bien. Nous sommes effectivement là en présence de querelles d’ego qui semblent difficilement contournables.

    De la même façon, je partage assez votre doute sur l’indépendance relative du centre, mais là il existe des solutions plus pragmatiques. Un peu de proportionnelle bien sûr, et de vrais accords de coalition plutôt que de mise en coupe réglée ; mais le système de la cinquième république favorise effectivement la situation actuelle de dépendance.



  • Voltaire Voltaire 10 mai 2011 13:05

    L’auteur propose un scénario intéressant, bien que de façon très militante, mais qui repose sur un certain nombre d’hypothèses hasardeuses.

    1. Le score de Nicolas Sarkozy. L’auteur se base sur l’impopularité réelle du président de la république, mais néglige ses capacités en tant que candidat. L’histoire récente a démontré les talents de combattant de NS dans une campagne électorale, et il ne fait aucun doute que l’UMP se regroupera totalement derrière lui pendant la campagne, car il existe trop d’enjeux de pouvoir en cas de défaite. Si l’on prend en compte l’existence d’un matelas de voix acquis au candidat de droite en raison de la sociologie de la France (et son électorat âgé), il parait peu probable que NS fasse un score inférieur à 20% en 2012. Si l’on considère avec raison que le candidat PS fera un score supérieur, il faudrait donc que François Bayrou atteigne au moins cette barre des 20% pour figurer au second tour.

    2. Le score de Marine Le Pen. Dans les enquêtes récentes, ce score tourne autour de 20%, au coude à coude avec NS. Certes, tenir la distance jusqu’en 2012 sera une performance difficile, mais l’auteur sous-estime sans doute le profond dégout d’une partie importante de l’électorat pour la classe politique traditionnelle, qui s’est révélée incapable de répondre à ses aspirations. Contrairement à 2007, je ne vois pas le FN sous les 15%, et une partie de l’électorat insatisfait vis-à-vis du PS et de l’UMP, qui avait voté Bayrou en 2007, pourrait voter FN cette fois-ci.

    3. Le report de voix entre candidats « modérés ». Contrairement à ce que l’auteur indique, un récent sondage a testé l’hypothèse de la seule présence de FB au premier tour (http://www.csa.eu/multimedia/data/sondages/data2011/opi20110426-nicolas-sarkozy-peut-il-gagner-en-2012.pdf ). Cette enquête suggère un faible report vers FB des voix de D de Villepin ou de JL Borloo. La raison probable est que si une part importante de l’électorat de droite modérée ne souhaite pas voter NS, elle ne perçoit plus F Bayrou comme une alternative possible à l’heure actuelle.

    4. La nature du candidat écologiste. Le vote écologiste a toujours été majoritairement de centre-gauche. C’est ce qui explique les faibles scores enregistrés par des candidats Verts (très à gauche) aux précédentes élections présidentielles. La présence de Nicolas Hulot, beaucoup plus modéré, pourrait mordre sur l’électorat de F Bayrou, même si celui-ci a bien noté la menace et s’efforce de « verdir » son projet.

    A l’heure actuelle, il est évidemment très hasardeux d’emmètre le moindre pronostic. L’histoire démontre qu’aucune extrapolation ne peut raisonnablement être effectuée 12 mois avant un scrutin présidentiel. Néanmoins, pour que l’hypothèse de l’auteur se révèle être plus sérieuse qu’un simple souhait, plusieurs conditions apparaissent nécessaires ;

    La première, et la plus importante, est la présence d’un candidat unique du centre, qui puisse effectivement rassembler sur son nom et proposer une alternative crédible. Si cette condition est largement entre les mains de F Bayrou, force est de constater que sa stratégie actuelle ne l’y conduit pas. Contrairement à ce que pense l’auteur, la confédération des centres est un processus inéluctable, même s’il sera sans doute chaotique. Simplement parce qu’il s’agit d’une nécessité de survie pour cette famille de pensée, et que la pression de son électorat et de ses élus est très forte. En se plaçant de façon ostensible en dehors du processus, plutôt qu’en l’initiant ou en le récupérant, F Bayrou risque de perdre là un atout majeur pour sa future candidature. Déjà en 2007, une partie de son électorat potentiel s’était détourné de lui au dernier moment en raison de la faible visibilité de son entourage et de son gouvernement potentiel. La situation en 2011 est incomparablement pire. Espérer récupérer par défaut l’ensemble des voix centristes faute de candidat autre est une stratégie risquée : Bayrou a besoin de soutiens de poids et non seulement d’absence de concurrence.

    La seconde, qui se situe en dehors de son contrôle, est une série d’éléments favorables : faible mobilisation de l’électorat de droite, absence de risque de voir le FN au second tour (faute de quoi on assisterait à une mobilisation de la droite modérée), mauvaise campagne des écologistes, absence de concurrence au centre…

    S’il ne fait guère de doute que F Bayrou fera une bonne campagne et qu’il conserve une image positive auprès d’une partie de l’électorat, il faut un saut qualitatif et quantitatif majeur entre un bon score (15%) et une qualification au second tour (21 ou 22%).Contrairement à ce que pense l’auteur, réunir l’ensemble de sa famille politique et, sinon une condition suffisante, du moins une condition nécessaire. Et comme l’on n’attire pas les mouches avec du vinaigre, il serait bien inspiré d’adopter une stratégie politique plus constructive, ce qui ne l’oblige en rien à dévier de ses convictions actuelles. Si F Bayrou est incontestablement le meilleurs candidat du centre, cela ne suffit pas pour gagner…



  • Voltaire Voltaire 9 mai 2011 22:51

    @l’auteur : j’approuve entièrement les propos d’Arthuis ; cette union est indispensable mais elle ne doit pas se faire à n’importe quel prix. J’aurais aimé des paroles similaires de la part de Bayrou plutôt qu’un rapide revers de main, main on y viendra de toute façon, sinon avant, du moins juste après les présidentielles, et tous les responsables du MoDem partagent cet avis. Simplement, faute d’accord préalable, Bayrou, qui est incontestablement le meilleurs candidat du centre, souffrira de sa solitude et sera fortement handicapé dans sa campagne, alors même qu’un boulevard électoral s’ouvre au centre.

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