Le point de vue intéressant d’un économiste qui estime que pour assurer l’efficacité de la taxe carbone, il faudrait :
- d’une part que son taux soit plus élevé, de manière à provoquer une augmentation du prix beaucoup plus significative, pour être susceptible de modifier les comportements de consommation (si, si) ;
- d’autre part qu’une redistribution soit assurée de manière forfaitaire, afin que les faibles consommations ne soient pas touchées, mais seulement les plus fortes.
Bien sûr « la théorie du réchauffement climatique est fausse », c’est ainsi que l’on observe que le climat change et l’atmosphère se réchauffe (sourire). Non, l’objection sérieuse que l’on peut apporter au réchauffement climatique, ce n’est pas son inexistence, c’est sa localisation : car le climat demeure un phénomène dont la haute complexité nous dépasse. Or des zones géographiques demeurent apparemment davantage soumises à réchauffement, tandis que d’autres le sont davantage à très forte circulation d’air (zones de cyclones), d’autres à précipitations très abondantes, etc.
Ceci étant, vous vous acharnez à démonter la persistance à long terme du CO2 dans l’atmosphère, alors que c’est surtout sa présence en forte concentration qui contribue à l’effet de serre. De plus ce n’est pas contradictoire avec le fait qu’il y ait combinaison d’autres facteurs (méthane, vapeur d’eau) ; sauf que la diffusion de vapeur d’eau fait partie d’un cycle naturel, contrairement aux émissions massives de CO2 et de méthane issues de l’activité humaine, qui viennent perturber l’équilibre de l’écosystème, entraînant des processus chaotiques.
Au demeurant, vous avez raison de dire que la vapeur d’eau, dans le déreglement climatique instauré, peut ensuite jouer un rôle aggravant, dans la mesure où le réchauffement accroît l’évaporation, donc l’épaisseur de la couche nuageuse, et celle-ci vient ensuite renforcer le réchauffement. source : http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=6865
C’est un phénomène analogue à l’augmentation locale du réchauffement induite par la fonte des glaces sur l’océan arctique, comme la fonte du permafrost, les zones dégelées devenues sombres absorbant davantage le rayonnement solaire.
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Bon, mais à vous dévoiler ainsi, l’on comprend mieux ce qui motive chez vous le déni de réalité du RCA, contre toute évidence (car par exemple dans votre aveuglement, vous semblez occulter complètement que des populations entières du Grand Nord en observent les conséquences actuellement) : c’est la nostalgie du mythe du Grand Soir, dont malgré 100 ans et plus de propagande, après qu’on ait enfin compris qu’il n’était qu’une utopie dangereuse, on réalise à présent qu’il y a d’autres alternatives bien plus crédibles, dans lesquelles l’écologie à toute sa part...
Bon, je me lance : ce n’est pas parce que le gouvernement (pas vraiment écologiste, si ? Avec ce Président qui s’est lancé dans une campagne mondiale pour le nucléaire civil, et une relance nationale du secteur automobile... ) ne se préoccupe en ce moment que du CO2, et que les phares médiatiques sont dirigés sur l’actualité de la taxe carbone, que pour autant l’écologie ne s’intéresse qu’au pétrole et au gaz carbonique ! L’écologie s’occupe depuis des décennies (contre vents et marées) de tous les sujets que vous évoquez, et vous le savez bien !
Mais le fait est là : tant qu’il s’agit de mettre en cause la déprédation des éco-systèmes , les disparitions d’espèces, les traitements chimiques, les OGM , l’épuisement des matières premières, la déforestation, etc. il commence à se faire une adhésion conséquente, sur le principe. Or, quant il s’agit de passer aux actes, et que des mesures contraignantes sont proposées à défaut d’un meilleur consensus (comme par exemple sur les propositions de l’auteur), alors plus grand monde ne veut en entendre parler ! (sauf dans les forums du net où ça ne mange pas de pain)
Encore peut on constater une avancée des mentalités, dans la mesure où, il y a seulement 10 ou 15 ans, lorsque un problème environnemental était révélé, c’était la faute des écolos (= le syndrome de Cassandre) ; maintenant, ils se retrouvent considérés comme coupables des législations mises en oeuvre par leurs adversaires politiques (c’est peut-être le résultat d’une stratégie, d’ailleurs), lesquels se refusent à envisager les réformes globales indispensables ; peut-être un jour prochain finira-t-on par véritablement entendre raison ? (En attendant, qui sont les idiots ?)
" L’idée est d’inciter les Français à s’orienter vers des produits ou des habitudes moins émettrices de gaz à effet de serre, par exemple moins utiliser la voiture ou améliorer l’isolation de sa maison.
Cette taxe devrait cependant surtout toucher les ménages, les administrations, les petites entreprises et celles du secteur tertiaire. En effet, les industries émettant massivement de grandes quantités de gaz carbonique (sidérurgie, cimenteries, etc.) sont déjà soumises au système des quotas d’émission de CO2.
Si le prix de 23 euros est retenu, il conduirait, concrètement, à une augmentation de 7,7 centimes pour le litre d’essence, de 8,5 centimes pour le gazole et de 15% pour la facture de gaz. Au total, tant que les Français n’auront pas changé d’habitudes, cette taxation devrait rapporter à l’Etat environ huit milliards d’euros en 2010. Du côté des ménages, l’estimation annoncée est que pour la moitié d’entre eux l’addition serait d’environ 300 euros par an.
La question de l’égalité devant cette nouvelle taxe est d’emblée posée. Le rapport reprend l’idée d’une redistribution grâce à un « chèque vert », une somme forfaitaire qui serait versée aux ménages les plus modestes et dont la source serait la CCE.Le rapport indique également « que l’on pourrait essayer de tenir compte de la situation géographique » des personnes. En clair, il s’agit d’atténuer l’injustice qui frapperait le milieu rural. Quand les services publics, les commerçants et les entreprises ont déserté les villages, il n’y a pas d’alternative à la voiture à moteur thermique. Mais le rapport ne va pas plus loin dans la description des dispositifs à imaginer pour tenir compte de tous les facteurs possibles. Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, et Christine Lagarde, ministre des finances, assurent déjà que des baisses d’impôts viendront compenser cette nouvelle charge fiscale.
Quant à la mise en application de cette taxe, elle pourrait avoir lieu début 2010 mais Michel Rocard estime qu’il faut plusieurs mois de travail administratif pour mettre au point les détails, nombreux. Quoi qu’il en soit, le rapport sur la CCE étant entre les mains du Ministère de l’écologie, la décision appartient désormais au gouvernement, qui devra décider d’appliquer ces recommandations, de les oublier ou de s’en inspirer... "