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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


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  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 26 février 2015 20:03

    @Fifi Brind_acier

    Si on sort d’une monnaie, la moindre des choses est de pouvoir en avoir une nouvelle qui soit fonctionnelle. 

    Ce qui réclame - entre autre - des pièces et des billets. Parce que n’allez pas jusqu’à croire que lorsque vous rentrerez votre CB dans un ATM ou chez un commerçant, celle çi va continuer de fonctionner.

    Parce que avant la dévaluation compétitive et l’ajustement de son économie, il y a bouffer chaque jour, ce qui réclame de la liquidité. Sortez cette liquidité, et vous avez une situation insurrectionnelle garantie dans la semaine qui suit. 

    C’est ce que j’ai essayé d’expliquer dans mon post, mais ça ne vous touches pas, vu que vous avez probablement la capacité de tenir pendant 15 jours sans avoir à faire le moindre achat, n’est-ce pas ?


  • wesson wesson 26 février 2015 15:11

    Bonjour l’auteur, 

    avec un peu de recul, il est toujours assez amusant de voir nos stratèges en fauteuils, derrière la sécurité du relatif anonymat que leur donne leur écran, se congratuler de leur propre clairvoyance, et pérorer que eux au moins auraient fait mieux.

    Syriza a t’il trahi ? Peut-être, mais il est bien trop tôt pour le dire.

    Comme dans toute chose, il faut d’abord traiter l’urgence, et après préparer son avenir.

    Traiter l’urgence pour la Grèce, c’était tout simplement éviter la panique bancaire que l’Eurogroupe avait mis en place pour souhaiter la bienvenue à Syriza. En effet, comprenant que la victoire de ce parti était devenue inéluctable, le parti sortant ainsi que l’Europe se sont organisés pour être à même de plonger immédiatement la Grèce dans une crise de liquidités si il lui prenait la mauvaise envie de sortir.

    Je traduit ce que signifie une crise de liquidité pour un pays : tous vos avoirs bancaires disparus du jour au lendemain, et toutes vos ressources réduites aux quelques piécettes et billets que vous avez dans les poches, et vous avez l’anarchie assurée dans moins d’une semaine. Il n’est alors pas difficile de comprendre que cette situation doit être évité à n’importe quel prix, y compris au prix d’un apparent renoncement, une apparente défaite en rase campagne.

    L’urgence est donc d’éviter cela, et de signer n’importe quoi qui le permette. Et c’est très exactement ce que Syriza a fait, mais qui ne revient à rien d’autre que donner un coup de pieds dans la boite de conserve, pour qu’elle aille un peu plus loin. 

    Mais absolument rien n’est réglé avec ce premier accord, et la dette inremboursable d’aujourd’hui ne le sera pas plus demain ou dans 4 mois.

    Par contre, et c’est effectivement là où on pourra juger de la réelle trahison de Syriza, cette dernière pourra mettre à profit les quelques mois que on leur a donné *pour se préparer à une sortie de l’Euro*. Ne serait-ce que pour un truc aussi con que d’avoir des nouveaux billets imprimés. 

    Pour résumer, dans 4 mois le même psychodrame va continuer, sauf que à ce moment là, Syriza aura eu le temps de se préparer à une sortie ordonnée de l’Euro, notamment avec une nationalisation-saisie des banques Grecques, qui permettra au gouvernement d’éviter une crise de liquidités propre à déclencher une situation insurrectionnelle dans le pays.


    Quand au texte de l’accord que les Grecs auraient proposés à l’Eurogroupe, c’est en fait l’Eurogroupe lui-même qui a rédigé directement ce texte, en ordonnant au gouvernement Grec de l’endosser sans rien dire. Autrement dit, il s’agissait clairement d’un ultimatum.

    La crise Ukrainienne a montré la capacité de nuisance Européenne : Cette dernière est tout à fait disposée à provoquer un effondrement économique et une guerre civile à tout pays qui lui résiste.


  • wesson wesson 17 février 2015 19:11

    Bonsoir l’auteur, 

    je vous écrit pour vous dire comme tout ceci est passionnant ! 

    Jack Lang refuse de casquer ses repas traiteur, mais quelle information dévorante et tellement significative concernant la vie des hasbeen dont nous savons que les Français raffolent.

    Nous attendons avec impatience la photo des hémorroïdes de M. Hollande, et votre article où vous viendrez nous dire avec talent combien vous avez compté de trou de balles ! 


  • wesson wesson 15 février 2015 21:16

    « pour la suite je pense que les Russes comptent sur l’effet des mesures financières mises en place : dédollarisation, Banque asiatique, etc. »


    Ils misent maintenant clairement sur une désolidarisation de l’Europe avec les USA. Et si ils y arrivent, le reste (OTAN) suivra. En tout cas, dès lors il sera impossible de les isoler.

    En fait, c’est vrai qu’ils n’ont pas vraiment d’autres options, et n’ont aucunement voulu de cette crise que on leur impose. 

    Pour l’instant, les réactions Russes ont toutes été en réalité très mesurées. Mais si effectivement ceux-ci perdent réellement patience, on peut effectivement craindre un conflit global.


  • wesson wesson 15 février 2015 11:56

    bonjour eric,


    « Je ne pense pas qu’a long terme, la politique menée par Poutine sur l’Ukraine soit très positive pour la Russie. Comme avec la Georgie, il transforme un voisin, ou ce qu’il en restera en ennemi durable. »

    Et vous avez tout à fait raison. Toutefois, il faut voir un peu la dimension historique de tout ceci. l’Ouest aurait voulu préparer à ce conflit qu’il ne s’y serait pas pris autrement. Depuis 1991, l’Ukraine a été la cible d’un lavage de cerveau géant qui est allé jusqu’à l’école et l’enseignement universitaire, afin de leur inculquer un ensemble de conneries dont le seul propos était de leur faire détester les Russes. 

    Et tout en se livrant à cette réécriture de l’histoire, les nouveaux maîtres du pays en ont également organisé le pillage à tous les niveaux, tant au niveau de l’industrie que à celui de la main d’oeuvre. Résultat : l’Ukraine s’est dépeuplée comme aucun pays ne l’avait fait auparavant, et s’est choisi comme icône nationale un collaborateur nazis chef d’une armée de soudard, et se livrent à une réécriture de la seconde guerre mondiale qui est une insulte à ceux qui en ont souffert.

    Et c’est cela qui a transformé et transforme les pays voisins de la Russie en ennemis. Et vu la tournure qu’ont pris les événements en Ukraine, la Russie ne pouvait qu’intervenir, et je suis convaincu qu’elle l’as fait contrainte et forcée, et qu’elle n’avait aucune intention de le faire.

    La réalité d’aujourd’hui est que pour un grand nombre de pays qui étaient autrefois dans l’union soviétique, leur alignement atlantiste leur a apporté pratiquement que des déboires. Et pour l’Ukraine, c’est particulièrement évident : la résultante de leur alignement depuis 1 an est un état de mort économique et une guerre civile.

    Vous parlez de la Géorgie, elle reste certes un ennemi de la Russie, mais petit à petit le pragmatisme prends le pas sur les postures. Le pays a fini par comprendre qu’il n’y aurait aucun développement sérieux sans une coopération avec son puissant voisin, et est en train de normaliser les relations avec celui-ci. Il faut d’ailleurs voir que le gouvernement actuel Géorgien est tout à fait furieux des prises de positions et agissements de son ancien président Saakachvili, et a même émis un mandat d’arrêt international à son encontre - voulant l’entendre sur des fait de corruption et d’assassinat d’un opposant politique. 


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