En fait, il aurait fallu dire pays le plus condamné de l’Union européenne des 15 d’avant 2004 (et deuxième de l’Europe des 27, donc). Et ça ne s’arrange pas.
J’ai
néanmoins quelques réserves sérieuses à apporter : d’abord,
l’auteur se repose trop sur les affirmations de l’équipe
d’enquêteurs, qui n’apparaît pas forcément impartiale, les
égyptiens ayant notamment parus guidés par le souci d’écarter
toute piste terroriste. Je n’ai d’ailleurs pas trouvé de
confirmation de la phrase contenue dans l’introduction du réseau
voltaire selon laquelle en information de dernière minute aucune
trace d’explosifs n’avait été trouvée, ce qui écarterait la
théorie de la bombe. Ensuite, sa description de la sécurité à
l’aéroport de Charm El Cheikh est beaucoup trop idhilique, de
nombreux témoignages confirmant au contraire son caractère laxiste
(et même si elle était aussi efficace qu’il l’avance, cela
laisserait l’hypothèse de l’action d’un agent étranger, comme il le
reconnaît). Enfin, le timing pour une bombe à retardement peut
paraître juste, mais cela ne peut pas permettre d’écarter cette
hypothèse (passons sur l’attribution du crash du volt TWA800 à un
défaut dans les moteurs, les commentaires récents des experts
confirmant qu’aucune explosion aussi puissante ne peut provenir d’une
telle cause). Il est donc prématuré de dire qu’il ne reste qu’une
seule hypothèse.
Je
dirais aussi que s’il s’agit d’un sabotage d’un service secret
étranger, il s’agirait bien d’un acte terroriste. Cependant,
Vasilescu a raison de pourfendre les tentatives de bourrage de crâne
des agences occidentales, qui ont peu d’être guidées par un désir
d’impartialité ; on ne peut que s’étonner de voir des services
d’habitude peu prolixes nous inonder d’informations aussi précises
qu’invérifiables, alors qu’ils n’ont toujours pas produit de
renseignements ou d’images sur l’écrasement du vol MH17 ou la
disparition du vol MH370. Enfin, si ces brusques changements
d’altitude avant le crash sont confirmés, ils représentent vraiment
une anomalie étrange. La thèse de la prise de contrôle à distance
afin de causer sa dislocation est alors à étudier sérieusement.
Seul un service de renseignement ou militaire pourrait en être
l’auteur. Le but en étant alors probablement de faire payer à la
Russie et à l’Égypte leurs politiques récentes. Si Israël en est
l’auteur, ce serait cependant d’une audace gigantesque ; une
véritable déclaration de guerre.
Et
moi je relève un peu toujours les mêmes erreurs...
Pour
le mot Palestine, déjà, vous semblez confondre « usage du nom »
et « appellation officielle de la province ». Bien avant
qu’Hadrien ne l’impose, il était déjà utilisé par les romains,
qui eux-mêmes le tiraient des grecs, qui l’employaient déjà
courrament à l’époque hellénistique.
La
forme actuelle du nom résulte de transformations, à travers les
siècles, du mot hébreu Pelishtîm, que nous transcrivons
Philistins. C’est ainsi que les Israélites nommaient une bande de
guerriers que les Égyptiens appelaient Pereset, et les Assyriens,
Palastu. L’ancien historien grec, Hérodote (Ve siècle av. J.-C.),
nous parle de Palaistinè (Palestine), contrée située entre la
Phénicie (Liban) et l’Égypte. L’empereur Hadrien, au début du IIe
siècle ap. J.-C., à la suite de sa conquête du Proche-Orient, crée
en cette région la Provincia Palestina, désignée du seul nom de
Palestina à partir du IVe siècle de notre ère jusqu’à nos jours.
Nul ne peut douter de l’origine exacte de ce nom : il fait directement
référence aux Philistins, mais sous la forme assyrienne répandue
par les Grecs.
Au
début, la seule région visée par ce vocable, soit le « Pays des
Philistins », ne dépassait guère la bande de terre très fertile
qui s’étend de la région de Gaza jusqu’à la hauteur de Yafo (Tel
Aviv) ; cinq villes figurent comme des centres de grande importance
politique : Gaza, Ascalon, Ashdod, Gath et Eqrôn, aussi connues comme
la « Pentapole (cinq villes) philistine ». À compter de l’époque
grecque, c’est toute la région comprise entre la mer Méditerranée
(Grande Mer), à l’ouest, et le Jourdain, à l’est, puis le Liban, au
nord, et l’Égypte, au sud, qu’on désigne sous le nom de Palestine.
Sinon,
Judée est le nom ancien de la province de Jérusalem, ayant cours
avant les déportations assyriennes et mésopotamiennes. Quant à la
dynastie de Hérode, elle ne peut pas être considérée comme ayant
régné sur un « État national juif ».
Canaan
est connu aussi d’après les chroniques égyptiennes, plus anciennes
que la Bible.
Quant
aux « stèles égyptiennes très anciennes, de l’âge du bronze »,
dont vous parlez, je suppose qu’il s’agit de la fameuse stèle de
Merneptah (ou Merenptah), qui date en fait de la toute fin de l’âge
du bronze, caractérisée dans la région par la crise des peuples de
la mer, dont les Philistins faisaient partie (on sait qu’ils se sont
installés sur la côté levantine après avoir échoué à envahir
l’Égypte). Elle est le seul document d’époque à établir
l’existence à l’époque d’une entité ethnique ou étatique dont le
nom semble basée sur la racine d’Israël, mais ne permet pas de nous
dire quand elle est apparue (en revanche, il est sûr que son
existence alors contredit la chronologie biblique). Dans les siècles
suivants, le nom d’Israël désignait un royaume au nord de l’actuel
Palestine, pas toute celle-ci. Le seul royaume juif à avoir régné
sur cette région, avant la dynastie d’Hérode,
est celui des Hasmonéens, et ce n’est qu’à l’époque hellénistique
qu’il s’est formé (déjà
pour la simple raison qu’il n’y avait pas de juifs avant).
Sinon,
les juifs (et non les hébreux qui n’existaient plus) continuaient à
parler d’Eretz Israêl, mais cela n’engageait qu’eux.
Pour
le reste, vous tournez en rond. Si je vous parais obtus
(et non obtuse), c’est parce que je ne peux pas accepter une
conception purement élitiste qui définirait un peuple par la langue
que parlent ses prêtres ou ses élites. Les fidèles juifs qui
lisaient et interprétaient la Torah la comprenaient en hébreu, mais
ça n’en faisait
pas des hébreux – de même, pour revenir à cette comparaison
pertinente, que le fait que des fidèles chrétiens lisaient et
interprétaient la Bible en latin n’en faisait pas des latins, et pas
davantage des romains antiques. Les
juifs n’étaient donc ni des hébreux ni des sémites.Sinon,
dire que des savants ont participé au renouveau hébraïque ne
suffit pas à ne pas en faire des illuminés, plein de savants ont
des lubies !
Mais
à la fin, comme vous dites, c’est fait : l’hébreu est de
nouveau
une langue bien vivante ! Il ne l’était donc plus...
La
vanne la plus facile qui soit, je croyais que même les
« anti-conspirationistes » les plus acharnés l’avaient
abandonnée. Mais sinon, il se trouve que je suis ufologue amateur,
que je suis convaincu de l’existence de visites extra-humaines, et
qu’en fait, c’est la seule explication possible à nombre de faits
inexpliqués. Seules certaines personnes bornées peuvent encore le
nier (pour les petits gris, pas le temps d’en parler).
Au
marché des lépreux du Caire, dans les ruines fumantes d’Alep ou
dans le sud du Soudan ; c’est là qu’ils auraient rencontré le
désespoir arabe !
Du
délire BHLien pur jus ! De toute façon, si les arabes d’Alep sont
dans une situation si catastrophique, Israël y a aussi une lourde
part de responsabilité, par son soutien aux terroristes syriens. Si
les occidentaux ont eux aussi une très lourde part là-dedans, ce
n’est pas une raison pour minorer la sienne. Mais il est vrai que les
sionistes sont très forts quand il s’agit d’attribuer à d’autres
les situations dont ils sont responsables.
En
fait, la vulgate des sionistes, quand ils font semblant de s’émouvoir
des malheurs d’arabes dans d’autres pays, c’est qu’ils sont
mécontents de voir que d’autres qu’eux tuent, oppriment ou torturent
des arabes, parce qu’ils estiment que seuls eux ont le droit de le
faire !