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Analis

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  • Analis 30 septembre 2015 10:44

    @Hijack

    Effectivement, même une personne n’ayant aucune connaissance, ni de préférence politique ... en écoutant les Obama, Hollande et Poutine, serait obligé (sauf mauvaise foi) de constater que le premier cherche des excuses à ses bavures, crimes et autres erreurs, l’autre ne vient que pour chialer son suivisme du premier ajouté à de l’incompétence,

    Eh bien désolé, mais il n’est toujours pas question de suivisme chez Hollande. Comme à son habitude, celui-ci est un extrémiste jusquauboutiste, en pointe dans l’agression contre la Syrie, qui essaye pitoyablement d’entraîner Obama à sa suite (car il est évidemment dépourvu des capacités militaires pour mener à bien sa politique criminelle néo-coloniale). De toute façon, il a déjà perdu. Bien que sa place soit dans une cellule à La Haye, il devrait échapper à la vraie justice, mais sera renvoyé du pouvoir bien avant Assad.



  • Analis 28 septembre 2015 11:59

    @Wirsher

    Il n’y a aucune raison que l’UE refuse la Catalogne.

    Plusieurs pays non-membres ont pour monnaie l’Euro ...

    Il y a au contraire plein de raisons pour cela. Déjà, la qualité de membre de l’UE de l’Espagne. Ensuite, d’autres dirigeants, dont David Cameron, ont déjà rappellé aux dirigeant catalans l’évidence : ces derniers ont beau se gargariser de leur phantasme délirant selon lequel une Catalogne indépendante serait de facto membre de l’UE, mais en réalité, ayant rompu avec l’Espagne, elle se retrouvera de droit comme un nouveau pays, en dehors de tous les traités que l’Espagne aura signés. Pour l’Écosse, on a essayé de sortir l’argument selon lequel étant partie constituante d’un Royaume-Uni spécifique, même si elle se séparait, elle resterait liée par ses traités, mais cette interprétation n’a pas été acceptée par les autres pays membre de l’UE (le Royaume-Uni est né de l’Union des deux royaumes écossais et anglais, mais il n’est pas une ligue d’États, une confédération, une union d’États souverrains etc...). Une Écosse indépendante devrait donc renégocier son adhésion. Pour la Catalogne, on ne peut même pas ressortir une telle argumentation (même si le comté de Barcelone a rejoint de son plein gré le royaume d’Aragon au 12ème siècle).

    La décision de la commission européenne, qui a de toutes façons admis l’interprétation défavorable aux sécessionistes, n’est que de peu d’importance, car ce n’est pas elle qui décide.

    La question de l’euro est elle différente, puisque comme vous le dîtes, plusieurs pays non-membres le prennent comme monnaie ! L’UE ne pourrait pas empêcher une Catalogne indépendante de faite de même (l’Écosse séparatiste envisage de même de conserver la livre sterling, même si ce qui reste du Royaume-Uni s’y oppose). On sait cependant qu’utiliser la monnaie d’un pays (ou union de pays) tiers, sur laquelle on n’a pas de contrôle, est dangereux. L’Argentine, avec le dollar, l’a payé cher.

    Et il faut arrêter de ressortir la théorie simpliste selon laquelle l’UE, ou l’OTAN, ou les USA, etc... en bref les intérêts atlantistes qui contrôleraient l’UE essaieraient de dynamiter les États-nations. Certes, certains idéalistes verraient d’un bon oeil la formation d’une Europe faite de petites entités naturelles (j’admets que je préfère cette solution au maintien de grands ensembles impériaux qui ont jeté l’Europe dans de sanglantes guerres), et il y en a sans doute au sein des institutions européennes, mais ils ne sont pas guidés par l’atlantisme. Il est certain que les dirigeants atlantistes sont très ennuyés par la perspective de voir le Royaume-Uni, leur principal allié et le vecteur de l’influence politique d’outre-Atlantique, être démantelé. L’inquiétude des dirigeants états-uniens n’était pas feinte. Voir la multiplication de cas semblables en Europe continentale ne risque que de faciliter la sécession écossaise (sans oublier qu’il demeure encore aux USA des mouvements séparatistes, pas toujours folkloriques). Après, ils ont voulu jouer avec les séparatismes, par exemple au Kosovo. Ils se prennent donc simplement le retour de bâton.



  • Analis 28 septembre 2015 11:21

    @rakosky

    Dans l’ensemble des nations européennes, l’Espagne tient une place particulière en ce qu’elle fonde sa légitimité historique sur la soumission par la violence du Pays basque et de la Catalogne,d’abord par la monarchie castillane, puis par le franquisme

    C’est faux à tous les titres. D’abord, parce que même s’il était vrai que "l’Espagne fondait sa légitimité historique sur la soumission par la violence du Pays basque et de la Catalogne", elle n’aurait là aucune spécificté, puisque la France est allé beaucoup plus loin historiquement dans la négation des pays et peuples qu’elle a annexées.

    Ensuite parce que l’Espagne n’a pas en général essayé de détruire les identités de ces deux contrées, ni des autres qui la constituent. Au contraire, elle s’est longtemps signalée par le respect des particularismes des pays qui la constituaient. Ne parlait-on pas de l’Espagne des 7 royaumes (et ce sont les Bourbons originaires de France qui les supprimés). Même au niveau du droit, Catalogne et Pays Basque, avec l’ensemble des provinces du Nord (Aragon, Asturies, Cantabrie, Galice) conservaient le leur. Ce n’est que le napoléonisme jacobin assimilateur (donc français), suivi par le franquisme, qui ont travaillé à défaire les identités locales (Napoléon travaillait d’ailleurs à annexer la Catalogne à l’Empire français des 130 départements, et aurait parachevé cette oeuvre s’il n’était resté que un an de plus au pouvoir – ce qui aurait signifié la fin de tout particularisme catalan).

    Ensuite, une autre interprétation possible de vos propos, celle selon laquelle l’Espagne se serait construite en annexant de force ces deux pays, est entièrement fausse. Les basques ont participé à la construction du royaume castillan, un des deux fondements de l’espagnol. Les catalans disent parfois qu’à leur différence ils étaient en dehors du processus d’édification du royaume d’Espagne. Mais il s’agit de pure propagande de leur part. Le comté de Barcelone, auquel on est en droit d’assimiler le fondement de la nation catalane, était au coeur du processus d’édification et d’agrandissement du royaume d’Aragon. Or le royaume d’Espagne, c’est le résultat de la fusion des couronnes de Castille et d’Aragon. Ils ont donc bien participé à sa formation. C’est toute la différence avec la construction du royaume de France, qui lui s’est fait en annexant de force de nombreuses provinces (bien que l’assimilation soit surtout le fait des régimes successeurs de la Révolution).

    Le problème avec la Catalogne, c’est qu’on a affaire à un nationalisme égoïste typique. Celui qui ne veut participer d’aucune solidarité. C’est toute la différence avec l’Écosse, car les Écossais bénéficient de leur rattachement au Royaume-Uni, et l’indépendance est rès incertaine économiquement, quoi qu’ils puissent en dire. Leur séparatisme est donc plus sincère.

    @Layly Victor

    Dans la première moitié du XXème siècle, il pouvait déjà être difficile de savoir dans quelle région de France on se trouvait quand on la traversait. L’uniformisation n’a pas commencé avec l’après-guerre (même si l’imposition de nouvelles constructions modernes a précipité les choses, mais ce n’est pas vrai qu’en France).



  • Analis 25 septembre 2015 11:42

    Errata : grosse bourde, que beaucoup auront bien sûr rectifiée : il ne s’agit pas du tout de 1887 pour la fondation des États-Unis en tant qu’État fédéral, mais de 1787.



  • Analis 25 septembre 2015 11:11

    suite :
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    [......]

    Le forum des Nations unies

    Par souci d’efficacité et sans préjuger de la bonne ou de la mauvaise foi occidentale, les chefs d’État de l’OTSC ont prévu d’intervenir devant l’Assemblée générale de l’Onu (à partir du 28 septembre) pour appeler la communauté internationale à unir ses efforts contre le terrorisme.

    En outre, la Russie présidant le Conseil de sécurité pour le mois de septembre, Vladimir Poutine —qui n’est pas venu à l’Onu depuis une décennie— présidera la séance du 30 septembre consacrée à la lutte contre le terrorisme en Irak et en Syrie.

    Dans le cas où la Coalition et l’OTSC trouveraient un accord, elles pourraient mener des actions communes ou se répartir le travail (l’Irak pour la Coalition et la Syrie pour l’OTSC). Dans le cas contraire, les deux organisations conduiraient des campagnes distinctes en essayant de ne pas se gêner mutuellement.

    Du point de vue atlantiste, la campagne de l’OTSC profitera à la République arabe syrienne et garantira la poursuite du mandat du président élu Bachar el-Assad que l’Otan souhaitait renverser. Cependant, il est faux de prétendre que cette intervention a été conçue pour sauver la Syrie de l’Occident. En effet, lors de la préparation de la Conférence de Genève, en juin 2012, le président Poutine avait envisagé de déployer l’OTSC comme force de paix [7]. Le général Hassan Tourekmani, alors président du Conseil de sécurité national syrien, avait entrepris diverses démarches pour l’accueillir. Cependant, ce déploiement n’avait pas eu lieu d’une part parce que l’Organisation n’avait pas encore signé d’accord avec l’Onu [8] et d’autre part parce que deux membres de l’OTSC ne se sentaient pas alors directement menacés par la situation en Syrie.

    Du point de vue de l’OTSC, la proposition faite aux Occidentaux les contraindra à clarifier leur politique. En effet, jusqu’à la signature de l’accord entre Washington et Téhéran, le 14 juillet, la Coalition anti-Daesh, loin de combattre le terrorisme, a parachuté régulièrement et à grande échelle des armes aux jihadistes. Cependant, au cours des dernières semaines, la Coalition a effectivement combattu Daesh. Ainsi, a-t-elle lancé, fin juillet, un bombardement massif en coordination avec l’Armée arabe syrienne et ses milices (le YPG kurde et le Conseil militaire syriaque) pour défendre Hassaké. Cette opération, que la Coalition n’a pas publicisée, permit d’éliminer environ 3 000 jihadistes.

    En outre, la Maison-Blanche a d’ores et déjà indiqué qu’elle était ouverte « à des discussions tactiques et pratiques avec les Russes ». Le Foreign Office a déclaré ne plus s’opposer à ce que « le président syrien reste au pouvoir pour une période de transition si cela peut contribuer à résoudre le conflit ». Rejoignant le mouvement, le ministre français des Affaires étrangères a laissé entendre qu’il accepterait de laisser le président el-Assad terminer le mandat que son peuple lui a confié en déclarant : « Doit-on dire au peuple syrien que M. Bachar al-Assad détiendra le pouvoir exécutif au cours des quinze prochaines années ? Si on dit cela, il n’y a pas de solution possible. Entre dire cela et exiger le départ immédiat de M. Bachar al-Assad, il y a une marge. Cela s’appelle la diplomatie. » [9].

    Thierry Meyssan annonce l’intervention de l’OTSC à la télévision syrienne

    Conséquences de l’intervention de l’OTSC

    Contrairement à une idée fausse répandue dans la presse atlantiste, la lutte contre le terrorisme en Irak et en Syrie n’est pas une affaire de décennies, mais de quelques mois pourvu que tous les États cessent leur soutien clandestin aux jihadistes.

    Dans le cas d’un désaccord à l’Onu, la presse occidentale devrait dénigrer l’action de l’OTSC en mettant en valeur les pertes civiles. En effet, malgré toutes les précautions, il n’est pas possible de bombarder les terroristes sans « dommages collatéraux ». Chaque chef islamiste dispose de trois « épouses » et, suivant leur exemple, des jihadistes de plus en plus nombreux ont fait des prisonnières qu’ils ont réduit en esclavage et « épousées ».

    Dans le cas contraire, on ne devrait jamais entendre parler de ces victimes et la guerre devrait être finie en Syrie pour la Noël orthodoxe, même s’il faudra une bonne année avant que la situation ne soit complètement stabilisée sur tout le territoire.

    À retenir :
     L’OTSC interviendra à partir d’octobre 2015, à la fois en Irak et en Syrie, contre les individus classés comme « terroristes » par l’Onu, à savoir al-Qaïda, Daesh et tous les groupes qui se sont alliés à eux.
     L’OTSC ne cherche pas à venir en aide à Haïder al-Abadi ou à Bachar el-Assad, mais est directement menacée par les jihadistes.
     Les jihadistes ne sont pas en mesure de résister longuement à une alliance internationale si celle-ci inclut l’Irak et la Syrie.
     Les États-Unis, qui ont déjà mené secrètement une vaste opération conjointe avec l’Armée arabe syrienne à Hassaké, sont prêts à un accord avec l’OTSC. Leurs alliés britanniques et français sont prêts à renoncer à renverser la République arabe syrienne.

    [1] « Charte de l’Organisation du Traité de sécurité collective », Réseau Voltaire, 7 octobre 2002.

    [2] Le Guam ou Organisation pour la démocratie et le développement est une alliance pro-US regroupant la Géorgie, l’Ukraine, l’Azerbaïdjan et la Moldavie ; quatre États visant à terme à rejoindre l’Otan.

    [3] A Mosque in Munich. Nazis, the CIA and the rise of the Muslim Brotherhood in the West, Ian Johnson, Houghton Mifflin Harcourt, 2010. Version française : Une Mosquée à Munich. Les nazis, la CIA et la montée des frères musulmans en Occident, Albin Michel, 2011.

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