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Cazeaux

Cazeaux

Français périphérique en colère. Politologue (de formation ) amateur. 

Tableau de bord

  • Premier article le 01/02/2017
  • Modérateur depuis le 24/02/2017
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Derniers commentaires



  • Cazeaux Cazeaux 28 mars 2017 02:05
    @amaot
    Merci pour votre réaction argumentée.
    Mais relisez bien mon article - qui m’a demandé croyez le bien beaucoup de travail, sachant que je prenais le risque d’être rattrapé par de nouveaux éléments inconnus avant de le boucler - et vous verrez que nous sommes d’accord sur pas mal de choses. Cela étant, je reprends les éléments majeurs de votre intervention.

    La complicité de Charlotte
    Je ne dis pas qu’elle ait voulu massacrer sa famille. J’évoque trois facteurs possibles :

    1.de graves troubles d’ordre psychotiques longtemps enfouis qui finissent par éclore à l’âge de Charlotte : c’est hélas des choses qui arrivent et concernent plus souvent à ce stade, les filles que les garçons. Le profil de la fille plutôt introvertie, sérieuse, ayant peu d’amis, colle avec ce type de pathologie ;

    2. une possible bonne relation avec les Caoussins, qui étaient son oncle et sa tante et qui jusqu’à ce qu’elle ait 8 ans, n’étaient pas fâchés avec leur père ;

    3. un mauvais relationnel avec le père (comme pour le fils) qui a pu s’aggraver par l’histoire du trésor non partagé : le mobile de Charlotte est alors d’aider à rétablir une justice.


    Le trésor

    Vous mettez en avant le fait qu’on ait parlé de pièces puis de lingots. En fait, lisez mon 1er article sur l’affaire, dès le départ il a été question de « pièces ou lingots ». Cela ne change pas tant la mise. D’ailleurs, et je n’y avais pas pensé, les pièces sont non identifiables contrairement aux lingots. 6 millions d’euros cela fait 160 kilos de Napoléon. C’est une masse de taille mais pas inimaginable. Mettons que la grand-mère ait largement « gonflé » la réalité. De 6, on passerait à 2 : on est à 53 kilos et si l’on descend encore à 1 million, nous sommes à 26 kilos, le poids d’un sac de ciment. Ce qui me fait croire aux dires de la gd mère, c’est que :

    1.il y a eu une brouille en 2006 assez sévère pour que Caoussin, d’une manière ou d’une autre, en arrive à tuer une famille. Il est rare qu’on tue, au bout de 10 ans, pour de seuls motifs de mésentente ; d’autant que dans l’affaire, c’est Troadec qui était réputé pour sa violence et ses colères :

    2. je la vois mal imaginer totalement une telle histoire dans le seul but de corroborer les aveux du gendre ;

    3. surtout : comment expliquer le standing de ce couple d’employés modestes ? Déjà leur pavillon n’est pas une bicoque bon marché ; ensuite comment avec des salaires modestes, payer des études privées aux enfants, aller tous les ans à l’étranger et posséder trois voitures, deux berlines cossues et une Peugeot d’un prix qui n’est pas celui de la vieille guimbarde qu’on peut offrir, et pas toujours, à un fils de 21 ans.


    Caoussin qui croise Charlotte et peut ainsi entrer « en douce »
    De soi, ce n’est pas impossible. Mais se pose la question : comment pouvait-il savoir que ce soir-là, elle sortirait et rentrerait à telle heure ? Allait-il faire 250 km au cas où ?

    Votre dernière question : les parents auraient dû s’inquiéter parce qu’elle n’était pas rentrée à minuit. N’oublions pas qu’elle vivait déjà en dehors du toit familial durant la semaine. Avant de « déclencher le tocsin », on attend. Rentrer au delà de minuit quand on a 18 ans en 2017, ce n’est pas un drame.

    Caoussin qui a agi seul
    Je vous invite à relire mon article et à imaginer le contexte. Comment réussir le coup de façon insonore et rapide avec des cibles situées dans des endroits différents et sans faire usage d’une arme à feu ? C’est vrai qu’il y a le gaz paralysant. Il entre, paralyse le fils, le tue, puis monte à l’étage, paralyse les parents, puis les tue. Pourquoi pas ? Mais cela ne colle qu’avec l’hypothèse d’un meurtre sans mobile crapuleux.

    Dernière chose, l’analyse des mouvements. Reprenez mon 1er article. J’y déplore la victoire de l’ADN sur Columbo. Il semble bien que le procureur mise beaucoup sur les moyens scientifiques de la police. C’est très à la mode dans les séries TV mais l’expérience montre qu’il y a parfois de grosses erreurs de commises. Le bon usage du « labo », c’est comme dans un Columbo : il vient au secours de l’enquête classique, fondée sur l’examen des indices qui posent problème et sur l’étude du contexte humain. Si l’on se fie en 1er sur des analyses de sang, d’ADN, de traces de mouvement, on peut passer à côté de l’essentiel.


  • Cazeaux Cazeaux 27 mars 2017 12:15

    @gaijin
    Merci pour cette appréciation. Voyant votre avatar, je puis dire qu’il m’est sympathique bien que je ne puisse me ranger dans le courant anarchiste. Proudhon est une haute référence de la pensée politique et le ressort anarchiste a quelque chose de très humain. 

    « Joyeux et c’est pour ça, qu’ils sont toujours debout, ... »


  • Cazeaux Cazeaux 27 mars 2017 12:03

    @Attilax
    C’est très bien de revenir aux sources de notre civilisation, qui sont effectivement sinon opposées du moins distinctes, ou à considérer dans leurs singularités. Ainsi est-ce le cas entre démocratie athénienne et république romaine. 

    Je n’irai pas pour autant dire comme vous qu’il existe une différence fondamentale. Il me semble qu’il faille considérer avec force méditation le facteur de la taille. Le modèle grec de la Cité s’applique à des communautés humaines de petite taille. 
    Et ce facteur compte d’autant plus qu’en l’époque où fut inventé ce modèle, les échanges entre groupes humains étaient marginaux, et ils le sont restés très longtemps. 

    Le temps ordinaire de l’homme européen au cours des siècles est long et lent. Il n’y a pas grand chose à noter, vu de loin, vu de l’oeil exploratoire de l’historien. Les événements concernent une marge, les princes qui mènent leurs guerres, les marchands qui voyagent et font passer des choses nouvelles. Ainsi avons-nous d’emblée une vision faussée du cour de l’histoire. Nous n’imaginons pas l’immensité qu’il recouvre. Cette parenthèse pour évoquer une différence qui tient bien davantage aux époques, quelques lignes sur un livre, des siècles et des siècles en réalité, qu’aux logiques qui sous-tendent des institutions. 

    Hommes de l’époque née avec la Révolution française, il nous est difficile de penser en dehors des rails idéologiques. C’est a priori le ressort qui anime nos réflexions : une idéologie contre une autre, une idéologie à réformer, à défendre etc. 
    Nos « démonarques » ne se soucient pas de telles problématiques. Par définition, ils sont en plein dans leur époque, en vivent et ne sauraient vouloir en sortir. Cela ne veut pas dire, hélas, qu’ils comprennent la réalité sociale dans son ensemble, celle des humbles, des souffrants, tout particulièrement.
    Il ne faut surtout pas attendre d’aucun d’eux, une formule quelconque qui, enfin, arrangerait les choses.

    Pour revenir à votre remarque, il me semble qu’il faille cerner ce qui, au-delà des mots ou en précisant ce qu’on en entend en les employant, est en quelque sorte légitime dans l’aspiration démocratique ; pour ensuite envisager dans un esprit pragmatique, comment cette aspiration pourrait être garantie dans 
    le cadre de ce qu’il faut bien nommer, et cela m’ennuie tant le mot est galvaudé, une révolution... 
    Quand vous pensez que Macron ose parler de révolution. Léo Ferré aurait commenté : « De quoi dégueuler ».



  • Cazeaux Cazeaux 27 mars 2017 00:03

    @Croa
    Ve République dont la constitution avait été conçue sur mesure pour De Gaulle. Nous n’avons plus De Gaulle


    En réalité, De Gaulle et les siens se sont inspirés des idées d’un personnage complètement oublié qui aurait pu facilement devenir dictateur s’il n’avait pas eu un grand respect de la légalité : François de la Rocque, chef de la Ligue des Croix de Feu, devenue en 1936 le Parti Social Français, très injustement traité de fasciste par le Front Populaire. 

    Le PSF était parvenu en 1939 à un degré de popularité qui le donnait vainqueur pour les élections annulées de 1940. Avec 1 million d’adhérents, il a battu un record jamais atteint depuis, même par le PCF après la guerre. La Rocque a exposé sa vision des institutions dans son ouvrage majeur Service Public. 
    Nombre de PSF se sont retrouvés dans la Résistance et à Londres, puis au RPF après la guerre. Leur influence s’est exprimée lors du fameux discours de Bayeux prononcé par De Gaulle en 46.
    Par la suite, cela a fourni la base de travail pour écrire (Debré ne fut pas seul, il y avait une commission de travail de parlementaires autour de lui) le projet présenté au Référendum de sept. 58.

    Je vous renvoie à la 2e partie de mon article Macron : président du capitalisme terminal, dans laquelle j’esquisse une idée de réformation qui permettrait de faire l’économie d’une nouvelle constitution, en revenant à l’esprit de la loi de 58 qui n’a jamais été suivi par De Gaulle, précisément.


  • Cazeaux Cazeaux 26 mars 2017 23:32

    @Attilax
    Je me réfère aux sources classiques qui sont celles d’Aristote reformulées par St Thomas d’Aquin : les trois formes de gouvernement sont la monarchie, l’aristocratie et la démocratie.

    Le mot république a en réalité un sens neutre au plan des institutions. Il signifie la chose publique, ce qui en termes politiques s’assimile à une Cité : un peuple sur une terre dont le gouvernement (on dirait aujourd’hui la gouvernance ) est assuré par un pouvoir cohérent.
    Une république peut avoir des institutions monarchiques. 
    Le mot république en prenant un R majuscule, est nécessairement associé à un système de représentation parlementaire. Cela date de la Révolution, qui a fait de la Nation, dont la France est supposée être l’avant-garde, l’espace politique de la République : on est là en plein dans l’idéologie issue des Lumières et affinée dans les loges maçonniques, c’est un fait....mais je ne vais pas me lancer dans un cours, qui serait au demeurant tout à fait contestable.

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