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ddacoudre

ddacoudre

poète essayiste militant à la retraite.
La vie commande d’être convaincu qu’il y a un absolu où tout ce que nous concevons s'écroule, Il faut donc comprendre que celui qui dispose d’une certitude absolue peut se suicider car c’est un mort vivant et ne peut développer pour vivre que la mort qu’il porte.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 06/06/2007
  • Modérateur depuis le 27/06/2007
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Derniers commentaires



  • ddacoudre ddacoudre 11 novembre 2007 22:31

    Bonjour david.

    Tu abordes un sujet vieux comme le monde qui fait parfaitement comprendre que la raison, n’est pas tout, et que les jolies histoires sur les mouvement sociaux, sur les révolutions ne sont pas le reflet de réalités qui se montrent beaucoup plus irrationnelle, heureusement.

    C’est pour cela qu’il faut toujours qu’il existe une structure représentative, c’est le rôle des syndicats. Etre les portes parole et les interlocuteurs qui font aussi entrer de la raison dans les comportements irrationnels ou colériques, et organisent ce qui pourrait se transformer en de dangereuses dérives.

    L’opposition dans notre société est un droit, chose que tu ne dois pas ignorer, et le fait d’être un droit emporte celui de s’organiser en son non, voire de lui en fournir les moyens.

    L’opposition qui s’exercerait sans l’exercice d’une pression serait vidée de son sens. L’exercice du rapport de force n’est pas un élément de déstabilisation même s’il provoque des difficultés momentanées.

    L’absence de cet élément caractérise toutes les dictatures, sans le savoir ceux qui sont favorable à la limitation du droit d’opposition sans exclusive, sont des personnes qui sans le savoir nous préparent un état totalitaire.

    Nous ne sommes pas en situations de pénurie ni de catastrophes pour que notre démocratie ne puisse pas supporter ce qui la caractérise, le droit de tout citoyens de se coaliser de s’associer pour défendre au sein d’organisations ses intérêts particuliers.

    Ces dernières années c’est inversé un discours qui considère que le rapport de force ne doit pas apporter de gène aux autres citoyens. Tant et si bien que souvent l’on voient ceux qui l’utilisent rendre leur mouvement populaire, faut-il que la régression des citoyens soit grande ou que leur peur l’égale, pour dans un moment de recul social sans précédent ils veuillent se séparer du seul outil qui peut les aider le droit d’opposition sans restriction.

    La gêne qu’engendre les pressions exercées, ne constitue pas une privation de liberté pour les autres, cette rhétoriques est d’un usage abusif par tous ceux qui sont de permanents spectateurs des événements et ceux qui ne sont pas concernés, (ou plus nuisible quand c’est l’état qui tient ce discours). En cela il n’y a rien d’anormal ces groupes constituent les éléments de stabilité, sans cela rien ne pourrait ce faire, et l’opposition n‘aurait pas à convaincre de son bien fondé. Mais leur rôle n’est pas d’empêcher l’exercice de l’opposition.

    Bien sur les frontières ne sont jamais précises et s’entremêlent car rien n’est jamais simple et il n’y a qu’une bonne dose de citoyenneté pour comprendre où se situent les limites à ne pas dépasser, c’est aussi à ce rôle que doivent veiller les organisations représentatives.

    D’expérience toute opposition est toujours l’exercice d’une minorité qui grossit parfois mais ne parvient que rarement à être majoritaire. Le test de Milgram dont parle un article démontre bien que seulement 1/3 des individus ont une capacité transgressive de jugement alors que les 2/3 sont obéissant, et pour que la démocratie ne devienne pas une société obéissante totalitaire ils faut que ce 1/3 soit actif.

    Alors tu as le droit d’expression mais dans ce type d’assemblé surchauffé, comme dans des oppositions colériques, ce n’est pas souvent que la raison individuelle arrive à se faire entendre si par ailleurs elle ne bénéficie pas d’une reconnaissance.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 11 novembre 2007 21:01

    Bonjour dambrun.

    C’est très bien de vulgariser cette expérience sur la soumission.

    Je me suis intéressé aux mécanismes qui guident nos comportements me rapprochant ainsi des mécanismes neuropsychiques je lis les études qui rapportent les progrès de notre connaissances sur le sujet pour un essai en cours d’écriture, dans lequel je veux tenter de faire comprendre que notre existence ne dépend pas de nous, mais nous en sommes un facteur guidé par des mécanismes biologiques appartenant au vivant et au-delà à l’univers.

    La cognition présente beaucoup d’intérêt depuis Hermann von Helmholtz un physicien physiologiste (1821 1894). Donc je lis souvent des articles sur le sujet mais je suis plus curieux de l’intrication des comportements qui façonnent ce qui vont servir d’étude. Ainsi sur l’étude de Milgram ce qui m’a interrogé c’est la constante des comportements 1 sur 3, j’ai rebondit sur la conséquence qui peut en être tirer pour constater que le fait social pour exister et former des sociétés organisées doit s’appuyer sur se genre de mécanisme d’obéissance. Le tiers réfractaire constituant les éléments émancipateurs chargés d’assurer l’évolution du fait social.

    J’ai relié cela à l’étude de Calhoun sur une colonie de rats vivant en sur nombre dans un espace restreint, donc la démonstration indique que soumis à cette situation là les dominants alpha tirent leur bille pour vivre suivant leur instinct, tandis que les bêtas en tension permanente par surpopulation et par insécurité perdent leur repères instinctifs et finissent par vivre ce que Calhoun à appelé un cloaque. Il en ressort l’obligation d’instituer des règles culturelles pour ne pas vivre ce cloaque, et ces règles se propagent au travers du conditionnement mis en évidence par Pavlov, sans pour autant de dégager de lois de la physique liées à l’entropie où à la théorie du chaos qui constituent aussi notre environnement et auxquelles nous ne pouvons échapper et qui aident aussi à comprendre certains de nos comportement Merci pour cet article dans une époque où la guerre de la manipulation des esprits est ouverte comme jamais car nous disposons de technologies performantes et d’études sérieuses sur les nos mécanismes cognitifs.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 11 novembre 2007 18:43

    Bonjour brisefer.

    Je suis prés à te donner ces 100 balles pour que tu aies raison, mais je ne crois pas qu’il ait été élu sur un mal entendu ou une manipulation médiatique. Il s’est empreint d’essence Lepéniste durant son mandat à l’intérieur, il a surfé sur les peurs qu’il a entretenu et offert la vision du chef charismatique qui se profilait sous les dénigrements constants des élites.

    Mon regard est forcément réducteur, mais ce qui me chagrine le plus, est qu’il ait pu investir l’UMP, et que ses membres sautent du coq à l’âne, car ce sont toujours les mêmes, et je ne sous estime pas leurs compétences pour ne pas voir ce qui crève les yeux de tous les observateurs sans faire de l’anti Sarkozy.

    Ce changement est révélateur d’un changement dans la population, car l’on élit ceux qui nous ressemblent. Certainement qu’ayant ratissait large il y aura des déconvenues, car lors d’un vote pour un candidat l’on n’est pas entièrement à l’unissons sur toutes ses propositions, mais pour le moment il colle à la représentation et aux attentes populiste.

    Généralement le populisme (je m’en suis expliqué dans un article « L’élite recule au bénéfice du chef, l’intelligence au bénéfice du populisme » du 7 novembre) n’est pas un incident diplomatique, c’est pourquoi si tu pouvais avoir raison ce serait un moindre mal.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 11 novembre 2007 17:51

    Bonjour morice.

    La distinction ne tient qu’a la paternité de la mise en œuvre. Mais il y a quelque chose d’important qu’il faut souligner, c’est de disposer de cette faculté qu’est la maîtrise de la « sélection naturelle » faite de « sage liberté » et « d’esclaves passions » posées par les stoïciens. Cette maîtrise nécessite d’acquérir une capacité transgressive de jugement dans la construction de la normalisation de sa personnalité, avec comme ultime rempart son « for intérieur » (conscience) pour ne pas faire aux autres ce que l’on n’aimerait pas qu’ils nous fassent.

    La science n’est pas une vérité en soit il est donc nécessaire aussi d’avoir d’autres connaissances. Car les scientifiques disaient à partir des travaux de Linné qu’il existait une race supérieure.

    Or c’est surtout en Allemagne que les idées de race supérieur conjuguées aux conceptions du monde de Vacher de Lapouge et H. S. Chamberlain, vont jeter les bases de l’aryanisme historique. Dans l’Allemagne de Guillaume II ces idées étaient très largement vulgarisées dans la population. Et naturellement lorsque Hitler traduira le Mythe en réalité, il ne trouvera que très peu d’opposants.

    Ainsi, quelques théories qui se voulaient scientifiques, sans avoir fait la preuve quelles étaient réfutables, ont conduit tout doucement au plus grand drame de l’histoire Européenne, car, tout aussi naturellement, des parties de populations d’autres États partageaient ces conceptions, même en France, ce qui a très certainement facilité la collaboration, car l’homme ne fait bien que ce dont il se sent solidaire.

    Cordialement.



  • ddacoudre ddacoudre 11 novembre 2007 02:52

    Bonjour morice

    Bon article.

    J’ai également été sidéré de voir le résultat d’une manipulation médiatique sécuritaire engendrer une telle régression dans les esprits. Chaque fait divers dramatique explique au travers de la prévention qu’il faut s’en prémunir puisqu’il peut atteindre chacun. Il en découle donc une liste journalière faramineuse depuis que nous sommes entré dans ce processus à la suite de l’achèvement des débats politique faute d’idées nouvelles après l’écroulement du communisme. Le tabac, le cancer, le sida, les viols, la pédophilie, les femmes battues, les accidents mortel de la route, les feux de maison, de forêts, les inondations, les canicules, les chiens tueurs, les accidents ménagers mortel, les crimes individuels (dont l’on peut noter que ne sont jamais évoqué ceux des femmes), les infanticides, j’arrête car nous savons que nous avons peur de la mort. Alors chacun de ces événements nous rappelle que nous y avons échappé et dans le même temps qu’il faut éliminer ceux qui y conduisent.

    Partant de là la recherche de la cause de la responsabilité ne se pose plus seule la réparation préventive d’une récidive s’impose.

    Il est bien normal qu’un cerveau y succombe d’autant que la théâtralisation médiatique utilisant l’affect est imparable.

    S’enchaîne de fait une régression des comportements qui avaient conduit à la suppression de la peine de mort et au sens de la peine, au seul bénéfice de la vengeance souvent présenté comme un nécessaire passage pour arriver à faire le deuil d’un traumatisme.

    Nous sommes là dans un domaine aussi ancien que notre civilisation puisque les juifs face aux justices expéditives par les règlements de comptes instaurent la loi du talion imposant de ne faire à autrui que ce que l’on avait soi-même subit afin de minimiser la disproportion des réponses affectives.

    nous nous sommes dans le processus inverse un durcissement constant des peines qui cache ce soucis pernicieux de l’élimination que satisfaisait la peine de mort.

    Ensuite le christianisme révolution la pensée par la notion de pardon comme acte qui rompt l’enchaînement de vengeance même par une affliction identique qui peut toucher une personne non concerné pour en faire souffrir une autre.

    Le dernier comportement exemplaire à ce sujet fut celui de familles qui n’avaient pas déposé plainte dans le drame des noyés accidentel du camp du vacance en Bretagne d’ecclésiastique (je n’ai plus en mémoire le nom).

    Nous allons nous trouver avec un paradoxe énorme. La science à fait la démonstration que nous ne disposons pas du libre arbitre. Que les réponses que nous donnons le sont toujours aux perceptions reçus par nos sens. Dans ce cadre nous sommes en inter relation permanente et la réponse de l’un tient compte des comportements de tous. Il devient donc impossible d’affirmer la responsabilité individuelle puisque chacun a participé à l’acte produit par l’un.

    D’un autre côté si l’on considère que le comportement délictueux est le produit du caractère inné il est encore moins opposable à l’individu, alors pourquoi le punir ou le condamner, c’est le cas évoqué dans l’article.

    Si l’on considère que le caractère inné modelé par le modèle culturel devient le tempérament culturel du sujet il faut bien admettre alors qu’il l’a été par tous ceux qui ont définis les critères qu’il a du assimiler, pour contraindre son caractère inné à s’y soumettre.

    Alors quels sont les événements qui peuvent conduire un sujet à un acte nuisible à autrui par contrevenante au modèle qu’il a reçu ?

    Cela fait des siècles que nous essayons de répondre à cette question sans aucun succès sinon de dire que chacun est responsable de ses actes.

    Ceci est aujourd’hui une énorme stupidité née du produit de notre ignorance à saisir qu’entre le temps ou nous percevons un événement relayé à notre cerveau par nos sens se passe un laps de temps de l’ordre de la milliseconde avant que le cerveau ne donne sa réponse. Ceci relégué notre volonté arbitraire au définitif deuxième rend, mais nous ne pouvons pas le percevoir, et sans les outils de précision dont nous disposons nous l’ignorerions toujours.

    La conséquence sur le raisonnement si cette connaissance prospère induira forcément une modification de nos comportements dans la perception de ceux des autres, c’est le sempiternel mouvement qui organise à partir de nos sens la pensée « créatrice » qui passe par trois étapes.

    Ces étapes sont, la saturation, l’incubation et l’illumination suivant la conception de Hermann von Helmholtz un physicien physiologiste (1821 1894) suivit par celle de Piaget, l’assimilation, l’accommodation, l’équilibration.

    Ceci ne signifie en rien que les individus ne seront pas acteurs de leurs actes et qu’à ce titre il faudra se préserver de ceux qui seront de nature à représenter un danger pour les autres de manière passagère ou permanente.

    cela ne signifie pas que l’on ne sera pas affligé par un drame.

    Mais la recherche de la solution sera obligatoirement autre chose qu’une punition sans sens que satisfaire des victimes vengeresses que par faiblesse les biens pensants n’osent même plus leur dire qu’être victime n’est pas un statut, mais que comme victime la collectivité leur doit réparation car elle aussi a concouru sans le savoir a la réalisation de l’événement qui l’affecte de manière inégale bien entendu, et les psys de tout ordre auront à trouver d’autres formes de résilience

    Les deux facteurs cause de cette régression sont la tolérance zéro et le principe de précaution, des arguments électoralistes antinomiques de l’évolution industrielle et mercantile qui réduit le pare-feu naturel, la pensée philosophique, à une tare et accroît tous les risques par la surpopulation des cités, l’apologie de la violence et ses productions a risques.

    Alors pas surprenant que les parents des victimes dans cette affaire réclament la condamnation d’un irresponsable.

    Je dis souvent qu’il ne peut être demandé aux victimes de raisonner quand leur souffrance émotionnelle réclame vengeance.

    Mais la « responsabilité » n’est pas chez elles mais chez tous ceux qui ont exploité politiquement tous ces drames individuels.

    Si chacun d’entre nous devions vivre en pensant aux risques potentiels qui peuvent nous atteindre nous en mourrions d’angoisse car notre système biologique nous supprimerait parce que l’environnement lui serait définitivement hostile.

    Mais pour le moment nous n’en sommes qu’au développement de la déprime ?

    Cette recherche de la condamnation d’un malade mental m’a conduit inévitablement au nazie qui ont éliminé leurs « fou » dans leurs camps ou aux soviets qui les laisser vivre dans des conditions extrêmes. je trouve dramatique que nous en soyons arrivé là. Cordialement.

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