@JC_LavauO Ta phrase chinoise ne comporte pas les accents. On peut donc aussi traduire « rouge pacifique » puis « printemps rouge pacifique », pacifique comme le « ping » de Xi Jing Ping. car chun c’est le printemps. Le Printemps de Prague ? On comprendrait le plaisir des Chinois si c’est après, ou pendant.
@Philippe Huysmans Si le cerveau n’avait pas construit un système de repérage, le chronomètre fonctionnerait sans aucune signification, en fait il n’existerait pas. L’homme a lui-même construit des appareils, au début des procédés rudimentaires auxquels il a relié le temps, une bougie qui brule, de l’eau qui s’écoule. Même si son cerveau dilate, condense, ou fait de l’élastique avec le temps, son corps lui rappellera peut-être qu’il y a des rythmes impossibles à ignorer, grosso modo alignés sur le soleil ou d’autres mouvements cosmiques. Mais on est encore dans des rythmes permanents, avec quelques variations, ça pourrait durer indéfiniment si c’était en vase clos, comme un orchestre de tam-tam qui ne s’arrête jamais, ou des bougies qui brûlent sans que personne s’avise d’en compter le nombre, faim, sommeil, excitation, léthargie. Tout ce qui pourrait être perçu serait la complexité qui régit l’ensemble de ces rythmes et qui les unit les un aux autres. Mais sans comptage, compte, comptabilité, pas de temps. « Après », à quel âge de l’enfance ? Ce qui donnera la sensation du temps au sens irréversible, ce sont les évènements extérieurs, ou les modifications à l’intérieur du corps, vieillissement, maladies.
L’acide c’est pas mal il parait (j’en suis sur de même que tous les connaisseurs de ces substances le disent) : la perception du temps est modifiée, j’ai très peu consommé mais comme me le disait un policier chargé de la lutte et de l’information (en fait plus lutte qu’information) une fois qu’on a touché à l’acide on n’est plus pareil, définitivement.
D’ailleurs quelques auteurs en gardent les traces, Dick par ex qui a du écrire sous l’effet du produit.
Baudelaire et Gautier ont donné des compte rendus intéressants notamment dans le changement de la perception du temps avec l’opium et le cannabis, le temps se dilate.
Et si éventuellement très légalement vous avez eu des prescriptions de produits genre « speed », ou si vous en avez usé illégalement, c"est l’effet inverse, tout se condense et vous avez l’impression de pouvoir faire mille choses à la fois, c’est pour cela que certains hommes d’affaire ou politiciens affectionnent la cocaïne.
@Sozenz Si c’est prononcer, le masculin ne change rien, mais si c’est écrit alors oui. Ce n’est pas philosopher lorsqu’on agit ou que l’on pratique certaines méthodes.
@Decouz On ne peut pas dire qu’il existe au sens étymologique de « sortir de », c’est une condition implicite, qui relève de l’imaginaire, qui lui aussi est vécu plus que prouvé. Il y a à mon avis un lien entre le temps et l’existence individuelle, ce qui est symbolisée par la chute hors du paradis, ou dans d’autres civilisations par le destin personnifiée, le temps de l’individu est compté, les hindous disent même le nombre de ses souffles.