L« hermétisme dans le monde chrétien, il y a des adaptations analogues dans les deux autres monothéismes
»On croyait depuis longtemps qu’il s’agissait d’une sorte de doctrine
inspirée de la philosophie platonicienne. Maintenant, nous pouvons
désormais croire, avec Jamblique, ce qu’on peut lire dans le traité XVI
du Corpus, et aussi avec les textes coptes et arméniens, qu’il
s’agit d’une doctrine religieuse, traduite en grec par des gens qui
connaissaient bien la philosophie ; ce serait une traduction en termes
de philosophie platonicienne des anciennes doctrines égyptiennes.«
» l’importance du témoignage de Jamblique et de son œuvre, connue comme Les mystères d’Égypte.
Elle nous renseigne sur l’existence des traités hermétiques (ou, comme
il serait mieux de dire, hermaïques) et sur plusieurs aspects de la
doctrine ; celle-ci apparait structurée en une théologie, une
cosmologie, une anthropologie avec une doctrine de l’âme ou une
psychologie, et une eschatologie. Hermès est le dépositaire de cette
doctrine."
@JPCiron Les Coptes se disent les vrais descendants des Egyptiens antiques, leur langue en est un héritage direct. Je lis aussi que lors d’un des moussems (fêtes périodiques dédiées à un saint), il y a une trace des rites anciens, dans le choix de la date, en rapport avec la crue du Nil ou les rythmes agricoles ( et non une date de l’histoire musulmane) et dans les rites mortuaires, mais sans précisions : "Les influences pharaoniques dans les mawlid de la Ahmadiyya ne
se limitent pas aux choix des dates. Nombreuses sont les réminiscences
de l’Égypte ancienne dans les rites et la façon de célébrer les morts« https://journals.openedition.org/ema/218
Sinon l’héritage est aussi passé par l’hermétisme et les courants ésotériques communs aux trois monothéismes (alchimie, maçonnerie »égyptienne« ...) relevant des »petits mystères".
Le Coran répond en partie : chaque communauté reçoit un message, un envoyé et des rites spécifiques, avec son langage particulier.
Ceci dit il n’y a pas à l’époque d’explication sur les différents caractères des communautés, caractères de type sociologiques ou psychologiques qui auraient pu justifier des formes différentes, sauf des traits généraux et plutôt polémiques sur les communautés monothéistes proches.
Il faut juste retenir l’idée d’une identité de fond et d’une divergence de formes, sans que l’on aboutisse à du relativisme ou à du matérialisme, c’est la couleur ou la forme du vase, pas celle du liquide.
Dans « les chatons des sagesses », Ibn Arabi montre que chacun des prophètes étudiés, possède une sagesse particulière qui est un éclat de la sagesse universelle, sagesse élevée, sagesse prophétique, sagesse toute miséricordieuse etc
Ce n’est qu’à l’époque moderne que l’on voit des explications plus détaillées sur la répartition des différentes influences spirituelles selon les temps et les lieux, au demeurant les divergences existent à l’intérieur même des communautés, avec la notion chrétienne d’acculturation, les différences de perception entre la sphère germanique et la sphère latine, les réclamations de théologiens africains pour une doctrine moins euro centrée culturellement, et du coté islamique l’influence perse par ex aussi bien sur le coté politique que sur une doctrine plus affective, plus « humide » dans laquelle Ali joue un rôle presque analogue à celui du Christ.
On confond souvent éternité et perpétuité, la perpétuité étant un prolongement indéfini de l’être individuel dans des états encore conditionnés par l’état terrestre (des prolongements).