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Decouz

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  • Decouz 21 août 2017 10:35

    Le Coran cite la Bible, il dit bien, c’est exact, que ce sont des citations, ce n’est pas comme un auteur qui ne mentionne jamais ses sources.
    Un auteur récent a réécrit un livre de Camus, sous une autre perspective, « L’étranger », vu du coté de la victime, personne ne lui a reproché d« avoir pris pour canevas le texte de l’écrivain français.
    Il faut considérer : ce qui a été rajouté, ce qui a été enlevé, et ce qui a été réécrit, ce qui est nouveau, dans le style ou dans idées, en restant sur le plan simplement littéraire.
    Je penche pour la notion de réécriture, dans la mesure où les notions bibliques sont soit reprises telles quelles, soit modifiées, soit enlevées (blâme en général dans l’islam pour les »israilyât", les histoires juives ne figurant pas dans le Coran), quant au rituel s’il reprend des rites précédents, jeune, aumône, pèlerinage, il a un aspect tout à fait distinct, il existe des prosternations ailleurs, mais pas la forme spécifique de la prière islamique.
    Il n’y a pas de droit d’auteur dans les langages divins, et comme on dit il arrive qu’un cheval mette ses pieds dans les traces d’un autre cheval.
    Il y a des auteurs qui font des plagiats ou des pastiches, des imitations sans génie ou des variations plus ou moins géniales, dans d’autre cas il s’agit d’une création singulière.
    Le Vatican n’est pas le gardien de la Bible, il ne s’est jamais proclamé ni auto proclamé comme tel.



  • Decouz 21 août 2017 09:51

    @psynom
    C’est ce que je dis ensuite , le problème étant aujourd’hui cette fameuse « fermeture des la porte de l’ijtihâd », qui n’est que le consensus de la communauté, mais rien ne dit ni dans les hadiths, ni dans le Coran, ni qu’il fallait créer ces écoles juridiques, ni qu’après il fallait interdire de nouvelles interprétations, c’est la nécessité (pour la vie sociale et communautaire) d’interpréter et de codifier qui a entrainé l’effort d’interprétation des quatre fondateurs, ensuite la communauté a décidé que c’était fini.
    Mais des nécessités analogues entrainées par le monde actuel ne justifieraient elles pas un renouveau ?
    En tout cas c’est ce qu’ont pensé les différents penseurs réformistes de derniers siècles.



  • Decouz 21 août 2017 09:40

    @Massada : le lien que j’ai mis montre des conclusions opposées à celles de la Danoise.
    De toute façon dans aucun das le texte n’est suffisant.
    Le problème est le suivant : ce qui est appelé en islam « la fermeture de la porte de l’ijtihâd », c’est à dire de l’interprétation, après que les 4 fondateurs des écoles juridiques aient interprété le texte et l’ai codifié. Mais rien dans le Coran ni dans la tradition ne dit qu’après la fondation de ces écoles classiques qui ont chacune une aire géographique d’extension, il ne puisse plus y avoir de nouvelles interprétations, il y a toujours eu d’autre part création de jurisprudence à l’intérieur de ces écoles selon les pays et selon les temps.
    Non il s’agit d’un consensus qui a bloqué la situation, mais qui n’a pas de fondement définitif, de plus dans le soufisme il a toujours été admis que les significations du Coran ne pouvaient pas être closes, mais sur la plan spirituel.
    Pour l’aspect légal de l’ijtihâd cet article fait le point :

    http://monde-nouveau.net/spip.php?article541

    "La question de l’orthodoxie ne se pose pas seulement dans le monde chrétien du Moyen Age. Elle s’exprime également dans le monde musulman à travers la notion d’ijtihâd, terme au contenu complexe mais qui signifie en gros recherche, effort de réflexion. L’islam a connu une période florissante qui a vu un développement important de la pensée critique, alimenté notamment par la diffusion des traductions en arabe d’auteurs grecs. Cette période a subi un coup d’arrêt vers les XIe-XIIe siècles, qu’on désigne par l’expression « fermeture des portes de l’ijtihâd ». Ce processus se passe justement au moment où on peut dire que les « portes de l’ijtihâd » s’ouvrent dans l’Occident chrétien grâce à l’introduction de la pensée aristotélicienne, par la médiation de penseurs musulmans tels qu’Averroès."





  • Decouz 20 août 2017 17:02


    @Massada
    Je ne vois pas trop de différences entre les règles du judaisme orthodoxe et de l’islam en terme de précisions rituelles pour la vie quotidienne, dans le judaisme aussi et même plus tout est codifié a niveau des gestes et des comportements.
    @Pascal L.
    « La séparation des pouvoirs n’existe que pour le christianisme » : le problème ne se posait pas au début puisque le christianisme était une sorte de secte juive pour les Romains, le seul problème politique était l’attitude par rapport au pouvoir, révolte, acceptation, le politique n’existait peut-être pas pour les premiers chrétiens, mais pour Rome ils étaient bien un problème politique ; ensuite le christianisme devenu dominant a du théoriser les rapports entre le spirituel et le temporel, il y a eu les royautés chrétiennes qui devaient se soumettre au pouvoir papal, ou même des théocraties comme en Orient, théocraties complètes même l’Empereur étant l’image de Dieu.
    Mais comme cette législation n’était pas prévue au départ, des emprunts divers ont été faits au droit romain.
    La laicité est un concept très récent, qui a été plus imposé à l’Eglise qu’accepté par elle.

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