On demande tout au prof, non seulement de transmettre un savoir mais aussi de se substituer aux parents qui n’ont pas fait leur boulot de parents. Ce qui fâche à la fois les parents et les enfants,et qui met les profs devant des responsabilités qui ne sont pas les leurs. C’est un problème d’éducation, mais pas d’Education Nationale.
Il semblerait que les parents d’aujourd’hui ne sachent plus ce que veut dire éduquer et ils ont recours à toutes sortes de gourous psy pour leur dire comment agir. Les sentiments des parents envers leur enfant sont devenus au fil du temps pathologiques. Ils ont peur de « perdre l’amour » de l’enfant s’ils lui disent non, que l’enfant soit « traumatisé » s’ils n’accèdent pas à ses désirs, qu’il ne grandisse pas convenablement et développe toutes sortes de complexes s’il est frustré. Raisons pour lesquelles apprendre le respect des autres et la politesse ne ferait que gêner son épanouissement personnel et ses envies !
Pourquoi donc irait-il, le cher bambin, se casser la tête à l’école où on lui demande de faire des efforts et respecter de règles communes à tous les élèves ?
Faire uniquement du répressif ne servira strictement à rien : on se garde bien d’aller en profondeur pour analyser les causes des violences en milieu scolaire, bien qu’on avance toutes sortes d’hypothèses qui ne sont que le constat d’une situation actuelle.
Il s’agit à la base d’un problème d’éducation parentale. On n’éduque plus les enfants, on les « comprend » et on les laisse libres d’agir toujours selon leur bon plaisir. Quand ces « pauvres gosses » arrivent à l’école, ils sont incapables d’obéir à une règle parce qu’on ne les a jamais obligé à obéir, il ne supportent aucune frustration parce qu’ils ont toujours eu tout ce qu’il voulaient, avec même parfois une anticipation de leurs désirs par les parents. On constate ensuite qu’ils ne comprennent pas les conséquences de leurs actes et qu’il leur semble parfaitement normal de d’insulter, de frapper ou de poignarder le prof qui , pour une des premières fois de leur vie, leur impose un veto , une réprimande ou une punition.
Dans certaines émissions TV on vous explique savamment qu’il ne faut pas dire « non » à un enfant, qu’il faut toujours négocier. Ce qui permet à l’enfant , ou à l’ado, de toujours l’emporter sur la volonté du parent. Je me rappelle un exemple d’une fille de 14 ans qui voulait sortir en boîte : le père ne voulait pas, mais il a négocié. Elle a fini par avoir gain de cause avec une heure limite pour rentrer. Le « non », justifié à mon avis, est devenu un « oui ». Quelle autorité reste-t-il au parent qui va céder à chaque fois en négociant ? On veut croire que l’enfant a l’expérience, l’autonomie et la sagesse infuses alors qu’il a tout à apprendre. Comment s’étonner ensuite qu’il réponde par la violence aux frustrations que le monde extérieur à la famille ne manquera pas de lui apporter. En voulant faire le bonheur des enfants on prépare leur malheur car un enfant ne connaît pas les limites sans qu’on les lui apprenne, et son inexpérience ne lui permet pas d’envisager les conséquences de ses actes.
Ce gouvernement a stigmatisé les fraudeurs qui pensent souvent que l’argent de l’état n’appartient à personne et qu’on peut se servir par des moyen détournés. Nos politiques se servent directement et ne rendent compte à personne de l’argent qu’ils utilisent en puisant dans les caisses de l’état qu’ils confondent souvent avec les leurs. Il y a fort à parier que Fillon n’a pas payé de sa poche les travaux qui ont permis que la surface de l’appartement passe de 74 m2 à plus de 300 m2 et qu’il n’a pas non plus de ce fait lésiné sur les aménagements. Il n’hésite apparemment pas non plus à utiliser les avions réservés normalement aux déplacements relevant uniquement de sa charge pour de petits week-end en famille. Et quand on connaît le prix d’une heure de vol....... Qui paie ?
Le « Canard enchaîné » avait révélé également comment un de nos chers ministre avait renoncé à prendre l’avion de ligne pour New York afin d’assister à un pince fesse de « qui vous savez » pour prendre ensuite un jet privé qui a coûté plus de 130 000€. Faites la différence ( 127 000€ à quelques centimes près) et vous verrez combien nous a coûté ce pot !
N’oublions pas les cocktails, les repas, les séjours dans les hôtels de luxe, etc.... ET surtout la COM - autrement dit, la propagande- dont les budgets explosent et dont le Canard a fait aussi état.
Bref, pendant que plus de 8 millions de personnes tirent le diable par la queue, eux se vautrent dans le luxe en puisant dans nos caisses sans compter !
Je vous ferai remarquer que c’est vous qui parlez de bons principes dans votre précédent commentaire et que personnellement je n’avais pas employé ce terme. Si vous relisez mon 1° commentaire, vous verrez que je me suis contentée de commenter votre article selon mon opinion personnelle, mais c’est vous qui m’avez prise à partie en le commentant. Ne soyez donc pas étonné que j’ y réponde dans le ton que vous avez employé !
Je suis dubitative quand je lis sous votre plume : « Se plaindre que les puissants du monde n’organisent pas les choses selon les bons principes me paraît au fond conservateur ».
Est-ce à dire qu’avoir de bons principes est démodé aujourd’hui, et que pour être « in » il faut en avoir de mauvais ?
Est-ce a dire que vous trouvez normal que les « puissants » aient le droits d’avoir des mauvais principes - ou pas de principes - au nom de leur puissance et que les 90% restant de la population n’ont que le droit de fermer leur gueule et de subir ?
Est-ce à dire que vous approuvez cet état de fait ? C’est cela que vous appelez la démocratie ?
Si les puissants avaient quelques bon principes nous ne serions pas dans la crise aujourd’hui.
Votre conception de la culture est très superficielle. Et l’exemple japonnais que vous prenez le démontre d’excellente façon. Certes les japonais étudient Chopin -pour « avoir un prix » - mais cela ne les fait pas pour autant se sentir Français ou Européens, ils demeurent attachés à leur culture. Quand je lis des auteurs étrangers, je connais toutes les différences qui les séparent de mon identité et de « ma » culture. Les apprécier ne m’oblige aucunement à adopter leur nationalité et leurs coutumes ! Les sciences et techniques, quelque soit leur origine, sont des productions neutres qui peuvent réunir quelques personnes de nationalités différentes momentanément et dans un but très précis . Ils partageront des formules mathématiques mais pas forcément une certaine conception de la vie qui se rattache à chaque peuple en particulier.
Je ne sais pas ce que feraient les peuples s’ils n’étaient pas manipulés mais en revanche je sais ce que font les peuples quand ils sont manipulés : ils laissent s’établir une dictature et courbent l’échine.
Si vous êtes honnête vous reconnaitrez que beaucoup de peuples européens auraient voté « non » au traité constitutionnel mais qu’on s’est bien gardé, dans nombre de pays, de faire un référendum et que ce traité a, en majorité, été signé par des politiques en assemblée nationale pour justement empêcher les peuples de s’exprimer sur l’avenir qu’on leur réserve indépendamment de leur volonté.
Vous reconnaîtrez que les politiques se sont assis sur les 55% de « non » français signifiant par là que le peuple « souverain » compte pour du beurre aux yeux de ceux qui sont leur représentants. Alors, bonjour l’Europe des peuples ! C’est l’Europe de politiques au service des marchands, le peuple n’étant présent que dans la mesure où il sert les uns et les autres.
Si vouloir le bien général, et pas seulement celui de quelques particuliers, c’est se monter conservateur alors je suis conservateur. Avoir de bons principes serait-il devenu une tare au yeux des convaincus que l’Europe doit se faire en écrasant la volonté des peuples à disposer d’eux-même ?
Mais si être novateur, c’est vouloir l’Europe des marchands et des brigands en suivant aveuglément les propagandes politiques, je ne marche pas quelques soient les arguments tirés par les cheveux de culture ou de religion.
Il me semble que vous êtes, vous-même, légèrement manipulé par une idéologie