Plutôt que localisme qui a une connotation étriquée, je préfère le principe de subdisiarité : penser l’économie c’est étudier ce qui peut être produit et échangé au moindre coût en satisfaisant « décemment » les besoins de chacun. Il faut effectivement renverser la logique libérale qui prétend satisfaire tous par le jeu d’une concurrence universelle qui aboutit inexorablement au monopole des plus puissants en nombre de plus en plus réduit. Le protectionnisme ici reprend un sens positif : pour ne pas être prédateur il faut viser le maximum d’autonomie locale et importer ou exporter lorsque cela devient nécessaire dans le cadre d’échanges régulés par une instance internationale. Cette instance internationale à l’inverse de l’OMC n’aurait pas pour objectif de libéraliser les échanges mais de les contrôler pour qu’ils ne nuisent pas à l’équilibre général. On m’objectera que c’est de l’utopie, peut-être, mais une utopie à explorer.
La débile précise que ses propos correspondent à l’exacte réalité des faits : elle n’a ni inventé les cadeaux fiscaux, ni l’enrôlement des intellectuels en mal de notoriété ni les déclarations que Val profèrent tous les vendredi matin sur France Inter.
LesSarkozystes , outre les nantis qui bénéficient des largesses fiscales,c e sont tous ceux qui frétillent dans le sillage médiatique du président en partageant sa belle histoire.
L’emblème est aujourd’hui Philippe Val, hier encore " impertinent " journaliste, devenu aujourd’hui imprécateur de la pensée néo conservatrice au nom d’un humanisme de pacotille. Il est logique que sa bonne volonté soit récompensée, il pourra faire régner sur les ondes son terrlorisme intellectuel. BHL n’a qu’a bien se tenir !
Opposer le fusil et la brique me paraît vain et la radicalité pragmatique peu consistante : on peut se perdre et désespérer dans des mouvements associatifs qui épuisent leurs acteurs et découragent leurs sympathisants.
Bravo pour l’économie solidaire, les MAPA, les initiatives alternatives locales à condition qu"elles soient reliées à une stratégie politique d’affrontement du système auquel elles veulent se substituer. Le témoignage de la solidarité ne suffit pas pour la faire triompher.
Ce n’est pas la brique contre le fusil ni l’inverse. L’engagement politique nécessite une stratégie et pas seulement une expérience. Si on veut changer la société, il faut aussi lutter contre les injustices et les inégalités et donner à ce combat une perspactive politique et sociale.
Les expériences alternatives seules sont vouées à un isolement et un élitisme utopiques.