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Elisa

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  • Premier article le 29/07/2010
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Derniers commentaires



  • Elisa 10 mars 2009 14:06

    Le terme alter-capitaliste me paraît être fort ambigu.

    Soit il désigne une alternative au capitalisme et la différence entre anti-capitaliste et alter-capitaliste relève d’une distinction plus rhétorique que fondamentale : si on vise un autre système cela veut dire que l’on combat le précédent.

    Soit il s’agit d’un autre capitalisme et là on change de camp et de projet.




  • Elisa 6 mars 2009 17:12

    Que de poncifs, tout y est, le syndrome du mâle blanc, les femmes au placard, aux postes clés, hommes vieux et blancs, etc....avec en exergue l’exigence de parité. Mais pourquoi n’est-on pas aussi pointilleux sur l’origine sociale, la diversité culturelle, le handicap ...

    En fait la parité et la diversité ne seront effectives que lorsqu’elles ne feront pas l’objet d’une institution mais la résultante silencieuse d’une pratique courante. Tant qu’on pourra soupçonner que la présence d’un tel à un poste est due à une équilibration de sexe ou d’origine, c’est la personne elle-même qui sera mise en doute.Plus grave encore, être choisi pour des raisons paritaire, c’est être nié dans son identité et réduit à son appartenance.



  • Elisa 6 mars 2009 11:07

    Méritocratie : un truisme, un rideau de fumée ou une remise en cause des droits de l’Homme ?

    Un truisme : que le mérite soit récompensé est une évidence absolue du même ordre que travailler plus pour gagner plus. Qui prétendrait baisser le salaire de quelqu’un qui travaille plus longtemps ? personne et pourtant... la délocalisation n’est-ce pas cela ? la réduction du salaire différé (déremboursement santé, allongement de durée de cotisation retraite, etc...)n’est-ce pas aussi cela ?
    Ne pas récompenser quelqu’un qui a fait un effort ou qui n’a pas rechigné devant des exigences professionnelles proches de l’inhumanité, quoi de plus scandaleux et pourtant..., c’est devenu la norme pour le patronat et les principaux actionnaires.

    Un rideau de fumée : parler de méritocratie c’est masquer l’origine sociale dominante de la réussite en mettant en exergue des cas de réussites isolées issus de milieux défavorisés. Ce n’est pas parce que une Dati ou un beur ont réussi à faire carrière qu’on peut parler d’un progrès de justice sociale et d’une réduction des in égalités. On pourra observer de plus que ce que la pensée dominante nomme « mérite » dans ce cas là, c’est presque toujours une réussite individuelle et entreprenariale, sont méritants ceux qui ont rejoint le capitalisme même si souvent il s’agit de « tout petits » capitalistes, il ne faut tout de même pas prétendre jouer dans le même camp.

     

    Une remise en cause des droits de l’Homme : la méritocratie, c’est l’argument récurrent des privilégiés pour cantonner le peuple dans les réussites individuelles et exceptionnelles. C’est un moyen de se prémunir des classes « dangereuses » en apprivoisant quelques uns d’entre eux qui deviennent l’emblème de la réussite. Ainsi sont stigmatisées les luttes collectives et les solidarités au profit de l’ambition individuelle érigée en vertu.

    La société est considérée comme une arène de compétitions individuelles et non plus comme un espace dans lequel la solidarité et le respect des droits garantissent à chacun la dignité humaine.



  • Elisa 5 mars 2009 16:38

    Quel ratage de la part de DSK : la vanne de Guillon aurait pu être au contraire pain-bénit pour un don juan plus très jeune.

    Il lui suffisait de dire qu’il était flatté d’un tel hommage à ses capacité et l’affaire était oubliée aussitôt. On passait à autre chose.

    Mais peut-être ne voulait-il pas être oublié !



  • Elisa 4 mars 2009 18:27

    Une critique bien venue du PS mais qui n’offre pas véritablement d’alternative.

    Il ne faut pas seulement dénoncer les boutiquiers mais la boutique elle-même : nous sommes à un tournant du PS proche de la fin de la SFIO.

    La "maison commune" PS a échoué sur tous les tableaux :

    Au pouvoir elle a été incapable de faire sortir la France du système capitaliste probablement parce que les socialistes ne le voulaient pas invoquant les lois d’airain de l’économie libérale.

     

    Les mesures positives qui ont été prises ’(CMU, relèvement des salaires dans la fonction publique, etc...) ne compensent pas l’aggravation de la logique libérale,(privatisations, dérèglementation).

     

    Sur le plan européen ils ont défendu une constitution qui ouvrait la voie à une remise en question des services publics et des solidarités au nom de la libre concurrence.

     

    Au niveau international ils ne se sont jamais désolidarisés de la politique impérialiste de Bush père Clinton et Bush fils et de leurs proches alliés.

     

    Enfin ils ont entériné dans leur dernière charte le principe du libre marché dont on a pu observer les résultats depuis septembre 2008.

     

    Ayant abandonné la perspective d’une alternative politique, le PS est contraint de s’opposer anecdotiquement au pouvoir en place et de s’affirmer de gauche uniquement pour nouer des alliances électorales.

     

    Il a failli dans ses choix théoriques et dans sa stratégie politique.

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