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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 3 février 2018 13:24

    @kelenborn

    Bon, j’ai fait mes études primaires dans les années cinquante : mon instituteur s’imposait naturellement sans avoir besoin de distribuer des taloches ni de jouer de la règle sur les doigts, il s’imposait naturellement, il était le maître incontesté et nous faisait rentrer dans la tête les règles de la langue française à coup d’exercices et de dictées.

    C’était peut-être bête comme système comme l’est tout exercice basé sur la répétition mais aucun d’entre nous n’ayant la science infuse, c’était encore le meilleur moyen d’arriver à sortir un maximum d’élèves aux épreuves terminales de l’examen cantonal.

    Il n’y avait pas d’immigrés, certes, mais il y avait des enfants qui grandissaient dans des milieux illettrés voire analphabètes, dont la seule culture était religieuse c’est-à-dire catholique et qui, tant bien que mal, étaient guidés sur les chemins du savoir.

    Avec des résultats contrastés comme il y en a dans tous les groupes humains où chacun a des capacités différentes.

    Mais mon instituteur ( qui faisait toutes les classes réunies dans un même local, ça faisait tout de même une trentaine de sujets, ce qui serait jugé aberrant aujourd’hui ) maîtrisait son sujet, il avait fait le choix de l’école normale un peu par idéalisme sans doute et peut-être aussi parce qu’il ne se sentait pas les épaules assez solides pour entamer un cursus plus prestigieux et surtout il était respecté par la population car il faisait naturellement partie de l’élite du village.

    Ce ne sont pas les élèves qui sont responsables du délabrement de la fonction, c’est d’abord ceux qui, de réformes en réformes, ont saccagé ce qui fonctionnait bien et qui d’abandons en abandons ont conduit à la réalité de maîtres incompétents, veules, soumis à leurs élèves et à des directives sans fondement.

    Le cas de ce lycée toulousain où une bande de voyous fait la loi pose davantage la responsabilité de l’encadrement que celle de ces élèves pris dans l’engrenage que leur donne un vertige de puissance, alors que, face à un direction dotée des moyens de la discipline et surtout de la volonté d’en user, ils ne sont rien. 



  • Elliot Elliot 2 février 2018 13:59

    Ce que le rapport Bergé, pour ce que j’en sais, met en avant c’est in fine l’inadéquation entre la formation dispensée et les attentes des chefs d’entreprise qui voudraient des merles blancs payés au lance-pierre. Le tout noyé dans les circonlocutions d’usage dans ce genre d’exercice qui vise surtout la galerie pour donner l’impression d’une réflexion de fond.

    Malheureusement les écoles sont soit grandes pour quelques unes soit médiocres pour la plupart et livrent soit des éléments formatés sans réelle valeur soit des laissés pour compte qui arrachent un diplôme sans vraie valeur marchande.

    Chacun sait pour l’avoir vécu lui-même ou pour avoir pu par personne interposée s’en rendre compte que le niveau du corps enseignant est lui-même en chute libre, c’est l’inculture des écoliers qui le tire vers le fond.

    Il n’est donc en quelque sorte pas anormal que les élèves qui survivent à leur enseignement routinier ne soient pas des foudres de guerres voire restent des cancres absolus pour lesquels le marché du travail n’offrent guère de perspectives à la hauteur de leurs ambitions qui sont indirectement proportionnelles à leur intrinsèque médiocrité.

    Ce n‘est pas d’hier mais d’avant-hier que l’orthographe est devenue la parente pauvre du cours de français et que les enseignants chargés de répandre la bonne parole sont eux-mêmes trop souvent défaillants dans la connaissance de la langue pour en transmettre les règles, je ne parle même pas des subtilités.

    La qualité des formateurs est le préalable nécessaire sinon suffisant pour appeler à la connaissance de jeunes têtes.

    Je cite souvent mon grand-père qui n‘avait fait que ses primaires ( comme on les appelait à l’époque )et encore en apportant son aide en saison aux travaux des champs et qui écrivait sans faute. Des phrases simples qui n’étaient pas de grande facture littéraire mais elles allaient à l’essentiel sans tordre la syntaxe.

    Sa culture était certes limitée aux grands noms du Panthéon des arts et littérature et aux illustrations du roman national, ce qui est encore énorme quand des diplômés ne savent même plus qui est Robespierre ou n’y voient qu’une station du RER où que sais-je...

    Chacun connaît malheureusement autour de soi de super-diplômés qui ne peuvent en dire autant.

    Alors je pense qu’il faut réhabiliter l’ enseignement fondamental et donner aux instituteurs à la fois des moyens et la considération notamment salariale qui s’impose pour ceux qui sont au premier rang de l’affermissement de la langue pour les jeunes esprits.

    Toute mesure qui va dans ce sens et dont on n’évaluera les résultats probants que dans quelques années me semble valable, rapport Bergé ou pas. 



  • Elliot Elliot 26 janvier 2018 20:16

    En premier lieu, il faut reconnaître que le coup publicitaire pour Intermarché est réussi.

    On a parlé des bousculades et des conflits dans leurs magasins à tous les JT et tout cela gratuitement, si l’on peut dire, car si vente des pots de Nutella avec une décote aussi extravagante signifie un cadeau aux acheteurs et une perte de recette pour la chaîne, cette perte est largement compensée par l’afflux d’acheteurs qui ont probablement ajouté d’autres achats à leurs pots de Nutella, annulant en fait le déficit provisoire occasionné par le coup publicitaire. 

    Et de toute manière, au coût de la minute de publicité passer dans un téléjournal sans débourser un liard reste un coup fumant.

    D’un autre côté, on peut s’interroger sur la santé matérielle de ces gens qui se disputent des pots de Nutella comme s’il s’agissait de louis d’or et qui en viennent parfois aux mains pour un gain qui ne se chiffrera jamais, dans le meilleur des cas, qu’à moins de 10 €.

    Si l’on voulait avoir une photographie de l’état de cette frange de la France qui peine à joindre les deux bouts et se précipite pour bénéficier d’une offre appelée vulgairement canon, on l’a eue grâce à Intermarché et les conclusions à en tirer ne plaident pas en faveur de toutes les politiques sociales qui ont été menées depuis des décennies.

    Une partie de la France est de plus en plus nécessiteuse et perd jusqu’à la fierté de soi et malheureusement cela on le savait déjà avec le soutien irrationnel à une Extrême-Droite qui est un remède pire que le mal.



  • Elliot Elliot 26 janvier 2018 13:47

    @Ouam


    Je vous réponds bien qu’avec répugnance : en Belgique existe 

     l’Aide Médicale Urgente (AMU) (A.R. du 12 décembre 1996)
      Que couvre cette réglementations de paiement ? 
    • Aide à caractère exclusivement médical – PREVENTIF, CURATIF / ambulatoire + hospitalisation • Urgent = nécessaire : consultations chez un généraliste, dentiste, spécialiste…, examens, médicaments, interventions… • Nomenclature INAMI (exigé pour le remboursement du SPP IS au CPAS) 
     Conditions 
    • L’intéressé doit résider illégalement sur le territoire
     • Il doit être nécessiteux
     • Un médecin doit certifier qu’il s’agit d’une aide médicale urgente.
    Et à ma connaissance, on n’en fait pas tout un foin comme en France, pays des Droits de l’homme qui semble s’éloigner à grande vitesse de ses valeurs républicaines.
    Ce qui n’est pas étonnant avec des zouaves tels que vous. 


  • Elliot Elliot 25 janvier 2018 16:27

    Yann Moix n’est pas spécialement ma tasse de thé, je le trouve parfois exagérément obscur dans ses interventions sur le plateau d’ONPC.
    J’ai écrit obscur parce que je ne le soupçonne pas d’être malhonnête et de tomber dans le travers de Christine Angot qui, trop souvent, fait valoir dans ses éreintements la profonde antipathie qu’elle éprouve pour celui qu’elle soumet à son regard critique.

    On sent aussi trop souvent chez elle une approche qui n’est pas fort rigoureuse comme si elle n’avait fait que survoler sans réellement l’approfondir l’oeuvre des malheureux qui ont l’inconscience d’aller dans cette pétaudière.

    Yann Moix donne l’impression d’un travail plus achevé mais parfois les mots pour dire son sentiment ne lui viennent pas facilement et se perdent dans des digressions fumeuses dont on peine à tirer la substantifique moelle.

    Pourtant dans sa lettre ouverte à Macron, il apporte un témoignage poignant car vérifié sur place de toutes les vexations que font subir – sur ordre ? - les forces de l’ordre aux migrants et qui étaient rapportées par les médias non soumis aux directives du pouvoir.

    En l’occurrence, certains agents de l’état ne font pas toujours preuve de respect dans d’autres circonstances, c’est un mal lié à l’autorité dont certains ont tendance à abuser..

    Tchékhov qui a si bien décrit les travers de la bureaucratie russe de son époque et son irrépressible tropisme à faire valoir son pouvoir sur ceux qui en sont dépourvus aurait de quoi alimenter sa verve avec les comportements que l’on peut relever partout sur le territoire français et dans beaucoup de conditions de la vie.

    On ne voit d’ailleurs pas à quoi de positif pourrait mener une telle politique que caractérise la seule noirceur de ceux qui la dirigent : enlever leurs couvertures ou leur abris à des migrants ne les fera pas disparaître du paysage comme par enchantement car des gens qui ont risqué leur vie pour arriver au seuil de la terre promise qui n’est pas la France mais l’Angleterre ont un courage qui ne saurait se laisser impressionner par des avanies aussi vulgaires

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