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eric

Travailleur émigré en russie

Tableau de bord

  • Premier article le 06/01/2009
  • Modérateur depuis le 14/05/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • eric 22 octobre 2011 06:29

    J’ajoute qu’en un temps ou " 8 millions de français vivent en dessous du seuil de pauvreté et tra la li et tralala) on peut se demander si l’urgence sociale est d’utiliser le peu d’argent public qui nous reste pour financer la consommation de postiers dont une bonne part du boulot consiste désormais à distribuer des prospectus commerciaux destinés à pousser à la consommation ou d’arrondir les fins de mois de ceux de nos compatriotes qui sont au bord de l’inanition. Dans un village ou il n’y a plus assez d’habitants pour faire vivre un boulanger, il serait peut être plus social de subventionner le boulanger que la poste. Après tout, recevoir du papier à domicile n’est pas un droit de l’homme, manger si.



  • eric 22 octobre 2011 06:16

    Il me semble que la gauche à déjà disparue en tant qu’horizon intellectuel comme en témoigne cet article et ces commentaires.
    1) Hollande était le plus à gauche des candidats : si on regarde de prêt les divergences entre eux, les Aubry et autres Montebourg proposaient des mesures purement symboliques, ou totalement irréalistes pour se positionner. Taxer les traders , 3000 personnes qui peuvent demain déménager à Londres ? C’est se faire plaisir pour pas cher et sans impact réel.
    Hollande lui, c’est du lourd dans le contraignant : rétablissement de la carte scolaire imposée désormais au privé. Du lourd dans le fiscal : la réorganisation des impôts avec intégration de la CSG et prélèvement à la source, c’est la possibilité d’accroître la pression fiscale sur l’ensemble de la population en douceur. Et tout est à l’avenant.
    Qui peut imaginer que Jospin, avec sa culture Trotskiste aurait confié l’appareil à un mou idéologique ?
    Staline aussi avait toujours un positionnement centre droit et tous les autres se foutaient de son manque de charisme et de brio intellectuel...
    Avec Hollande, la gauche, les gauches, ont certainement le candidat qu’elles méritent, mais elles ne semblent même plus capable de s’en apercevoir...

    Maintenant Aubry a tout dit en une phrase. 55 à 60% d’intentions de vote à droite au premier tour, et alors qu’il n’y a pas encore vraiment de candidat centriste....et que le principal candidat de gauche est contraint de faire semblant d’être un modéré pour avoir un espoir de passer !

    Gagner pour exister ! Pas exister pour gagner. Tout est dit. Mais gagner pour quoi faire ?

    C’est cela la vraie question : un rejet franc, massif, historique des idées de gauche qui provoque comme seule et unique réaction, comment faire semblant de... pour gagner quand même et pas que devrions nous renouveler pour être a nouveau audible dans la société.
    On le voit ici, toute la gauche à conscience qu’une victoire ne dépendra pas d’idées ou d’un projet mobilisateur mais d’un subtil concours de circonstance ou fialement, le contexte international,le score de Madame Le Pen les états d’âmes de certains centristes seront déterminant.

    Avec cet aveu, Aubry admet la réalité de la gauche aujourd’hui : un lobby de gens émargeant à la dépense publique dont le seul projet est de persévérer dans l’être.

    C’est pourquoi même une victoire de Hollande sera en définitive une défaite de la gauche, même si il est plus socialiste qu’il ne veut bien le laisser croire. On ne réforme pas en profondeur un pays quand on est sociologiquement minoritaire d’une part, et que l’on n’a pas de vrai projet hors augmenter les impôts et les dépenses d’autres part.

    La seule différence avec 81 est qu’une partie de la gauche a apprit à compter. Elle ne fera plus dans les délire flamboyant couteux et rapidement voués à l’échec. Elle se concentrera sur la satisfaction des intérêts de classe de son électorat de base ( des crédits des postes pour les fonctionnaires statutaires, y compris si besoin est aux détriments des supplétifs de la fonction publique qui sont eux, un vivier de l’extrême gauche)

    Un éventuel quinquennat Hollandiste ne sera pas comparable à quinquennat stalinien mais bien à une période de stagnation de type Brejnévienne.

    Maintenant, il reste une campagne à faire et on peut compter sur la gauche de gauche pour contraindre Hollande à s’engager sur son destin financier ( financement associatifs, etc...) et idéologique ( centrale nucléaire) et il est trop ric rac pour ne pas répondre. Je ne le voit pas tenir 6 mois en promettant des choses contradictoires face à un candidat qui aura le double avantage d’être libre de sa cohérence intellectuelle et de son projet et d’être quand même un peu plus charismatique....sauf a refuser tout débat autant avec les uns qu’avec l’autre et par la même à se marginaliser.
    D’un autre côté, notre pays est tellement conservateur qu’il n’est même pas gagné qu’une nouvelle défaite de la gauche réussise même à la faire enfin sortir de ses archaïsmes.



  • eric 22 octobre 2011 05:26

    C’est ben vrai ça !

    Bref, à l’heure de l’internet, l’auteur qui j’imagine, comme tous le monde envoie 90% de sa correspondance sur le net, à comme principaux arguments pour ne pas rationaliser la poste,

    1) l’idée que 11 700 postiers en moins diminuent la consommation et donc ont un effet dépressif sur l’économie...Pourquoi pas refuser les impôts supplémentaires en période de crise sur les hauts salaires au motif qu’ils vont dépenser moins et investir moins ? Compte tenu des salaires respectifs, et de ce point de vue, la seconde mesure est clairement plus dommageable pour notre économie...

    2) Que les taux de suicides, qui ont toujours été élevés à la poste, et notamment, depuis la privatisation de France Télécom, supérieurs à ces derniers, créant une forte incitation à la privatisation de la poste, ne serait-ce que par égard pour nos postiers, auraient changés de nature depuis que le statut à changé ( en mars...) Rappelons que les dits taux sont encore plus élevés à l’éducation nationale et depuis toujours... Privatiser l’école pour sauver nos profs ?

    3) L’éternel argument sur les services publics "qui n’ont pas de prix" et qui vise en général à passer sous silence qu’ils ont un cout.

    Il fût un temps ou il existait un service public consistant à mettre à disposition des femmes des lavoirs publics. Fantastique en terme de convivialité, de proximité d’échange, de lien social. Bon, les préposés chargés de les suivre ont disparu. Que d’emplois perdus ! Et puis en bilan carbone je vous dit pas. A l’heure de la parité, rouvrons nos lavoirs mais à la stricte condition qu’ils soient mixtes et à base de lessive biodégradables produites par de petits producteurs de proximité ( voir programme du PS).
    Avantages collatéraux : économies d’énergie. Dénucléarisation : 40 millions de machines à laver en moins, combien de centrales fermées ? A raison de 2 heures par jour en moyenne, moins de temps à « s’abêtir devant TF1 », grande convivialité, hausse prévisible de la démographie ? Créations d’emplois publics massives (une poste par village mais plusieurs lavoirs !) Égalité et mixité sociale (les gens sont prêt à envoyer leurs enfants dans une école privé à perpète, pas à déménager leur linge tous les jours à des kilomètres).. Possibilité d’une "fiscalité écologique incitative sur les machines à laver" pour financer les emplois créés. Démondialisation ( la plupart des machines à laver son importées !) Améliorations générale de la santé publique ( plus d’exercice physique). Sauvegarde d’un savoir faire et d’une culture traditionnel en voie de disparition. Valorisation de la filière bois (lessives à base de cendre, renouvelables et durables et autobioselfparellesmêmesdégradables), relance de la construction et de la chanson (on cantait dans les lavoirs), baisse de la spéculation immobilière (préemption des surfaces constructibles en centre ville pour remplacer les lavoirs détruits. Centre de rééducation par le travail pour ceux qui n’auraient pas la technique ou le prétendraient par une mauvaise volonté clairement politique visant à saboter cette marche vers le progrès progressiste.

    En 2012, avec Cabänel, votons mère Denis !



  • eric 22 octobre 2011 04:23

    La question n’est pas primaire ou pas, mais comment elles sont organisées et quelle sens elles ont :

    Ici : le programme est prédéterminé en petit cénacles fermés, suivant les délicates balances des sous tendances et des négociations internes et externes avec alliés potentiels.
    Il est voté par les candidats qui sont tous d’accord...

    7 candidats pour un seul programme, et vous arrivez à prendre cela au sérieux ?

    Ils se livrent à des débats pour se démarquer de ce programme consensuel.

    Le corps électoral n’est pas citoyen : le « droit de vote » n’implique aucune responsabilité et en tout premier lieu même pas celle d’assumer les conséquences de son vote.

    On demande donc l’avis de ceux qui connaissent moins le parti, les candidats et le programme que les militants. Qui ne sont même pas nécessairement des électeurs potentiels du parti.
    Mais c’est aussi pour faire face à l’incapacité récurrente du parti à désigner ses candidats et à produire ses programmes en toute transparence démocratique.

    L’article 4 de la constitution précise que les partis contribuent à l’expression du suffrage. Ici c’est l’inverse, on demande à un suffrage peu déterminé de contribuer à l’expression d’un parti.

    Cette délimitation des ayants droit revient à faire choisir le candidat du parti, voir sa ligne idéologique, par des gens qui lui sont même éventuellement hostiles. C’est complètement irresponsable. C’est comme si on organisait un référendum sur le protectionnisme en France en faisant participer les Chinois en disant qu’après tout, ils sont concernés. Comme si il y avait des primaires UMP ou les alterécolobio et autres FN avaient la possibilité de s’exprimer. Tous le monde éclaterait de rire.

    A peine élu, par un collège sans légitimité démocratique, le principal candidat annonce qu’il va proposer son programme, différent de celui déterminé sur le parti, qui est réputé être le sien et qu’il a voté en interne avec ses collègues à l’unanimité. Ses lieutenant demandent une remise en cause des pouvoirs interne au parti au mépris de ses propres règles démocratiques internes. Un des motifs, étant qu’ils n’ont pas confiance dans les amis de la candidate battue sur le même programme, pour mettre à la disposition du candidat les moyens du parti....

    Le principal résultat étant que, comme la dernière fois, le parti se retrouve avec un candidat choisit par les sondages, sans programme ( puisqu’il veut revenir sur celui qu’il à voté), menteur ( pour la même raison) essentiellement du fait d’un vote utile.

    Avec un système de ce genre, Balladur eut été le candidat officiel du RPR....On a vu le résultat.

    La droite en France a toujours été le principal rempart des principes démocratiques face à une gauche partagée entre lâcheté et surmoi totalitaire. C’est un général de droite qui s’est levé seul contre un maréchal radical socialiste entouré massivement de collaborateurs issus du front populaire. C’est le même général qui a renvoyé les putschistes dans leurs casernes. Qui a démissionné de la présidence face à un désaveux populaire sur un simple référendum au lieu de s’accrocher à sa place face à un rejet massif aux législatives introduisant un facheux précédent.
    J’espère bien qu’elle saura rester fidèle à ses traditions et ne se livrera pas à ces caricatures délétères de démocratie.



  • eric 21 octobre 2011 23:01

    C’était la moindre des choses ! Nous somme menacés par un archaïsme dont on pouvait penser que 81 nous avait durablement vacciné. Le principal parti d’opposition revient à des pratiques a-démocratiques inquiétantes. Il est normal que les représentant de la majorité décident de faire le point. On avait la démocratie libérale avec différents candidats ayant chacun un programme à proposer à des citoyens ayant le droit de vote et la responsabilité d’assumer les conséquences de leurs choix. On avait le système soviétique avec un seul candidat et un seul programme et l’obligation de voter. On a désormais un alien. Une élection ou votent des gens qui ne sont pas responsables de leur vote ( 30% des participants n’ont pas l’intention de voter pour un candidat socialiste au premier tour... !) 7 candidats différents pour un seul programme décidé à l’unanimité. C’est à dire un peopolisation absolue d’une élections. Chaque candidat se distingue par les distances qu’il prend avec le programme voté à l’unanimité donc par sa capacité à ne pas tenir ses engagments. L’élu commence immédiatement à travailler sur un programme différent de celui qu’il a voté à l’unanimité et sur lequel il s’est fait élire ( voir le communiqué de Sapin)
    Quand au programme voté à l’unanimité lui même, ce n’est même plus la peine d’en parler puisqu’il parait que ce ne serait plus vraiment celui du candidat élu.

    Il est non seulement légitime, mais éminemment souhaitable que la majorité se penche sur la nouvelle donne que constitue cette régression dans la démocratie pour en informer les français.

    A noter, la régression parallèle dans le vocabulaire dont cet article est une illustration. La comparaison d’adversaire politique à des « chiens » n’étant pas sans nous rappeller les différentes heures les plus noires de notre histoire.

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