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eric

Travailleur émigré en russie

Tableau de bord

  • Premier article le 06/01/2009
  • Modérateur depuis le 14/05/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • eric 19 septembre 2011 06:19

    A ouallons nous, je veux bien que nous soyons dans le cadre du "journalisme citoyen et qu’un peu de n’importe quoi égaye les débats mais quand même, que ce traite signé en 1949 résulte de la volonté d’un seul français né en 1955 vous y allez un peu fort dans la gaité...



  • eric 19 septembre 2011 06:06

    Un peu après la bataille, je voudrai ajouter un aspect a cette polémique parce qu’il me semble qu’il est assez exotique pour des français pour qu’ils puissent passer à coté....

    Ce chant est en réalité surtout parfaitement typique de l’hymnologie et de la théologie protestante en général, dans sa variante calviniste en particulier et au sein de celle ci dans la sensibilité évangélique.

    Avant de devenir pasteur anglican après pas mal de difficultés, l’auteur s’est convertit ( reconvertit , « born again ») en gros dans la sensibilité religieuse de sa mère.

    Il parle de la grâce, dont la théologie est à la base de la réforme introduite par Luther.

    Sur le plan musical, le protestantisme, conserve une part de la grande musique religieuse catholique (« peuple fidèle par exemple ») Il aura aussi sa « grande musique » (Bach, etc...). Mais comme il s’agit aussi de mettre le religieux à la porté de tous par l’usage de la langue locale, de le vivre au quotidien et non dans des moments spécifiquement religieux, partout, il a recours aux tradition musicales populaires locales.
    Les grands tubes que l’on retrouve partout sont des psaumes huguenot, mis en musique par Goudimel sur des traduction de Clément Marot, des psalmodies Moraves inspirées des chants populaires tchèques, des négro spirituals, qui sur le plan musical sont au moins autant européens qu’africains, au dix-neuvième des chants eux aussi inspirés par l’époque ou le lieu ( ainsi le cantique dit, « le petit chinois » inspiré par la musique de ce pays dans le cadre des missions et aujourd’hui, du Rock chrétien sans parler des chants des missions évangéliques tziganes ou de ceux des Karens ou des indiens mosquitos, justement évangélisé par les frères Moraves.
    Il est clair que parmi les plus populaires, il y a ceux produit par des populations ou des individus dans la difficultés et qui connaissent une rédemption par la grâce et ceux qui parlent de l’écriture. Au premier rang évidemment les psaumes qui sont l’expérience générique en quelque sorte de la persécution et de la rédemption.

    Il est en générale difficile d’expliquer à des français héritiers d’une tradition cesaro-papiste jusque dans ses formes d’athéisme, la notion d’unité et de diversité dans le protestantisme. Il y a des centaines de sensibilités variant sur des détails. Une unité théologique sur les grandes affirmations de la réforme.

    Ce dont parle ce chant, c’est l’expérience du pécheur touché par la grâce au fond de son péché.
    Il y a dans le protestantisme, des « libéraux » au sens théologique du terme, pour lesquels l’existence même du christ est en débat, des fondamentalistes pour lesquels il est présent dans tous les moments de vie quotidienne jusqu’à la caricature. Mais tous cela fait parti d ’une vaste culture commune. D’une même sensibilité.
    Dans l’hymne en question chaque protestant reconnait une expérience qui a été la sienne ou celle de certains des ses ancêtres ou prédécesseurs.

    A la commémoration, Bush, qui est « born again » ou Obama, qui a longtemps travaillé dans une église évangélique, reconnaissent leurs propres expériences personnelles.

    Dans ma paroisse multi dénominationelle et panafricaine de Moscou, on chante tous cela. On chante en français l’hymne national anglais et l’allemand qui sont à l’origine des cantiques, on chante un truc apporté par un paroissien de passage dont plus personne ne sait en quelle langue africaine il est écrit, les psaumes de clément Marot des négro spirituals, des hymnes baptistes et évangéliques etc....
    En cherchant un peu sur le net, on peut trouver des étudiants arabes de l’université américaine de Beyrouth, chantant en français l’attente de SIon, des Hongrois chantant du Goudimel, des Chœurs Cosaques entonnant une psalmodie morave, etc....

    Dans ces conditions, savoir si la musique est d’origine celte ou africaine est évidemment de peu d’importance, mais il me semble que l’on passe un peu à côté de sa compréhension en ignorant sa signification religieuse et culturelle.



  • eric 18 septembre 2011 17:58

    Focalix

    Vous devriez lire l’article et mon commentaire, après on reprendra la discussion le cas échéant.

    En matière d’exclusion, je parle de ce nouveau terme de « citoyen » qui a remplacé « populaire » dans le jargon de gauche depuis que le gauche n’ose plus faire semblant de se prendre pour le peuple. Si ils prennent le soin d’en tartiner un peu partout, c’est avec la même idée qu’autrefois, si leurs initiatives sont citoyennes, alors c’est que celles des autres ne les seraient pas ou moins ? Toute initiative de n’importe quel citoyen français est par définition citoyenne. Et quand la gauche idéologique utilise un pléonasme, cela veut en général dire quelque chose.

     Je parle de la conception de la laïcité de Chalot et quelques autres. pas de la laicité en général. Et notamment pas de la laïcité telle qu’elle est définie par nos lois. On voit sur tous ces débats, toute sortes de guignols qui confondent leurs prurit anti clérical avec la laïcité républicaine, qui ne savent pas que le droit e chosir son école est un droit de l’homme, que le droit des religions a s’exprimer dans l’espace public est garantie par les textes et par l’état etc...

    Enfin l’agressivité à l’égard de l’école catholique, qui remplit les même missions que l’école laïque, mais pour moins cher, et avec plus de respect des élèves et des parents est effectivement un problème de concurrence et pas de laïcité. Ce qui est en jeu, c’est moins l’éventuelle éducation religieuse dans les école catho, que les fait que les gosses y échappent en partie au bourrage de crane qui caractérise l’EN et donc les colonnes des journaux sont pleine en ce moment, de la théorie des genres aux nouveaux programmes d’histoire etc...Sans parler de la propagande politique ouverte a laquelle de nombreux profs se livrent quotidiennement.
    Ce qui défrise les Chalot, ce n’est sans doute pas tant que ces éocles soient catho, mais c’est que les parents aient un choix.



  • eric 18 septembre 2011 17:36

    Jef 88, non, de Gaulle est sortie du commandement militaire intégré, mais ni du traité ni de l’organisation et la France est restée depuis le début, un membre actif et un des principaux contributeurs de l’OTAN.



  • eric 18 septembre 2011 03:37

    « Si l’objectif principal est de battre Sarkozy.... ! Tout est dit ou presque dans cette phrase.... »

    Il s’agit bien de devenir calife à la place du Calife. Le pouvoir pour le pouvoir. Et pour cela, tous les moyens seraient bons.

    On a donc des candidats, qui se distinguent par les positions qu’ils prennent en contradiction avec le programme commun décidé démocratiquement par leur propre parti. Cela commence bien.
    On peut classer ces distinguos en fonction de trois critères principaux :
    1) Les éléments de Sarkozismes repris par l’un ou l’autre candidat. Il s’agît d’assumer une réponse à une volonté populaire ou à une nécessité née du réel, même si cela va à l’encontre de la vulgate du parti. Une sorte de laïcité positive et de sécuritarrisme pour Royale, le sauvetage du système de retraite pour Valls. L’équilibre budgétaire pour Holland,
    2) Les tactiques d’alliance pour la prise du pouvoir : d’ailleurs c’est le fond de l’article et c’est la dessus qu’il commence. Avec le modem si cela permet de gagner au centre, avec la gauche si cela permet de gagner à gauche.
    Il apparait que les convictions n’ont absolument rien à voir là dedans, puisque ceux qui ont le plus de chance sont les plus favorables à un rapprochement avec le centre, parce qu’au second tour, c’est le seul moyen de gagner avec une gauche sociologiquement minoritaire. Ceux qui ont le moins de chance sont au contraire très à gauche parce seul une mobilisation sur leur gauche peut leur permettre de prendre le parti, la candidature et le premier tour.

    3) Les enjeux sociétaux : les seul vrais divergences interne aux PS parce qu’en réalité il n’y a pas de réels enjeux.

    Il faut admettre néanmoins qu’il y a une base commune : la hausse des impôts, mais pas seulement comme but en soi. Pour financer des poste supplémentaires.

    Au total, ces primaires sont à la fois courageuses et un peu pathétiques. Le PS est un parti de notables vieillissant et corporatistes. Un militant sur deux ou trois est un élu, en général issu du secteur public et parapublic, âgés, également engagé dans la vie syndicale. Le parti comprend qu’avec une telle homogénéité sociologique, il ne peut que proposer des candidats en porte à faux avec les attentes du reste de la société. C’est pourquoi, sans renoncer à sa principale revendication, des crédits et des postes pour sa base, il fait courageusement le choix d’en appeler au reste de la société pour qu’elle lui dise lequel de ses leader serait le moins éloigné des préoccupations de la population. D’ailleurs cela marche, et à chaque fois, le peuple lui propose le plus à droite, au moins au niveau de l’image, de ses candidats.
    En revanche, les partis sont censé contribuer à former l’opinion publique, à être des forces de proposition. Il est pathétique de voir ce qui fut un grand parti en être réduit à faire appel à l’extérieur pour savoir ce qu’il pourrait bien devoir dire pour être écouté, sinon entendu.
    Parce que fondamentalement, les primaires, c’est cela, la reconnaissance par la PS qu’il est incapable de se reconstruire de l’intérieur pour être à nouveau en prise avec la société.

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