Suivant les statistiques de l’INSEE en 2009, en ce qui concerne les moins de 24 ans, les causes de décès :
- imputables aux accidents de transports (route + train + avion + bateau + ...) représentent 0,8 % des causes de mortalité
- imputables aux cancers (tumeurs) représentent 29,8 %
- si on ne considère que les décès « causes externes » (non imputables à de la maladie en tout cas physiologiquement parlant), le suicide représente 2%, soit plus de 2 fois plus de les accidents de transports (qui concernent tous les transports et pas uniquement la route).
Alors, non Croa, les jeunes meurent de beaucoup d’autres choses en plus grosses proportions que la route.
Même si on doit faire en sorte qu’ils ne meurent pas sur la route non plus, il serait bon de ne pas négliger la recherche médical et même la renforcer.
Il faut donc arrêter la politique de non remplacement de fonctionnaires, car ce genre de délit doit être « constaté » par de vrais individus.
De la même manière que je l’ai soulevé plus haut, la réduction des morts par maladies cardiovasculaires ou cancers ne passe pas par une réduction des effectifs et de la qualité des soins.
- aux maladies cardio-vasculaires : 100 000 à 150 000
- aux cancers :150 000 à 200 000
- aux accidents de la route : 3 000 à 4 000
Mesures prisent par les gouvernements de droites ou de « gauches » (certains auront remarqué les guillemets et comprendront l’allusion ) :
- davantage de sanctions pour les excès de vitesse même minimes
- politique d’austérité taillant des les dépenses notamment sociale et de santé
Vous avez vu où la logique là dedans
Car si on défend qu’un mort est toujours un mort de trop, il serait bon d’avoir le même niveau d’exigence pour des causes de mortalités occasionnant 100 x plus de décès que les accidents de la route. Qu’en pensez-vous ?
NON, au contraire il revendique davantage de contrôles humains (présence des forces de l’ordre) sur des aspects sécuritaire non mis en avant par le tout-au-radar d’aujourd’hui :
- faire des contrôle d’alcoolémie plus souvent
- estimer les distances de sécurité qui font que paradoxalement celui qui respecte la vitesse risque sa vie si il ne tient pas compte du manque de réflexe de celui qui lui colle au c.l
- être plus intransigeant face au clignotant
- ....
Diriez-vous que ces mesures sont sans importances par rapport au seul contrôle de la vitesse ?
De plus, l’auteur prône-t-il l’abandon du radar ?
Là aussi, la réponse est NON.
Il ne s’agit même pas supprimer la vitesse normale de référence de 50 en ville et 130 sur autoroute, mais de viser l’emplacement même des radars où il est franchement dangereux et de les paramétrer en fonction de la fluidité de la circulation.
Ainsi, les catégories 3 réappuieront sur le champignon pour passer de 30 à 50 dans certaines zones où il était de toute façon exagéré de baisser la vitesse à ce point là, mais si elles décident d’aller au-delà seront de la même manière flashée.
Cerise sur le gâteau, les radars devenus obsolètes dans des zones où ils n’ont rien à y faire deviendront utile pour des zones où il n’y a pas de radars et qui sont réellement dangereuses.
Voudriez-vous priver les gens d’une sécurité plus efficace au seul motif que le boulot est partiellement fait ?
Est-ce qu’on parle du CDI parce que les syndicalistes sont en CDI, ou parce que sans CDI on ne peut pas vivre tout simplement ?
Il est évident qu’un capitaine sans bateau ne peut pas naviguer, et qu’un syndicaliste sans emploi ne peut pas représenter des employés.
Facile, ensuite de critiquer une représentativité des syndicats intimement liée au fait d’être en CDI.
Mais le plus grave, c’est que sans CDI on ne peut pas vivre « normalement ».
Ce n’est pas travailler à plein temps que les gens souhaitent avoir, c’est tout simplement vivre voir survivre.
Paradoxalement, le fait de demander à travailler en CDI c’est justement parce qu’idéologiquement le lien n’est pas rompu avec l’idée qu’il faille travailler beaucoup pour être bien rémunéré, et que les gens ne veulent pas apparaître comme des assistés.