J’avoue à avoir de la difficulté pour franchir le pas de l’acceptation de l’euthanasie comme le dernier rempart à la liberté individuelle de choisir.
A la vérité, je serais pour ma part tout à fait disposer à ce qu’on mette fin à des souffrances inutiles, sans réserves, à la condition de ne pas vivre dans nos sociétés « intéressées ».
Tout d’abord, faisons-nous suffisamment pour traiter la douleur ? La question semble toute bête, mais apparemment il n’est pas si évident que cela que toutes les douleurs soient bien traitées.
On peut être « diminué » et vouloir continuer de vivre (« survivre ») si on ne souffre plus.
Puis, que se passerait-il si le fils d’un président ou d’un notable devrait avoir une greffe pour pouvoir survivre et qu’on se rendrait compte que quelqu’un dans un état avancé pourrait être un donneur compatible ?
La tentation de faire « comme-si » il serait utile de mettre fin au souffrances de ce « donneur » serait-elle écartée dans le cas où il ne serait pas prouvé que tout à été tenté pour cet homme ?
Qu’on ne s’y méprenne pas, je suis comme beaucoup ici, sensible à la souffrance et a priori favorable à une personne d’être assistée pour mourir dignement, mais je n’ai aucune confiance dans la société actuelle qui risquerait d’utiliser l’euthanasie comme une exécution déguisée.
C’est marrant cet argument : ce n’est pas un riche qui fera se résorber le trou béant.
Mais cet argument il est encore plus valable quand il s’agit d’un pauvre non ?
Ce n’est pas un pauvre qui fera se résorber le trou béant.
J’entends bien, et je l’attends la remarque : oui mais les pauvres il y en a plus.
1°) Faire payer les pauvres, même si ils sont les plus nombreux, est complètement cynique et déplacé, puisque justement si l’état devrait intervenir c’est pour permettre que les pauvres soient moins pauvre.
2°) Mais surtout ...... patatra .... je vous le donne en mille : les 10% les plus riches sont plus riches que tous les autres. Conséquence, cette maxime entendu des milliers de fois, comme quoi la masse monétaire de tous les pauvres seraient supérieure à celle des riches est fausse, archi fausse.
Pour finir,
- quand on s’en est pris à B. Arnault , on a expliqué que lui tout seul ne pouvait pas boucher le trou
- quand on s’en est pris à Depardieu , on a expliqué que lui tout seul ne pouvait pas boucher le trou
- quand on s’en est pris à J. Halliday qui faisait de l’évasion fiscale, on a expliqué que lui tout seul ne pouvait pas boucher le trou
....
- quand on s’en est pris à divers notables qui faisaient de l’évasion fiscale, on a expliqué que eux tout seul ne pouvait pas boucher le trou
Il y a peut être quelque chose de vrai (quoi que certaines fortunes sont, comment dire, impressionnantes) dans ce constat, mais en les additionnant tous, on arrive à quelque chose de respectable dès lors que l’effort à consentir n’est pas « symbolique ».
Dans ma tête, toute simple, sans prétention, je suis capable de comprendre que pour atteindre la valeur de 100 par exemple j’ai meilleur temps,
d’additionner 30+29+28+..... et d’arrêter quand j’ai le compte, plutôt que
d’additionner 1+2+3+4+ .... et d’arrêter quand j’ai le compte.
Dans le 1er cas, j’arrive à la somme nécessaire (sans toutefois que le seul 30 = 100, on est d’accord) relativement rapidement en exonérant les petits montants,
dans le 2ème cas, j’arrive à la somme nécessaire en prenant beaucoup sur les petits montants et en exonérant les gros montants.
La logique c’est de mettre en oeuvre le 1er cas, et cela n’est pas négociable.
Désolé, pour ma façon de m’exprimer cavalière, mais les représentant des idées de gauche ont tout autant le droit d’être décomplexé
La tolérance zéro implique un degré de sévérité tel qu’il n’existera plus de barrière à commettre d’autres délits d’importance supérieure au délit que le délinquant à d’ors et déjà commis, puisque le peine maximale potentiellement prononçable est déjà atteinte.
Cela explique en partie, pourquoi aux Etats Unis, dans lesquels on trouve des états intransigeants en terme de sévérité des peines, dont la peine de mort, cela ne limite en aucune manière la violence.
Les Etats Unis sont aujourd’hui toujours un pays où la violence civile est la plus prononcée.
La quasi-totalité des métaux sont devenu de l’or dans notre économie mondialisée. Sinon pourquoi les hommes d’affaires comme Mittal se battent comme des lions pour ne rien céder ?
Un pervers narcissique accompli ou un sociopathe, se reconnaît à la propension qu’il a à défendre la Justesse des choses au détriment de la Justice.
Le risque empathique est plus important quand on aborde la Justice, pour laquelle il existe de facto une composante morale importante, que la défense du caractère factuel d’une formule mathématique qu’on rangera donc dans la thématique de la Justesse.
Ainsi pour s’éviter de justifier un manque d’affectivité, le pervers narcissique accompli ou sociopathe, préférera emprunter la raideur intellectuelle à l’honnêteté intellectuelle.
Il s’agit à n’en pas douter un exercice de perversion aboutie : on perverti l’intérêt de l’humain auprès de l’humain pour le déplacer vers les mesures techniques plus à même de justifier son désintérêt de la société humaniste pour le pragmatisme qu’on veut dès lors inattaquable idéologiquement.
Exemple : on fait passer l’idée qu’il est « crétin » de nationaliser même si cela peut sauver des emplois, ou tout du moins répondre à un peu de dignité humaine.