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  • krolik krolik 29 septembre 2008 17:27

    On ne prête qu’aux riches, mais on prête trop, que ce soit dans le monde de la finance ou dans le monde des coups tordus.
    Les "Keystone’s cop’s" ne sont pas les plus efficaces, les plus crédibles, mais ils sont les plus voyants, de là vient leur surnom attribué par les autres agence américaines de renseignement.
    Rappel : les "comic" de la grende époque du cinéma muet, Mac Sennett, Harold LLoyd, Buster Keaton travaillaient pour le compte du studia Keystone, ce studio employait un bon nombre de figurant habillés en flics, qui couraient avec des bâtons d’agent de police.. Les Keystone’s cops..
    Maintenant la CIA se déplace en Europe, et pas discètement.
    Je vous mets à suivre un article récent sur le sujet, aricle tiré d’un canard allemand.
    @+

    La CIA emménage à Berne ! Christophe Moser, Marcel Odermatt et Johannes von Dohnanyi, « SonntagsBlick » dimanche 21 septembre 2008,
    L’ambassade américaine à Berne est en passe de devenir une des centrales européennes des services secrets américains. « Très problématique », estime le conseiller national Dick Marty , spécialiste en la matière

    Berne, siège de l’ambassade américaine : un complexe de bâtiments sous haute surveillance où l’on ne peut pas pénétrer avec un sac, ni même avec son téléphone portable. Mais les procédures très strictes qui règlent l’entrée du bâtiment, les fenêtres assombries et les solides murs de béton ne servent pas seulement à assurer la sécurité physique des diplomates. Elles sont aussi là pour abriter dans la discrétion le travail des services secrets américains.

    L’ambassade de Berne est, comme toutes les autres ambassades des USA, un point d’appui inofficiel de la CIA. Ainsi, lorsque le Blick a dévoilé en 2006 les activités d’un espion américain, l’enquête a révélé que l’homme était le deuxième secrétaire d’ambassade pour les affaires politiques.

    Aujourd’hui cependant, des indices permettent d’affirmer que l’agence américaine veut agrandir ses activités en Suisse. L’ambassade de Berne devrait devenir une centrale de coordination des bureaux de liaisons de la CIA en Europe. C’est ce qu’indiquent des sources bien informées dans la capitale fédérale.

    Officiellement, la montée en puissance des activités de l’ambassade bernoise n’est commentée ni par les diplomates américains, ni par les services spécialisés de la police fédérale. Le porte-parole du Département des affaires étrangères de Micheline Calmy-Rey ne veut « pour l’heure pas prendre position ».

    Les projets américains confirment que Berne demeure, pour les services secrets US, un lieu privilégié. Lors de la Seconde Guerre mondiale déjà, la centrale de l’ancêtre de la CIA, l’OSS, était localisée dans la capitale fédérale.

    De Stuttgart à Berne Jusqu’à ce jour, les activités de la CIA étaient coordonnées depuis Stuttgart. La ville allemande avait l’avantage d’être proche d’une grande concentration de militaires puisqu’elle accueille le quartier général des forces armées US en Europe (EUCOM).

    Discrétion appréciée Aujourd’hui, les services secrets américains redécouvrent les avantages de la place helvétique. « Sa légendaire discrétion, liée à celle de sa place financière, est un atout important pour le déménagement de Stuttgart à Berne », commente un insider des services secrets.

    Confronté aux résultats de l’enquête du SonntagsBlick, le conseiller national radical Dick Marty, qui a été l’enquêteur spécial du Conseil de l’Europe dans l’affaire des transports spéciaux de prisonniers en Europe pour le compte de la CIA, réagit : « J’ai effectivement entendu parler de ces projets de déménagements. A l’évidence la CIA apprécie les conditions-cadres agréables de notre pays. » Les autorités suisses accorderaient d’ailleurs, selon Dick Marty, une confiance presque aveugle aux services secrets américains. Si aujourd’hui Berne devenait un centre d’échange pour les informations des services secrets, cela placerait notre pays dans une position critiquable : « Je considère cela comme très problématique », conclut le politicien.

    Traduction et adaptation : LMD



  • krolik krolik 29 septembre 2008 17:11

    D’un point de vue de la vie quotidienne il es vraisemblable que la vérification de l’existence du boson de Higgs n’apportera pas grand’chose.
    Mais de rassemble des milliers de scientifiques autour de grands projets en leur donnant les moyens ça crée toujours des retombées que l’on n’attendait pas.
    En voulant classer des documents du CERN sur informatique les informaticiens du CER ont développé RENATER l’ancêtre du Web.
    Et bien, le seul développement de RENATER justifie bien l’investissement fait dans le CERN, nous sommes concernés tous les jours.
    Il en sera certainement de même pour ITER, dont personnellement je ne pense pas que du bien, c’est encore plus "fumeux" que le LHC. Mais par exemple de vouloir développer une paroi du tore d’ITER , paroi qui sera finement étanche à l’intérieur et poreuse à l’extérieur pour laisser passer les ions d’hénim qui seront formés par le choc des neutrons sur la-dîte paron...J’ai du mal à envisager ce que peut être uen paroi étanche et poreuse à la fois, mais ce qu’il y a de sûr c’est que certains ont des idées sur le sujet et que les retombées des idées en question devront certainement avoir des conséquences sur notre vie de chaque jour.

    Mais pour le LHC, si l’on veut que nos petits enfants puissent dire un jour comme Mr Spock "Beam me up"...il faut bien en passer par là et aller les chercher ces nouvelles dimensions toroïdes.

    Mais pour l’instant le LHC est en panne, fuite d’une tonne d’hélium liquide servant à l’établissement de la température supracon des YBaCuO. Je n’ai pas l’idée du prix d’une tonne d’hélium liquide mais je suppose de l’ordre du prix d’un appartement à Paris..

    @+



  • krolik krolik 29 septembre 2008 16:01

    De fait dans le TNP il y a un problème de base :

    - Les pays "dotés" (de l’arme nucléaire) devaient aider les pays non "dotés" pour développer leur nucléaire civil. Moyennant quoi les pays développant leur nucléaire civil devaient se soumettre aux contrôle AIEA.

    Mais de facto l’aide aux pays désirant développer leur nucléaire civil ne s’est jamais réalisée, alors ils ont pris leurs voies propres.

    La Canada a été hautement proliférant avec la vente de CANDU dans quelques pays dont l’Inde.
    Les CANDU ont l’avantage de produire un "bon plutonium" militaire d’une part et de pouvoir être chargés-déchargés en fonctionnement avec la qualité optimale du plutonium. (ce qui n’est pas le cas des PWR en général et des EPR en particulier-très mauvais plutonium "à bombe". Les CANDU répondent aux mêmes fonctionnalités que les RBMK soviétiques et aux anciens UNGG français.

    D’un autre côté, laisser à la traîne du développement économique un pays comme l’Inde, qui s’ouvre au développement, et pays qui n’a pas de ressources naturelles, ce serait les encourager à vouloir aller prendre possession de territoires plus riches en ressources naturelles...

    Sur un autre aspect de l’article :
    L’auteur s’inquiète d’un possible accident futur dans le monde.
    Mais l’accident gravissime a eu lieu : à Epinal et personne n’a demandé la tête du patron de l’ASN, alors que l’accident se rait produit dans une centrale nucléaire on en parlerait chaque jour et trois fois pas jour et pendant au moins 20 ans.
    Le nucléaire médical c’est ce qu’il y a de plus dangereux :

    - utilisation de réacteurs haut flux pour produire les petits isotopes médicaux, réacteurs utilisant de l’uranium hautement enrichi de qualité parfaitement militaire.

    - faire une "bombe sale" rien de plus facile dans un centre hospitalier où l’on dispose de sources de 6000 curies de césium 137 (un curie égale 37 milliards de becquerels, faites la multiplication) avec deux pains de semtex au milieu de la nuit, malgré Vigipirate...

    - le transport des "petits colis". Un accident de radioprotection en France c’est un bagagiste de CDG qui s’est fait irradier il y a quelques années.

    - l’irradiation baladeuse par les couches culottes que l’on retrouve dans bennes à ordures et qui ne passent pas les balises des portiques de sécurité.

    - lorsque l’on fait un survey d’une ville avec un gammacaméra dans un hélico ce que l’on repère en premier ce sont les hôpitaux et les égouts.

    - Un nuage de tchernobyl d’un point de vue de liode 131 c’est 36 heures de rejets des hôpitaux français...

    - 27000 installations de radiographie dentaire en France et seulement 5% des formulaires légaux sont retournés aux autorités, formulaires qui font prendre en compte le risque radiologique. mais l’ASN et l’IRSN se font balader vers l’électronucléaire par des trucs comme la Criirad et ils en oublient les priorités de protection du public..
    Jusqu’au coup de semonce catastrophique d’Epinal. Et là l’ASN annonce qu’il faudra de 5 à 10 ans pour redresser la situation dans le domaine médical. Après une bonne dizaine d’années de laisser-aller.
    Si l’on veut protéger le public contre les dangers du nucléaire, il faut commencer par fermer le cycle du nucléaire médical. Je signe la pétition tout de suite.

    @+



  • krolik krolik 29 septembre 2008 15:19

    @ Thierry LEITZ.


    En ce qui concerne le développement des surgénérateurs (appelés Génération IV), il faut tout de même se rappeler que ce développement était inscrit dans l’arrêt de SuperPhénix.
    Je vous joins juste ci-après la réponse du Premier Ministre Lionel Jospin le 13 Mai 1999 à la question d’Alain Peyrefitte : Pourquoi avoir cassé SPX ?

    Réponse. - L’honorable parlementaire attire l’attention du Premier ministre sur l’arrêt du surgénérateur " Superphénix ". Conformément à ses engagements politiques, et en particulier à ceux pris par le Premier ministre lors de la campagne législative, le Gouvernement a en effet décidé le 2 février 1998 l’abandon de Superphénix, prototype lancé dans les années 70, dans un contexte de pénurie d’énergie et de faiblesse estimée de ressources en uranium. Cette centrale est désormais inadaptée au contexte actuel. En outre, ce prototype, qui constituait un saut technologique considérable, a été difficile à maîtriser et a coûté beaucoup plus cher que prévu. Il ne peut en l’état constituer un modèle à répliquer à l’identique dans un programme d’équipement en surgénérateur. Pour autant, Superphénix représente une technologie très riche, développée par des personnels particulièrement motivés et performants, qui ont montré que la France savait mettre au point des équipements technologiques innovants de très haut niveau. Il faudra tirer profit de l’expérience accumulée et poursuivre les recherches dans le domaine des réacteurs à neutrons rapides pour l’avenir à plus long terme. Lorsque le Gouvernement a pris la décision d’arrêter Superphénix, le réacteur était à l’arrêt, le Conseil d’État ayant annulé le décret autorisant son fonctionnement. Le précédent Gouvernement n’avait pas signé le décret autorisant Superphénix à redémarrer en tant que centrale de production électrique ; de plus un rapport de la Cour des comptes stigmatisait son coût global. Le Gouvernement a donc décidé que Superphénix ne redémarrerait pas, même pour une durée limitée. Pour autant, les opérations de démantèlement dureront plusieurs années et seront à la charge d’EDF. Le Gouvernement entend mettre à profit l’expérience qui sera acquise lors de ce démantèlement, en vue de celui des centrales classiques. Par ailleurs, le Gouvernement a confirmé la poursuite des recherches sur la transmutation, de manière à fournir au Parlement les moyens de prendre des décisions sur l’aval du cycle 2006. À court terme, les programmes de recherche nécessaires pour le respect de la loi de 1991 ont été orientés sur Phénix, réacteur de taille plus petite mais conçu dès le départ à des fins de recherche. Phénix est particulièrement souple pour l’expérimentation, du fait notamment de la brièveté du cycle, et permet de disposer d’une instrumentation adaptée aux études expérimentales. Sa montée en puissance a été décidée en 1998, après avis favorable de l’autorité de sûreté. Comme suite à une première campagne d’essais, ce réacteur fait actuellement l’objet de travaux de jouvence afin de pouvoir répondre aux programmes de recherche jusqu’en 2004.

    Donc la Gauche et la Droite sont d’accord pour le développement de la génération IV.

    Dans ce cadre d’ailleurs il faut se rappeler qu’actuellement les PWR et autres EPR consomment de l’uranium enrichi à environ 4% , ce qui génère de grande quantité d’uranium appauvri.
    Chaque année nous engrangeons en France des stocks d’uranium appauvri suffisants pour faire fonctionner un parc de Génération IV équivalent au parc nucléaire actuel. Et comme cela fait 30 ans que cela dure nous avons en stock une réserve de 1500 ans de fonctionnement. C’est ce qui s’appelle penser aux générations futures.

    Mais concernant les surgénérateus un accord de coopération a été signé récemment entre les USA, le Japon et la France pour ces nouveaux développements, éviter les doublons dans les études et bénéficier des retours d’expériences. Cela avance bien. Toute une équipe travaille au transfert de la technologie plutonium de Cadarache à Marcoule. Le fonctionnement de la tête de série en prévu pour 2020 suivant l’annonce qui a été faite il y a quelques années, le planning est tenu.

    Pour revenir à la question concernant les ressources d’uranium, il faut se souvenir que fait du passage vers le "civil" de ressources militaires de la Guerre Froide, le prix de l’uranium a été très bas ce qui fait que l’on arrêté de chercher de nouveaux sites. Maintenant il y a une recherche active et avec succès de nouveaux sites dans le monde. Les ressources actuelles facilement accessibles dans le monde sont évaluées à 17 millions de tonnes,mais si l’on se met à vouloir extraire l’uranium des phosphates marocains (développement en cours) il faut augmenter cette réserve de 25 millions de tonnes, bagatelle ! Et à la limite on peut toujours aller chercher l’uranium de l’eau de mer, réserve évaluée à 4500 millions de tonnes, cette exploitation serait rentable si jumelée avec d’autres exploitations : dessalement d’eau de mer et récupération du brome et de l’or par exemple.
    Et puis le cycle du thorium est tout à fait développable, les ressources naturelles de thorium sont de deux à trois fois les ressources en uranium.
    L’industrie nucléaire est une industrie très jeune, de 60 ans, il a fallu 150 ans pour arriver à l’achèvement technologique de la machine à vapeur en comparaison, et avant qu’elle ne soit remplacée par la loc électrique. Donc il y aura encore de nombreuses évolutions dans cette technologie.

    @+



  • krolik krolik 28 septembre 2008 18:57

    @L"auteur.

    Je me permets de vous rappeler que le bouquin d’Eric Ouzounian "Vers un Tchernobyl français" mentionne après enquête que la fermeture de SPX a été une bêtise...
    Dans la mesure où vous ne connaissez rien des détails des mesures qui ont été prises pour ce démantèlement vous pouvez effectivement fantasmer.
    Personnellement je m’abstiens n’ayant pas plongé dans le dossier.

    Il y a des tas d’autres choses qui sont potentiellement dangereuses : les stockages cryogéniques de méthane liquéfié à Fos/S/mer à Montoire de Bretagne, 40 000m3 de gaz liquide à -180°C... mais là non plus je ne connais pas le dossier en détail, alors je m’abstiens de commentaires.

    @+

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