La discussion sur l’article est terminée, alors je ne veux pas reprendre vos arguments un à un car ce serait complètement inutile, je ne vous convaincrais, et vous ne me convaincrez pas. L’affaire est claire de ce point de vue.
Mais la réaction de la Criirad qui peut découvrir les taux d’uranium dans les eaux minérales. (mais je suppose tout de même qu’ils doivent être informés), c’est un truc bien connu dans la profession, mais comme vous n’êtes pas dans la profession vous n’en saviez rien.
Le cruel dilemme va se poser, soit :
- ils mesurent des taux élevés d’uranium dans les eaux minérales et à ce moment ils déclenchent une campagne contre les eaux minérales. C’est Danone qui ne va pas apprécier.
- ils envisagent votre réaction sur le thème : tout ce cirque créé pour rien sur la fuite de Tricastin alors qu’historiquement les eaux du massif central sont absolument inoffensives depuis des siècles. Et là ils se décrédibilisent car cela tombe "à plat" dans la population..
Vous avez écrit comme "cri du coeur" en réponse à un post de hurlevent : quand a l’affirmation de krolik sur l’eau minérale plus dangereuse que celle des nappes du tricastin, vous irez dire çà aux services de la préfecture du coin, ils seront heureux d’apprendre qu’ils ont interdit la consommation de l’eau de la nappe pour rien.
Là vous avez inventé complètement en me faisant dire que l’eau minérale est plus dangereuse que l’eau de la nappe de Bollène. J’ai simplement dit qu’il y avait plus d’uranium dans les eaux minérales du Massif Central que dans la nappe. Mais en aucun cas je n’ai parlé de dangerosité. Il faut lire ce quiest écrit et pas inventer au gré des fantasmes idéologiques.
De plus, à ma connaissance la DRIRE locale n’a pas interdit la consommation, ils ont envoyé des lettres mettant en garde. Une mise en garde n’est pas une interdiction. Les gens de la DRIRE savent bien que la valeur 15µg/l est absolument pifométrée même si l’OMS la donne comme "valeur guide".
Parallèlement j’ai demandé à mon fils qui est journaliste "médecines douces" de contacter Danone dans le but d’obtenir des élements sur ces eaux dans le cadre d’un article potentiel sur l’hormésis, c’est à dire les bienfaits des faibles doses.... !!! Danone ne veut pas communiquer sur le sujet...
Ca risque d’être amusant.
Le réseau "Sortir du nucléaire" organise samedi dix-sept rassemblements dans quinze villes de France contre l’enfouissement des déchets radioactifs, avant l’expiration le 31 octobre de l’appel à candidatures lancé auprès des communes, Selon le réseau, "3.115 communes (sont) menacées dans 20 départements".
Leurs maires respectifs ont été contactés par l’Andra, Agence nationale pour le gestion des déchets radioactifs, en quête de sites d’enfouissement. Les communes intéressées ont jusqu’au 31 octobre pour faire connaître leur réponse. Ces communes sont situées dans les départements suivants : "Ardennes, Aube, Aveyron, Cher, Eure, Indre, Lot, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Bas-Rhin, Seine-Maritime, Somme, Tarn-et-Garonne, Vosges", selon "Sortir du nucléaire".
Pour le réseau antinucléaire, les "citoyens ne doivent pas se laisser abuser par la terminologie trompeuse utilisée par les promoteurs de l’industrie nucléaire". "Les "déchets dits +à faible activité et à vie longue+", tout comme l’uranium dit +appauvri+ sont extrêmement dangereux et posent de graves problèmes de santé publique", assure le réseau dans un communiqué.
La liste des rassemblements, leurs lieux - Strasbourg, Lille, Beauvais ;, Metz, Cahors, Lunéville .... - et leurs horaires, est disponible sur le site du Réseau ( www.sortirdunucleaire.org ).
En ce qui concerne votre paragraphe "contraintes d’exploitation", il apparaît actuellement des innovations par les Russes et les Américains.
Les Russes fabriquent une série de barges supportant deux petits réacteurs issus de la technologie des réacteurs de sous-marins. Barges qu’ils proposent en location à façon pour la production d’électricité et le dessalement d’eau de mer. Un grand nombre de pays se sont immédiatement montrés intéressés.
Le Los Alamos lab vient de proposer un petit réacteur compact, facilement transportable dans le même ordre d’idée.
Il est certain que pour les pays émergents dont les réseaux de distribution d’électricité seraient d’ailleurs bien incapables de supporter un gros apport de puissance, ces solutions proposées sont très attrayantes car ils n’ont pas le souci du retraitement du combustible qui reste au propriétaire des réacteurs.
Ce genre de projet existe en France mais pour l’instant reste dans les cartons.
Quant à la prolifération en général, avant les réacteurs électronucléaires il y a les réacteurs haut flux utilisés pour la fabrication d’isotopes industriels et médicaux. ces réacteurs haut flux utilisent dans des piscines des quantités d’uranium hautement enrichi de qualité parfaitement militaire, de quoi faire trois ou quatre bombes facilement. Donc si l’on veut limiter la prolifération il faudrait commencer par cela.
La prolifération en Corée du Nord, on a pu voir qu’elle n’est pas si facile que cela, même lorsque l’on dispose de la matière fissile. On a pu constater que malgré les efforts de tout un pays orientés vers ce choix stratégique, le résultat a été tellement maigre que certains experts estiment même que l’essai de 2006 était un tir d’explosif classique de 500 tonnes de TNT. Lorsque l’on ne possède pas la technologie associée ce n’est pas facile de faire une bombe ayant un minimum d’efficacité. Mais la Corée du Nord utilise cette orientation comme une arme médiatique plus qu’opérationnelle.
Pour l’Iran cela risque d’être différent , l’affaire est sous grande surveillance internationale, mais le fait de construire ou non une centaine de réacteurs de puissance dans l’Europe des 27 ne changera rien à la politique des Iraniens.
Votre emploi du sens passiste serait valable si l’on avait observe historiquement la fin de l’exploitation d’une énergie, si l’on observait des disparitions.
Mais à priori toutes les sources d’énergie décelées ont toujours été exploitées :
A commencer par l’eau tiède (la plus grande invention du l’homme), la vapeur, le bois, le charbon, les moulins à vent et à eau..
Il n’y a à peu près que l’énergie humaine qui tend à regresser car beaucoup trop cher.
Mais chez les écolos les mots prenent de nouveaux sens ; par exemple "indépendant" pour "opposé".
Définitivement attardé et passeiste sont exploités dans des sens nouveaux qui n’ont plus grand’chose à voir avec le dictionnaire.
@L’auteur voilà une brève qui va vous faire plaisir :
Encore un exemple de la curieuse conception de la démocratie des Verts...
Les Informations Diéppoises - 23 septembre 2008 - Laurent Rebours
Alors que le conseil municipal a adopté une motion en faveur de son implantation EPR : le coup de force des militants anti-nucléaires
Les militants du réseau Sortir du nucléaire se sont invités à la séance du conseil municipal de rentrée alors qu’une motion en faveur de l’EPR a été adoptée. Ils se sont notamment enchaînés aux tables et ont bruyamment manifesté leur opposition. Un premier coup de semonce à leurs yeux.
Une mairie en état de siège. Le parvis de l’hôtel de ville, une demi-heure avant le début du conseil municipal, est soudainement prise d’assaut par des représentants du comité local des Verts mais également des militants écologistes du réseau Sortir du nucléaire et notamment de son tout nouveau comité : « Stop EPR 2 ».
Banderoles, tracts, ballon dirigeable et militants qui se menottent… le ton est donné, le bras de fer peut débuter. Leur idée est d’empêcher le vote par le conseil d’une motion favorable à l’implantation de cet European Pressurised Reactor de seconde génération à Penly. Il y a tout juste un an, le président de la République s’était rendu sur le site électro-nucléaire et avait fait part de son sentiment sur une installation de cet EPR à Penly estimant notamment que bien des atouts étaient réunis ici.
C’est Christian Cuvilliez qui s’y colle pour défendre cette motion soutenue par la majorité mais qui, en son temps, avait été présentée de manière similaire par l’équipe d’Edouard Leveau. « Penly est un site précieux et aménagé pour quatre tranches, deux seulement ont été réalisées, a rappelé l’élu qui s’est fait VRP de cet équipement : Réseau des lignes à haute tension déjà constitué, capacités de refroidissement garanties sans altération des milieux naturels, proximité des grands bassins de consommation, filières de formation mises en place et adaptables pour tous les métiers liés au nucléaire ».
Et Christian Cuvilliez de mettre l’accent sur les créations d’emploi à la clé, les économies d’énergie, les besoins énergétiques… en soulignant une condition à ses yeux indispensable : « que le statut d’établissement public soit garanti à EDF. » Une intervention ponctuée régulièrement de rires, d’interventions de la salle remplie en grande partie par les militants écologistes.
« Vous êtes tous à genoux devant la société de surconsommation »
Conseiller municipal Vert, Jacques Boudier souhaite prendre la parole et, d’emblée, entend rafraîchir la mémoire des amis d’antan, « avec l’accord régional signé en 2004 entre les Verts et le PS contre la prolifération nucléaire… L’EPR prend pour lui des allures de menace supplémentaire car le risque zéro n’existe pas, il peut y avoir défaillance, erreur, malveillance, etc. ». Et le conseiller de s’en prendre sans fioriture à ses propres colistiers : « Une défaillance à l’image de Tchernobyl et là, ces victimes, vous les aurez peut-être un jour sur la conscience, vous rejoignez le lobby pro-nucléaire. Vous serez également responsable du réchauffement climatique, de la montée des eaux… rappelez-vous-le lorsque Dieppe sera inondée ! » Jacques Boudier réfute par ailleurs totalement l’argument de l’emploi, « alors qu’avec les énergies renouvelables on pourrait atteindre 11 000 emplois ».
Dans la salle, des applaudissements ponctuent cette intervention et un spectateur s’emporte : « Voilà au moins un Dieppois responsable ! » Sébastien Jumel réclame le silence. Il sera de courte durée. Jean Bazin poursuit : « C’est un sujet important pour notre civilisation, c’est une industrie de pointe pour notre pays et nous avons des atouts à faire valoir. Ce dossier permettrait de relancer l’économie et l’emploi – nettement plus qu’avec les engrais russes – et j’ai d’ailleurs été à l’origine d’un comité de soutien ».
Thierry Levasseur, échaudé par les propos de Jacques Boudier à l’égard du PS lui rétorque que « nous sommes dans un parti où il n’y a pas de pensée unique ! » D’autant que de nouveaux accords sont intervenus depuis 2008 en faveur d’un développement durable. PC, PS et UMP se montrent donc à l’unisson sur ce dossier alors que la salle, chauffée à blanc, vitupère de plus en plus, « c’est un crime contre l’humanité, vous êtes tous à genoux devant la société de surconsommation ! ». Le maire a de plus en plus de mal à tenir les spectateurs.
Bernard Brébion parvient à glisser qu’il s’abstiendra sur cette motion, estimant qu’elle « manque d’équilibre par rapport aux engagements pris en direction du développement durable ainsi que sur la recherche et l’élimination des déchets, le principal cadeau pour nos arrière-petits-enfants ». Et en matière de déchets, Jacques Boudier, caustique, propose qu’au prochain conseil « on se prononce sur la création d’un site de stockage à Dieppe, je ne sais pas, à la piscine de la Maison des sports ? ». Sébastien Jumel tient à relever « qu’ici, personne n’est irresponsable, l’avenir nous préoccupe tous » avant d’inviter les élus à voter.
Menottés à la table du conseil
C’est le moment choisi par les militants bien rôdés aux opérations coup de poing pour jouer du mégaphone et pour investir les lieux souhaitant volontairement perturber l’instant du vote afin de le rendre nul. En quelques instants ils sont une bonne vingtaine à se disperser le long des tables en U. Certains se bâillonnent, d’autres se menottent aux pieds de table, d’autres encore lancent des tracts aux élus.
Et les esprits s’échauffent très rapidement, chacun campant sur ses positions. « Vous n’êtes pas des Dieppois, vous ne connaissez rien de notre territoire, de nos préoccupations, du projet que nous avons défendu durant la campagne » lâche un Thierry Levasseur pugnace repris par Hugues Falaize, lapidaire : « Vous ne respectez pas la démocratie ». En face, Xavier Renou, porte-parole de Stop EPR 2, s’estime à l’inverse tout à fait en droit d’intervenir de la sorte : « Le débat démocratique va être confisqué, je représente la démocratie sûrement mieux que vous car vous avez peur de la population… C’est un sujet trop grave pour être laissé aux seuls élus. Vous êtes peut-être élus mais nous sommes légitimes ». Et tous les militants de scander le slogan cher au maire de Dieppe : « La ville appartient à tous les habitants ! »
Le flottement est total durant de longues minutes où l’on ne sait guère comment tout cela va se terminer. Aux quatre coins de la salle les échanges sont musclés voire surréalistes lorsque des communistes sont assimilés à des « suppôts du capitalisme ». Sébastien Jumel décide alors de faire appel au sous-préfet qui requiert finalement le commissaire pour jouer les médiateurs.
Assis en rond par terre, les manifestants savent que désormais l’intervention avec les forces de police est imminente. Ils jouent encore la montre quelques minutes mais négocient leur départ au fait qu’on leur laisse la possibilité de rester suivre le conseil. Ce qui leur importe à cet instant est de savoir si la fameuse motion a été votée ou pas. Dans le second cas ils entendent bien rester jusqu’au bout pour empêcher tout vote.
Mais si, la motion a été votée, « Elle peut être contestée car il n’a pu y avoir comptage des bras levés avec nos banderoles » avancent-ils avant de finalement quitter les lieux visiblement satisfaits d’avoir donné ainsi un coup de semonce. Car des actions, il y en aura d’autres, peut-être moins « bon enfant », concluait une militante.