Nostalgie, quand tu nous tiens....
Les Français éprouvent toujours un remords diffus d’avoir sacrifié leur ancien roi sur l’autel de la République ; c’est une magnifique illustation des principes girardiens:troubles, détemination d’un bouc émissaire, élément marginal de la société (ici par le haut) ; sacrifice ; unité enfin retrouvée.
Revenons aux Balkans ; nous nageons dans une atmosphère digne de « Tintin et le sceptre d’Ottokar’. Rappelons ce qui est advenu en Bulgarie, où l’ancien roi est devenu premier ministre du pays d’où il fut exilé Cela dit, l’important est la nature démocratique du régime, qu’il s’agisse d’un système républicain ou monarchique est secondaire. Alors pourquoi pas ? Un système monarchique constitutionnel (où le roi ou la reine savent rester à leur place) peut présenter un certain nombre d’avantages : stabilité (ex : Belgique,Thaïlande), affirmation de l’unité nationale par une personne physique et non une fiction, prise de conscience d’une continuité historique, voire attraction touristique (Royaume-Uni)... La »ringardise" n’est pas un contre-argument valable : avant la Révolution française, la république, à travers le lointain souvenir de la république romaine, était tout autant considérée comme obsolète.
Néanmoins, il est évident que cela conduit à donner à vie une place à part à un individu pour un temps illimité (pour les républiques, ce temps existe aussi, mais est limité : immunité présidentielle), ce qui est une entorse au principe d’égalité. Cela peut tourner à la catastrophe en fonction de la personnalité du roi : c’est la cas du Népal. Force est de constater que la plupart des dictatures contemporaines sont des républiques, même si certaines d’entre elles singent la monarchie (« monarchies communistes » : Corée du Nord, Cuba ; Syrie..).
Pour clore ce comparatif des diverses versions des « Droits de l’Homme », il ne faut pas manquer de citer la « Déclaration des droits de l’Homme en Islam » adoptée le 5 août 1990 par l’Organisation de la conférence islamique, qui « omet » la liberté de choisir et de changer de religion.
« Marrant comme (toutes) les religions sont devenues figées »
Le christianisme s’est, en partie du moins, adapté au monde contemporain (Vatican II, repentance...) ; la religion dont il est fait référence dans l’article a disparu corps et bien : c’est elle qui n’a pas su s’adapter.
De manière générale, les religions anciennes, souvent à dominante sacrificielle, ne sont à regretter parr rapport aux religions actuelles (même par rapport à l’Islam).
N’oublions pas ce que certaines idéologies mâtinées de néo-paganisme ont pu produire il y a une soixantaine d’années.
« alors qu’elles ont longtemps intégré des éléments de leurs temps.... »
Je préfère l’engagement fort ancien du christianisme dans le social (fondation des hospices...), comme preuve de l’intégration dans son temps (ce n’était certes pas une priorité des religions archaïques)
Enfin, si vous positiviez à ce point les pratiques du genre « prêtresses initiant de jeunes hommes à la sexualité », il vous suffit (en toute logique) de militer pour le rétablissement des maisons closes ;
en effet, la pudibonderie que vous semblez dénoncer n’est pas l’apanage de certains religions actuelles, mais également de l’Etat.
On peut leur donner la pilule, pour éviter qu’ils ne se reproduisent. Bien évidemment, cela reste valable pour toutes les sortes de volatiles mentionnés jusqu’à présent.
Beaucoup de magistrats très médiatiques avaient ainsi pris le large : Eva Joly, le juge Jean-Pierre... mais tout cela appartient au passé.
Quant au présent, peut-on être sûr que la brigade financière puisse travailler dans les meilleures conditions (moyens en hommes et en matériel, absence de surveillance politique...)