Né en 1968, j’ai suivi des études secondaires artistiques. J’ai ensuite effectué un parcours autodidacte et touché à divers domaines, tant « manuels » qu’ « intellectuels », ce qui me permet de dire que cette distinction entre l’un et l’autre est parfaitement factice, car l’un ne va pas sans l’autre.
Quand vous dialoguez avec l’enfant, et que vous l’écoutez, vous produisez un lien d’empathie : se sentant écouté (et non brimé ou grondé), l’enfant, même rebelle ou turbulent, sent que vous le considérez comme une personne, plutôt que comme un enfant devant se soumettre à l’autorité de l’adulte.
Si en plus de cela vous lui proposez un contrat (qu’il peut bien sûr refuser, mais en connaissance des conséquences que le refus peut avoir), l’enfant est directement responsabiliséet, de ce fait, il se sent à égalité avec ses interlocuteurs adultes. Il est responsabilisé vis-à-vis du contrat qu’il passe, donc vis-à-vis de lui-même ET des cocontractants (les tuteurs et l’école).
C’est bel et bien tout le contraire du rapport de force. Cela s’inspire notamment des technique de communication non violente - ou empathique (CNV).
Voici une analyse de la nouvelle constitution tunisienne, qui décrit en quoi le peuple, une fois de plus, c’est fait déposséder du processus démocratique, et les conséquences désastreuse que cela a - très logiquement - provoqué dans ce texte, qui ne consacre nullement une « démocratie », mais bien une oligarchie à l’image de nos gouvernement prétendument représentatifs.
Ce n’est absolument pas un rapport de force qui est décrit, c’est très précisément le contraire !
Que vous considériez cela comme un rapport de force dénote votre conception très confuse de ce que sont les rapports de force et de ce que sont des rapports de collaboration.
Dans le cas présent, les parents et le cadre éducatif parlent à l’enfant en lui indiquant quelles sont les limites à ne pas franchir et en expliquant les motifs de ces limites ; ils expriment leur besoin que Tony respecte ces limites et concrétisent le cadre par des sanctions en s’appuyant sur un besoin reconnu (et exprimé) par l’enfant (le fait de rester à l’école et de ne pas être exclu) : on est bel et bien dans une écoute mutuelle d’un besoin (de l’enfant d’un côté, des parents et du cadre scolaire de l’autre) et il s’en suit un accord mutuel.
Un rapport de force impliquerait que les limites soient imposées sans bienveillance par la menace et l’intimidation, sans explication, et sans écouter quel est le bseoin de l’enfant : l’enfant serait censé se soumettre à l’aurité par la peur. Ici, Tony ne se soumet pas, il accepte, par contrat, le cadre de sanctions proportionnées et qui lui sont expliquées.