Concercant les combustibles irradiés : (lien Investigation plutonimum
1.Les accidents sont reportés depuis 1999, le contrôle est donc désormais de mise à ce niveau. Il s’agit de toute facon d’un problème que l’on peut régler via une autorité de contrôle compétente et attentive. Pas un argument anti-nucléaire en soi mais plutot une incitation à prendre en compte l’ensemble de la filière dans les couts.
2.Le site offre des graphiques assez intéressant sur la compétitivité du nucléaire en terme d’émissions de CO2...Et au niveau de l’Europe de l’Ouest et de la Chine, on peut remarquer que la présence/l’absence du nucléaire entraine une moins/plus grande émission de CO2. Les Etats-Unis doivent constituer un cas à part qu’il faudrait étudier ( je penche pour la vétusté de leurs installations énergétiques mais il faudrait des chiffres plus détaillés à ce sujet.)
Concernant le rapport de l’assemblée nationale :
On constate rapidement que le rapport met en exergue le role de l’AIEA dans les contrôles depuis les années 70 et le dédommagement faits aux victimes éventuels.
Le rapport conclue que les essais français sont sans commune mesure avec ceux USA et URSS qui étaient, rappellons le, effectués dans un climat de guerre froide. Je cite :
"
Toutes ces conséquences sont dérisoires comparées à celles, aujourd’hui encore difficilement mesurables, des essais réalisés par les deux grandes puissances à partir de 1945. Nous avons vécu une période historique dite de guerre froide, durant laquelle les Etats-Unis et l’Union Soviétique se préparaient purement et simplement à la guerre.
Dans ce contexte de hâte, de course à l’armement, à la puissance, à leur démonstration, le respect des sites des essais et des êtres humains est passé au second plan, au Nevada ou dans le Pacifique, au Kazakhstan ou en Nouvelle-Zemble. Les deux grands Etats dominants ont poussé au bout des expériences possibles la puissance terrifiante de l’arme nucléaire. La fin de la guerre froide a suspendu, définitivement il faut l’espérer, la phase des essais nucléaires ; réparer les conséquences coûtera beaucoup de temps et beaucoup d’argent."
Il est donc fait mention d’une période "HISTORIQUE" de guerre froide et par là de tensions extrêmes qui ont poussé les gouvernants à négliger certains risques.
Il est aussi fait mention des réparations en cours.
Le rapport recommande simplement que l’AIEA continue son travail, que ces atolls qui étaient inhabités le reste et que la surveillance soit maintenue.
Donc, s’il y a eu des retombées et des négligences, elles se sont faites dans un contexte particulier qui n’a plus cours aujourd’hui. De plus, depuis les années 70, l’AIEA a un rôle important dans le contrôle relatif à ces anciens essais nucléaires et dans les réparations éventuels.
Déduire de ce rapport, je cite : "A l’époque, on a fait les pires choses... sans en informer les populations concernées, qui se sont pris sur la tête les pires radiations existantes. Un rapport méconnu de l’Assemblée nationale de 2000 en fait pourtant le tour, exposant clairement les faits et leurs conséquences. Il nous rappelle qu’en matière de nucléaire, on a toujours été maintenu dans la méconnaissance ou dans la propagande éhontée"
C’est aller un peu vite en besogne et faire dire à ce rapport ce qu’il ne dit pas. Ce rapport dit en effet qu’il y a eu négligences et retombées mais il les situe dans un contexte particulier et surtout, il met en exergue que ce contexte n’est plus et que les autorités de contrôle sont désormais bien actives dans ce domaine.
la conclusion serait plutôt que les erreurs du passé ont été en grande partie retenues...et qu’une projection sur le futur d’une répétition de ces négligences est infondé.
Je m’arrête déjà là, vous m’en excuserez...mais sur les deux liens consultés, j’ai déjà tirer des conclusions bien plus nuancés que l’auteur de l’article. A-t-il vraiment lu ce rapport ? J’en doute.
La plupart des articles de journalistes sur le nucléaire sont superficiels, reprenant des informations de dépêches, de porte parole, de spécialistes de manière très parcellaire. Ils regroupent des tonnes d’informations brutes pour en faire un article cohérent...quitte à couper à la tronconneuse.
De temps en temps, on voit apparaitre des dossiers plus imposants et eux font la part belle aux avis de connaisseurs du domaine. Le journaliste n’est là que pour relayer l’information, la mettre en valeur, ect...
Et enfin, il y a les revues spécialisés en science et technologie qui publie les "papiers", les "thèses" et autres joyeusetés sur le sujet.
Je vais me permettre de décortiquer un peu mieux votre raisonnement :
" La prochaine fois que je fais un CV je bidonne et mets "garçon-boucher", comme ça je pourrais parler du nucléaire. C’est le coup "vous ne pouvez pas parler de la guerre d’algérie car vous ne l’avez pas faite" qu’on m’avait sorti en collège (par un autre prof !). L’argument est débile, car les journalistes doivent avoir fait tous les métiers pour écrire le moindre papier : selon Muadlib, qui en tient une bonne, ceux chargés des chiens écrasés doivent tous avoir été croque-morts. Débile."
1.Si vous êtes pret a bidonner votre C.V. pour pouvoir publier un article en vous passant pour un connaisseur du domaine, c’est votre choix, votre problème. Les connaisseurs se rendront vite compte de la vacuité de vos recherches/connaissances.
2.Il y a une grande différence entre la technologie nucléaire et la guerre d’Algérie. Et plus généralement entre l’histoire et les technologies. Je ne dis pas que tout le monde est capable de faire un boulot d’historien, loin de là...Mais comparer les différentes versions, recouper ses sources et faire une recherche en bibliothèque...Pas forcément besoin d’avoir suivi des cours pour y parvenir. Et les articles/livres qui parlent d’Histoire sont lisibles et compréhensibles par tous.
A l’inverse, je serais bien curieux de voir une personne lambda comprendre du premier coup un article technique sur la thermodynamique ou sur les supra conducteurs.
Donc oui, il faut une certaine connaissance du fonctionnement technologique du nucléaire pour pouvoir en parler.
Tout comme il faut une certaine connaissance de la guerre d’Algérie pour pouvoir émettre un avis.
La différence entre les deux est que le chemin pour aboutir à la connaisance de l’un est différent/plus restrictif que l’autre.
3.Les journalistes ne font pas l’information, ils n’écrivent pas les "papiers" scientifiques eux-mêmes...Ils relayent, condensent, comparent, organisent le débat.
Ainsi, en trois points, je vous renvoye ce "débile" à la figure.
Je suis en train de consulter quelques liens sur votre article pour en faire un condensé et mettre en exergue votre incroyable talent pour ne retenir de ces sites que ce qui vous arrange.
Tout un chacun peut remarquer la pauvre argumentation de Morice lorsqu’il s’agit de répondre à des posts de plus de dix lignes.
On peut réellement se demander l’intérêt de poster un article si l’auteur n’est pas capable de suivre le sujet, de se justifier de manière argumentée ou, le cas échéant, de renvoyer vers des sources qui le sont.
On peut aussi se demander ce qu’un professeur d’histoire y connaît en nucléaire et s’il ne faudrait pas laisser cela à des personnes qualifiés. Cela peut paraitre élitiste de dire cela, mais une personne lambda qui balance " le nucléaire c’est mal" en ayant repêché quelques chiffres ça et là...cela me fait sourire.
" civil ou militaire, on n’informe pas : simple, non ? "
Simpliste.
Le nucléaire civil fait l’objet d’un large débat depuis plusieurs années. Les sources d’information sont multiples et variées concernant ses propriétés ( parfois contradictoires).
La question n’est pas l’information mais la prise de décision qui en résulte. Et là, on peut commenter l’attitude de nos gouvernements respectifs.
Il y a du lobbying partout...Vouloir faire croire qu’il est spécifique au nucléaire parce qu’il a un aspect militaire n’a strictement aucun poids argumentatif. Ce ne sont pas les militaires qui construisent les centrales, le but du lobby militaire et du lobby civil ne sont pas les mêmes.
L’argumentation de l’article me laisse perplexe...
Il s’agit tout d’abord de distinguer d’une manière claire le nucléaire civil et militaire. Et cet article ne le fait pas...
En fait, ils se basent sur le nucléaire militaire, ses bévues, ses désinformations...pour montrer qu’il en est de même pour le nucléaire civil.
Qu’il y ait un lobby pro-nucléaire c’est certain. Tout comme il y a un lobby anti-nucléaire, un lobby pro-éolien , un lobby ect...N’essayez pas de me faire croire que ceux qui construisent des éoliennes seraient forcément plus "ethique" que ceux qui construisent des centrales nucléaires. Il y a des enfoirés partout et un ingénieur qui conçoit une centrale n’a pas pour objectif de toutu faire pêter et d’irradier des millions de personne...tout comme l’ingénieur qui construit l’éolienne n’est pas un saint qui travaille gratuitement pour cette même conception.
Tâchons de remettre les choses dans leur contexte et dans la nuance ce que cet article ne fait pas...Bien au contraire.
Il agit le spectre de la bombe ( jusqu’à l’illustration ), des manipulations militaires et j’en passe...
Or, il est indéniable que le nucléaire fait partie de la solution à moyen terme...Tout comme l’éolien, tout comme le solaire, tout comme ect...
Le maître mot est la diversification pour réduire nos besoins en combustibles fossiles charbon/gaz/pétrole. Certes, l’uranium n’est pas présent en proportion infinie mais avec les réacteurs de nouvelle génération, on a plus de temps devant nous pour convertir l’ensemble du parc énergétique en énergie non-fossile.
Le tout ou rien prôné par cet article ne pourra mener qu’à un conflit violent sur les ressources énergétiques et leur possession car l’éolien, comme déjà remarqué, doit être couplé à d’autres sources d’énergie vu l’intermittence de son fonctionnement. Et le solaire ne s’applique pas sous toutes les latitudes de la même manière...
Je trouve particulièrement regrettable que l’auteur de cet article se borne à crier au loup et à agiter l’épouvantail de l’accident nucléaire et/ou du nucléaire militaire en omettant de voir l’ensemble du problème énergétique et de l’implication de l’ensemble des sources pour le régler.
Je me permets de réagir aussi à ceci :
"Pour qui à fait un tant soit peu de physique, le nucléaire n’est clairement pas l’avenir, pas plus que le pétrole."
Le nucléaire est l’avenir. La fusion nucléaire bien entendu.
La fission n’est qu’un palliatif en attendant mieux...
L’avenir n’est pas dans une rupture brutale.
Enfin, se ramener à MacArthur et au Japon pour juger de l’utilité du nucléaire dans l’avenir est proprement risible. Le contexte n’était pas le même, le but n’était pas le même et, plus encore, l’expérience accumulée sur la question n’était pas la même.