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Mycroft

Docteur Ingénieur en informatique, de l'école Centrale de Nantes, je suis actuellement en poste dans le domaine de l'informatique sur de fonctionnement. Je suis athé, et je ne crois plus en aucun des partis politiques français existant à l'heure actuelle (même si JL. Mélenchon me parait un moindre mal ). J'accorde plus d'importance au mot "égalité" qu'au mot "liberté" dans notre devise, ce dernier étant à mon sens bien trop vide de sens, trop souvent utilisé comme prétexte à toutes formes d'abus, de tricherie et de comportement épicurien et disproportionné.

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  • Mycroft 2 décembre 2008 14:45

    Peripate, l’argument du "testez sur vous même" est d’une stupidité sans nom. Il va de soit qu’un système ne peut fonctionner sans une certaine masse critique. C’est le problème de cuba depuis la chute de l’URSS : trop petit pour fonctionner face à un ennemis trop puissant. Voilà pourquoi il est nécessaire, si on veut tester une société, de l’imposer par des lois.

    Une société impose des sacrifice si elle veut être durable. Pour une raison simple : la vie n’est pas, comme vous le prétendez "auto-entretenue". Le système à rendement parfait, ça n’existe pas. Et les êtres vivants sont des machines comme les autres, donc consomment plus qu’ils ne produisent.

    Quand à la réponse à la question "en quoi les dirigeant sont ils meilleurs que les dirigés" la réponse est évidement : "en rien". Le bon système, c’est celui qui réduis les liberté de tout le monde, bien sur, pas seulement celle de la masse. En ce sens, et c’est le principe même de la démocratie, les dirigeants, en tant qu’humains, ne sont pas vus comme meilleurs, ils ont juste un flingue sur la tampe, un flingue qui tirera en cas de nécessité. C’est d’ailleurs parce que ce flingue est enreillé à l’heure actuelle qu’on voit des dérive.

    Sinon, vous oubliez également un principe simple : pour faire respecter la justice, l’état doit égaliser les gens. Et oui, les inégalités sont sources de violence. La seule façon de réduire la violence, c’est en égalisant les gens, donc en prenant, via la loi, aux riches pour donner aux pauvres.

    Vous dites que la société n’existe pas, mais c’est simplement parce que trop de personne la refusent. Trop de personne refusent d’admettre qu’on est tous dans le même bateau, et qu’il faut qu’on rame dans la même direction pour avancer.



  • Mycroft 1er décembre 2008 14:55

    Bois-guibert, vous déraisonnez. Ce n’est pas parce qu’une bande de pseudo-chercheurs américain adeptes de la peine de mort ont "démontré" (les guillemets sont largement de rigueur, puisqu’une démonstration est par essence irréfutable, et la leur l’est, bien entendu, ne serait ce que parce qu’ils confondent statistique et preuve.) que l’exemplarité marche que c’est vrai. Le fait est que leur pays, qui pratique la peine de mort, est plus violent que le notre qui ne la pratique pas. Alors certes, la vente libre d’arme et les inégalité flagrante joue leur role, mais le fait est que la peine de mort ne suffit pas à simplement ramener les USA à notre niveau. Les victimes ne sont pas protégé par les tortures subits par leur bourreaux. La preuve en est, ce genre d’horreur, on n’en voit pas des masses en france, pourtant bien plus "laxiste" en matière de chatiment que l’Iran.

    Le fait est que la criminalité, à l’heure actuelle, est moins violente en Europe qu’elle ne l’était au moyen age, époque où la torture des coupables était monaie courante. Ce que nous amène la peine de mort, c’est surtout des coupables qui ne se rendent pas. Parce que quitte à crever, autant crever en essayant de sauver sa peau. Elle rend également les erreurs judiciaires irréparables. Imaginez Outreau, si la peine de mort avait été possible. C’était déjà assez sordide comme ça...




  • Mycroft 25 novembre 2008 15:04

    Le bachotage en prepa, ça me surprendrais quand même pas mal. Ou alors pour des élèves ayant des écoles qui n’ont d’école d’ingénieur que le nom. Mais même pour des écoles peu prestigieuses par rapport aux ENS ou à l’X (comme Centrale, les mines, et les bonnes CCP), une bonne compréhension des mathématiques est nécessaire si on veut avoir le concours. Je parle bien de compréhension et d’imagination, et non pas d’entrainement ou de connaissance (même s’il en faut également un minimum, il faut bien s’appuyer sur l’existant, les élèves ne vont pas réinventer les maths). Il y a bien des choses à revoir dans l’enseignement en france (pouvoir des profs trop contesté, commission d’appel laxiste, trop peu d’investissement des parents, ect), mais à mon avis, s’il y a une chose qui est bonne, c’est bien la prépa (par contre, l’enseignement en école d’ingénieur lui, mériterait d’être revu)

    Les profs en université pleurent depuis un moment, déja, pas seulement en math. C’est lié à l’absence de sélection pour y rentrer. Il est très facile en france d’aller jusqu’au bac (notamment parce qu’on peut toujours forcer le passage) et également très facile de l’avoir. Alors que trop peu d’élève suivent des formation manuelles quand ces dernières devraient être les plus suivie.



  • Mycroft 25 novembre 2008 11:31

    La concentration de la population permet une diminution considerable de la qualité de vie. Regardez Paris. Vivre à Paris, c’est de la folie, faire 1h de trajet par jour les bons jours pour aller bosser, personne ne souhaite cela. Y vont ceux qui n’ont pas le choix. Et les très riches, qui peuvent s’arranger.

    Je suis d’accord avec vous : l’aménagement du territoire n’est pas fait en faveur de la population, à l’heure actuelle. Sinon, on imposerait à un grand nombre d’entreprise d’aller s’installer dans les zones trop vide. Mais ce faisant, on reviendrait sur la sacro-sainte liberté des entrepreneurs.

    Je suis d’accord avec vous, on ne rentabilise pas l’utilité du service publique, à l’heure actuelle. Mais votre solution est mauvaise, la solution, ce n’est pas de vider les zones vide, c’est de les remplir.



  • Mycroft 24 novembre 2008 16:43

    Bruxman, je pense que vous vous trompez. En accordant trop d’importance à l’argent et à l’économie. Vous vous focalisez sur la rentabilité économique, comme bon nombre de libéraux. En oubliant 2-3 petits détails :

    Vous considérez que les organisme privés ont un meilleur rendement que les organisme publiques. Comme toujours, vous vous focalisez uniquement sur l’aspect économique : les organismes de charité coutent moins cher (d’un point de vue purement économique) à la collectivité, peut être, mais les conditions de travails de leurs membres sont mauvaises. Leur fonctionnement ne repose que sur le sacrifice permanent des bénévoles. Au final, il est bien sur difficile de faire le bilan globale, mais rien ne prouve que le cout total (la richesse utilisé, qu’elle soit financière ou humaine) de ces organisme ne soit pas superieur à celui des organisme publique.

    Vous oubliez aussi que multipliez les choix augmente la quantité de travail à réaliser dans la société. Si l’administratif a explosé durant les 50 dernières années, c’est justement parce que des cas particulier ont émregé en grand nombre. Hors vous ne proposez rien d’autre qu’augmenter l’importance des dit cas particuliers, ce qui n’améliore en rien la lisibilité.


    De plus, les gens qui font le travail administratif (superflu, selon vous), ils sont là, de toutes façon, alors autant leur faire faire quelques chose. Vous avez l’impression que ça coute cher, mais ce n’est pas les faire travailler qui coute cher, c’est les faire vivre. L’argent utilisé par l’administration fait vivre des gens, ce n’est donc pas du gaspillage. Par contre, c’est vrai que ce n’est pas une répartition égalitaire. Mais vos proposition n’en sont pas, elles non plus, il faut donc déduire que les deux systèmes sont mauvais, et que la solution est un troisième système.

    Vous comparez RMI et charité, et vous avez raison. Mais la charité n’est pas une façon égalitaire de voire la solidarité. Il faudrait qu’on remplace le RMI ou le RSA, par un poste de fonctionnaire garantie à chacun (fonction des diplomes et des besoins de l’état, avec evidemment retenue sur salaire en cas d’absence ou de faute professionelle). C’est une façon intelligente de remplacer la charité privée par l’organisation sociale. Et ça permettrait sans doute un droit du travail plus flexible, puisque chacun aurait une alternative acceptable.

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