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Nycolas

Auteur de romans et nouvelles, naturopathe, blogueur occasionnel et "mystique", utilise son temps à observer le monde et la société par le petit bout de la lorgnette, essayant de mieux les comprendre tant il a parfois l'impression d'y être un étranger... mais au fond, ce n'est qu'un homme... Un homme qui traque les idées reçues, la pensée-réflexe, dénonce l'embrigadement et les conditionnements, et essaye modestement d'oeuvrer à un monde plus intelligent et plus humain.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/06/2008
  • Modérateur depuis le 13/06/2009
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Derniers commentaires



  • Nycolas 5 juin 2009 22:00

    J’avais répondu et voilà que la machine a bouffé mon commentaire...

    Bon je re-réponds, vous m’excuserez de le faire de manière succincte, du coup.

    1) Je pense que le sionisme n’est pas mort avec la création de l’état d’Israel, d’ailleurs des personnes continuent de s’en réclamer. Il se peut qu’il ne s’agisse que d’une récupération politique, mais ce n’est pas sûr.

    2) Je suis conscient des dérives possibles avec le parti anti-sionistes, pourtant je trouve, à regret, que le discours du duo Dieudonné - Soral est tout sauf dénué de fondement. Il a le mérite de soulever certaines questions.

    3) Sur les banques : si on chope un malheureux employé, et c’est très symbolique de notre société toujours assoiffée de lyncher des bouc-émissaires (Coupat par exemple), c’est que les vrais coupables restent toujours hors de portée. Je suis sûr que parfois on voudrait bien engueuler un directeur de banque ou un directeur de CAF, mais ces gens là ne sont jamais devant nous. Symbole d’une société inhumaine en conflit perpétuel avec la notion de culpabilité. On voudrait passer à autre chose, mais on ne peut pas... parce qu’on se court après avec nos obsessions victimaires et « culpabilistes ». Et parce que l’injustice régne, et de plus en plus.



  • Nycolas 5 juin 2009 21:08

    J’ajoute que nous sommes tous les victimes des crimes gouvernementaux, et je sens bien que c’est cela le plus inquiétant.

    Car notre état de victime n’est pas patent... et nous ne pouvons donc obtenir justice. Au contraire même, le peuple est de plus en plus enfoncé par les tentatives qui visent finalement à « sauvegarder la crise »... ou à sauvegarder la société des effets de la crise, en attendant que les prochains soubresauts de celle-ci nous enferment encore davantage dans notre impuissance.

    Mais pour sortir d’un état de victime, il faut parfois savoir prendre un rôle de « bourreau »... c’est à dire d’insurgé, de révolté... et c’est là que l’on sent en quoi tout cela est pernicieux. Nous préférons tous rester des victimes. Finalement, c’est confortable.



  • Nycolas 5 juin 2009 21:02

    Bien vu. J’avoue avoir eu un peu de mal à accompagner votre style, mais c’est bien le « bouc-émissariat », comme vous dites, qui constitue le fond du problème.

    C’est qu’à hurler la légitime souffrance des victimes, on désigne implicitement des coupables, et que ces coupables servent en effet de bouc-émissaires et en même temps d’écran à des problèmes encore plus graves... C’est sans doute cela qui m’agace le plus dans cette exhibition perpétuelle des victimes, même si l’on ne saurait décemment nier leur existence...

    Je songe à écrire un article centré plutôt sur le problème de la culpabilisation, qui toucherait peut-être mieux mon but que celui-ci, qui se donne malheureusement des airs de stigmatiser des victimes... alors que ce n’est en aucun cas mon objet.



  • Nycolas 5 juin 2009 20:14

    Ahem. L’abstention c’est le mal. Le vote, c’est le bien.

    Mon détecteur de connerie s’est mis en marche.

    Si le vote pouvait changer les choses, il serait interdit. Nous sommes prisonniers d’un système verrouillé. S’abstenir, ce n’est pas seulement refuser de donner sa caution à un système qui ne répond plus du tout, et n’a sans doute jamais répondu, aux attentes des citoyens. C’est aussi éviter de perdre son temps.

    Vous nous dites qu’il est nécessaire de porter nos voix... Nos voix à des clowns politicards et par là cautionner leurs sketchs qui font semblant d’être sérieux ?

    Moi je dis que la seule façon de se comporter en citoyen, désormais, c’est de reprendre conscience de notre capacité d’action, de s’exprimer, d’influer directement sur le cours des choses, au lieu de croire que les mandats que nous donnons à des représentants qui ne représentent que leurs propres intérêts vont faire réellement avancer les choses.

    Une fois que l’urne aura bouffé vos bulletins, dormez tranquilles, braves gens. Vous verrez que l’alternance ne change rien, la protestation ne change rien, le pauvre sens civique qu’on nous a inculqué en même temps que notre manière d’obéir aux autres injonctions de l’autorité ne change rien non plus.

    La seule chose qui peut changer quelque chose c’est d’agir, montrer l’exemple, etc. Mais ça demande autre chose que de se contenter de croire qu’un bulletin est une arme d’influence politique... Alors que c’est juste le mandat que l’on donne pour se faire sodomiser. Un coup par la gauche, un coup par la droite, un coup par le centre ou par le FN tiens pourquoi pas. Et bientot par les écolo, pourquoi pas aussi.

    Cette confiance absurde que vous avez qu’un simple vote peut changer les choses est le signe d’un grave aveuglement et d’une déconnexion avec le bon sens. C’est à cause de cette imposture originelle que nous n’avons pas du tout de démocratie, juste une vague et à peu près inutile liberté d’expression, qui est quasiment juste une liberté d’avoir une opinion sur tout, pour rien.



  • Nycolas 5 juin 2009 19:48

    J’ai relevé ce passage dans votre article, car je le trouve intéressant et pertinent, comme quoi je pense que nous nous rejoignions :

    "Oui, il y a convergence, indice révélateur que nos sociétés n’ont plus pour but de protéger leurs membres les plus fragiles, qu’il s’agit de les soumettre à un ordre qui les dépasse et auquel ils n’ont pas accès. Oui, nos sociétés se sont transformées en instrument de prédation au service d’un ordre dont nos politiques ne sont que les instruments plus ou moins consentants.

    Refuser cette réalité, c’est ramper avec les charognards, c’est se rendre complice des progrès d’un mal qui rampe...« 

    Je pense donc que nous nous rejoignons, donc, néanmoins si je partage ce passage, j’en tire une conclusion légèrement différente. Car moi je sens que dans la criminalisation ambiante, il y a une volonté de ranger tout le monde du côté des coupables. Puisque nous serions tous coupables de quelque chose, nous pourrions donc tous être accusés, et par conséquent nous retrouver dans la position de victimes du système.

    Alors oui, notre société écrase et soumet les individus, mais c’est aussi en les culpabilisant. Je ne dis pas que les victimes d’inceste ou autres sont fautives de cela, juste qu’elles sont l’une des branches d’un arbre d’instrumentalisation. Comme je tente de l’expliquer, tout cela nous échappe, et ça nous échappe tellement que nous pourrions facilement, et presque indifféremment nous retrouver victimes ou accusés, en ayant de moins en moins de moyns pour faire valoir nos droits. Droits à la justice dans tous les cas.

    En résumé, la convergence que vous voyez pour jeter l’infâmie sur les victimes uniquement, moi je la vois se poser sur tous. Et quand je dis tous, ce n’est pas seulement les personnes qui ont eu à faire à la justice, mais bien tous les membres de cette société, tous présumés coupables de quelque chose, mais tous victimes d’un ordre supérieur qui les aliène et les opprime. C’est pour ça que mon propos n’est pas de piétiner des victimes à terre, car le débat est au-dessus de ça, à un autre niveau, à un niveau qui est bel et bien politique. Les victimes d’inceste ne devraient être ni les otages de cela, ni les otages de la logique inverse, mais il faut bien au minimum les citer pour expliquer en quoi leur combat, qui est juste, n’est qu’une branche d’un arbre. Et cet arbre n’est pas neutre. Je dirais même que ce combat ne peut aboutir sainement que si on le dépouille de son aspect victimaire... et c’est particulièrement difficile, voire impossible, puisque ces personnes sont forcément marquées par leur vécu objectif de victimes. Mais cette ambiguité permet de pourrir le débat, et c’est ce que vous dénoncez dans votre article, d’ailleurs.

    Ensuite, je peux convenir que mon article n’est pas exempt de tout reproche, mais qu’il est dur d’aborder ce genre de sujet sans se faire ranger dans la case »ennemi des victimes"... (je ne dis pas que c’est ce que vous faites).

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