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Nycolas

Auteur de romans et nouvelles, naturopathe, blogueur occasionnel et "mystique", utilise son temps à observer le monde et la société par le petit bout de la lorgnette, essayant de mieux les comprendre tant il a parfois l'impression d'y être un étranger... mais au fond, ce n'est qu'un homme... Un homme qui traque les idées reçues, la pensée-réflexe, dénonce l'embrigadement et les conditionnements, et essaye modestement d'oeuvrer à un monde plus intelligent et plus humain.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/06/2008
  • Modérateur depuis le 13/06/2009
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Derniers commentaires



  • Nycolas 19 mars 2009 00:09

    Votre raisonnement est complètement faux et simpliste, et consiste uniquement à vous donenr bonne conscience à bon compte. Et c’est un artiste qui fait lire gratuitement ses oeuvres qui vous l’affirme.

    D’ailleurs le créateur dont vous parlez et dont vous estimez que vous avez parfaitement le droit de télécharger gratuitement le fruit de son travail, sans même prendre en considération le fait qu’il soit lui, d’accord ou pas, non seulement ne touche peut-être pas le fruit de cette taxe sur les CD et autres matériels de stockage, mais en plus, et cela c’est certain, cette taxe, il la paye, comme vous, à chaque fois qu’il achète, copie et distribue (gratuitement ou non) un CD pour son public, sa famille, ses amis...

    Je crains que des cyniques irresponsables dans votre genre servent justement de prétexte à l’instauration de lois aussi iniques que cette somptueuse et honteuse loi Hadopi...



  • Nycolas 18 mars 2009 23:46

    @Rage : entièrement d’accord avec vous, juste une précision sur ce passage :

    "Les "artistes" et tout ce monde là gagnent beaucoup trop : cela n’a pas de sens. "

    J’imagine que vous ciblez ici la "jet-set" du show-biz... En effet la mirobolance de leurs revenus n’a pas de sens, ou plutôt n’a de sens que dans la logique du star-system qui fait rêver la plèbe.

    Mais il ne faut pas oublier que 90% des artistes ne passent pas à la télé ou à la radio. Ceux qui participent au bouillonnement se produisent sur de petites scènes, font projeter leurs films dans des cinémathèques, publient leurs textes sur internet, utilisent des sites tels que myspace pour avoir une affichette sur le net, etc.

    Ceux-là ne touchent pratiquement jamais rien de la SACEM, et non seulement ils ne profitent pas des taxes sur les disques durs et CD vierges, mais ils les payent comme tout le monde. Voilà le véritable scandale de cette loi hadopi, qui sous-couvert de protéger les artistes (en réalité surtout la majorité de pique-assiettes qui gravitent autour des quelques stars médiatisées), sert en fait à exagérer encore le ponctionnement du public et de la majorité des véritables artistes : ceux que l’on voit faire des représentations au festival d’Avignon, signent leur groupe de rock dans des festivals, animent des ateliers d’écriture ou lisent des textes dans des tavernes pour un peu d’argent de poche... qui leur servira à payer le surcroit de prix des CD du aux taxes ineptes...

    Foi d’auteur qui est bien d’accord avec l’article, mais qui se pose tout de même des questions sur la manière dont on continue de considérer les musiciens, les écrivains, les troubadours en tout genre, qui vouent leur vie à la création pour pas un rond, à cause des parasites télévisuels qu’on nous impose, et qui justifierait prétendument le consolidement de cette institution qui non-seulement parasite la création, mais en plus vit au détriment de l’art véritable en ne valorisant à peu de choses près qu’une minorité d’artistes insipides, populistes et démago ou arrivistes...

    Toutefois la question reste posée, concernant le cinéma qui demande d’assez gros moyens pour produire de la qualité (encore que des réalisateurs comme Tarkovski prouvent que ce n’est pas toujours aussi essentiel...), de comment réunir les fonds si l’on doit se passer du système de production actuel. Mais c’est sans doute possible, avec de l’inventivité... et l’inventivité, c’est souvent le fort des créateurs véritables, justement.

    Une chose reste certaine : la condition de l’immense majorité des artistes restera toujours aussi précaire après la loi Hadopi qu’avant, qu’elle passe ou non, car même la licence globale ne rémunèrerait à ma connaissance qu’une minorité d’artistes "recensés". Aujourd’hui pour les artistes qui ne peuvent pas prétendre à des "cachets" d’intermitents, et encore moins aux grandiloquentes et souvent ridicules représentations télévisées, la survivance s’effectue par le biais du RMI, et autres argents de poche que l’on se fait par des interventions... Et je parle en connaissance de cause.



  • Nycolas 15 mars 2009 22:49

    Artiste moi aussi, je souscris totalement à votre commentaire, et nous venons d’ailleurs de nous exprimer en même temps, et je réalise avec joie que nous tenons à peu près le même propos (voire plus haut en ce qui me concerne).

    Le monde est en train de changer, et nous allons - je le crois, l’espère, l’appelle de mes voeux - enfin en finir avec ces idioties de "droits d’auteur" et ces notions de "propriété intellectuelle" et autres propriétés et problématiques stupides "d’ayants droits", alors que l’art existe depuis la nuit des temps et se passe de ces excroissances paranoïaques du libéralisme, pas du tout adapté au bouillonnement culturel, mais fort bien adapté à la débilisation du public, à des fins de profit.



  • Nycolas 15 mars 2009 22:43

    Je m’excuse, en me relisant, je réalise que j’ai laissé filer une ou deux fautes de frappe, d’accents et de grammaire dans mon texte, mais qu’on n’oublie pas que lorsqu’une célébrité ignare nous vend ses recettes de cuisine ou le drame de sa vie orgueilleuse, ça ne se voit pas, car il y a plusieurs correcteurs qui repassent derrière... Privilège de la célébrité, il ne faudrait pas que la nouvelle de la dyslexie de certains "grands de ce monde" se répande de trop... C’est pas bon pour les affaires.

    A moins que ça ne rende particulièrement sympathique, par les temps qui courent et l’affligeante manie des sms et autres textos...



  • Nycolas 15 mars 2009 22:35

    Euh, je suis artiste moi-même, et je ne toucherai jamais un rond, ni des majors, ni des éditeurs (je suis dans l’écriture) et je suis contre cette loi, ainsi que contre la notion même de "droits d’auteur" si cette notion ne doit servir qu’à protéger une logique qui ne tient pas la route, et qui consiste à empêcher de partager les oeuvres, de les faire connaître et de participer ainsi à éduquer et à cultiver tout le monde.

    Certes il faut protéger les artistes, mais ce n’est pas en mettant en avant des principes ridicules comme "la propriété intellectuelle" que l’on y arrivera... Que signifie "propriété intellectuelle" au juste ? Un tel vocable est à se rouler par terre de rire, quand y réfléchit...

    Non ce qui compte c’est que les artistes qui ont sué et pris de leur temps pour créer des oeuvres, qu’elles soient musicales, cinématographiques, graphiques, littéraires ou autres, puissent bénéficier du fruit de leur travail, mais aussi répandre leurs oeuvres, et ce sans être honteusement ponctionnés par des industries qui ne regardent que leurs propres profits, et "oeuvrent" elles-mêmes à l’abétissement général de la population, afin, comme disait Dali, de la crétiniser afin de la rendre encore plus malléable et docile...

    Pour ma part je ne me fais aucune illusion, je sais qu’en tant qu’artiste marginal, je ne bénéficierai jamais des mesures dans ce domaine, qui ne cherchent qu’à nous resservir perpétuellement la même daube offerte par l’industrie du temps de cerveau disponible. Par contre, en tant qu’auteur et usager d’internet, je tiens à pouvoir distribuer mon travail gratuitement ou non (actuellement c’est le cas) par le biais de mon site, sans me faire taxer et fliquer de manière injustifiée, pour accéder à internet, qui est le moyen de promotion de mon travail, même si auprès d’un public réduit. C’est mon droit, tout comme il est de mon droit de vouloir exercer ma liberté d’expression, ma liberté de contester l’ordre établi qui brime la création véritable ainsi que l’esprit critique.

    L’art et les artistes, qu’on ne s’inquiète pas, survivront au décés de l’industrie de la création, qui n’est qu’une vaste machine à ramollir la viande qu’est le public, afin de mieux l’apprêter pour la sauce avec laquelle on projette de le bouffer ! Comme ils l’ont toujours fait, ils s’adapteront, feront des petits boulots, payeront les studios de leur poche (ce ne sont pratiquement jamais les labels qui aident les artistes à cela, je vous signale, hein...), ou se débrouilleront pour diffuser leurs textes en s’auto-éditant comme c’est de plus en plus le cas, à cause des arnaques de pseudo-éditeurs qui font en fait du compte d’auteur à prix multiplié, et qui fleurissent aujourd’hui, comme certains qui ont longtemps spammé ma boite aux lettres, à l’époque où je démarchais des éditeurs...

    L’industrie, à part quelques anciens qui ne veulent pas évoluer, on s’en fout. Les droits, on s’en fout. Car cette loi n’est pas faite pour donner plus de droits ou revaloriser les droits existants, mais pour brimer tout le monde dans le même sac, le public ensemble avec les petits artistes qui cherchent à percer dans un milieu de plus en plus mercantilisé, où n’importe quelle célébrité inculte et dysorthographique peut vous voler une place chez un éditeur en vous vendant ses dix recettes de cuisine préférée, quand à la place on aurait pu faire parler quelqu’un qui a vraiment quelque chose à dire !

    Alors quand je lis que certains protestent contre cette loi pour pouvoir en réalité continuer à télécharger illégalement (la merde qu’on nous vend par ailleurs très chère pour ce qu’elle est), je m’insurge. Personnellement, il m’arrive de télécharger un peu, mais pas plus qu’à l’époque où je copiais les cassettes ou les disquettes de mes potes, ou qu’on se prêtait des livres ou des VHS pour ne pas payer TOUT ce que cette industrie morphale veut nous imposer, au prix qu’elle choisit, sans accepter de baisser ses prix lorsque la demande baisse. Dans ces conditions, pas étonnant que le téléchargement augmente, et que les ventes s’effondre. Mais ce n’est pas la faute des "fraudeurs" (référence à la propagande qui existe aussi sur la CAF, le chômage, etc.) mais bien de celle des offrants : l’industrie de la création (je n’ose pas dire "de l’art", ce serait bien galvauder ce tyerme...).

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