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Nycolas

Auteur de romans et nouvelles, naturopathe, blogueur occasionnel et "mystique", utilise son temps à observer le monde et la société par le petit bout de la lorgnette, essayant de mieux les comprendre tant il a parfois l'impression d'y être un étranger... mais au fond, ce n'est qu'un homme... Un homme qui traque les idées reçues, la pensée-réflexe, dénonce l'embrigadement et les conditionnements, et essaye modestement d'oeuvrer à un monde plus intelligent et plus humain.

Tableau de bord

  • Premier article le 30/06/2008
  • Modérateur depuis le 13/06/2009
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Derniers commentaires



  • Nycolas 14 mars 2009 03:34

    Moui, d’accord sauf qu’en effet c’est bien notre mode de vie occidental, qui se définit par le productivisme et le consumérisme, qui est responsable de la partie essentielle de la dérive actuelle. C’est bien l’occident qui tente de manipuler et destabiliser depuis des décennies, les régimes moyen-orientaux, sud-américains, africains, asiatiques, etc., et ce à son seul profit.

    Certes l’évolution démographique est globale, certes la pollution est planétaire, certes l’homme est le même partout, mais c’est bien la mentalité occidentale qui actuellement contamine la Chine et l’Inde même...

    On ne peut donc pas tout relativiser, et placer les responsabilités de l’occident sur le même plan que celle de l’Afrique par exemple, en terme de pollution de la planète et de corruptions des esprits aux principes du libéralisme consumériste.

    L’occident, qui cherche à se défendre de ses responsabilités, parce qu’il ne supporte plus d’être stérilement culpabilisé, qui a su mener le monde dans l’impasse actuelle, mais ne semble pas en mesure d’apporter une solution à la merde qu’il a foutu presque tout seul.

    Mon propos n’est pas, justement, de vilipender inutilement "l’occident" qui après tout ne représente qu’une abstraction recouvrant approximativement une zone géographique, et non des individus qui ont sciemment décidé d’aller tous dans le même sens, ce serait effectivement stérile et inutile, mais simplement je voulais souligner que je rejoins l’auteur sur ses conclusions. Dans une démarche collective aveugle, qu’il serait intéressant d’analyser sous l’angle de la nature humaine générale (en cela je vous rejoins parfaitement) ce n’est pas n’importe quelle zone géographique et sociologique qui a répandu cette idéologie empoisonnée... c’est l’occident, et aucune autre. C’est la réalité avec laquelle il faut composer, et il est inutile de se flageller là-dessus, mais au moins de regarder les choses en face, ça pourrait nous faire avancer. Car je crains que le plus gros obstacle actuel, pour que les choses avancent, c’est justement cet aveuglement, que l’on observe dans les sphères financières, qui cherchent à préserver désespérément le système, à écoper le bateau qui prend l’eau de toute part, par d’immenses brèches, alors qu’il faudrait sortir les canots de sauvetage et envisager d’aborder une nouvelle rive, avec des idées nouvelles, autres que celles qui mènent au naufrage en cours de la civilisation occidentale, et à travers elle, à la faillite d’un idéal mondialisé, qui touche le monde entier.



  • Nycolas 10 mars 2009 16:17

    Un référendum, pourquoi pas, mais il faudrait que TOUTES les parties soient consultées, pourquoi seulement les métropolitains ou seulement les insulaires ?

    Mais pour cela, il faudrait que chacun ait toutes les clefs en main pour fournir une réponse. Notre démocratie est en naufrage parce que les peuples n’ont, pas plus aujourd’hui qu’hier, les éléments pour se prononcer, alors la plupart se contentent de mettre des bulletins dans des urnes en se fiant à leur humeur du moment, d’où les mouvements incohérents que l’on observe d’un suffrage à un autre, d’un sondage à un autre...

    Quelques mois après un vote, les gens regrettent souvent leur décision, parce qu’elle était insuffisamment réfléchie et insuffisamment motivée par des éléments fiables... voire aujourd’hui ce qui se passe avec les fameux 53% de Sarko...

    Exclure un département d’outre-mer de la nation française n’est pas une décision à prendre à la légère, sur un mouvement d’humeur des uns ou des autres, surtout dans le contexte actuel.



  • Nycolas 16 février 2009 18:05

    Mais de quelles règles parlez-vous ? De celles du libre-échange ? Le "libre-échange" n’est-il pas une illustration idéale d’une absence totale de règles dans la plus pure tradition de la loi du plus fort (c’est à dire du mioins cher et du plus rentable, dans la logique économique) ?

    Je rejoins votre passage sur le fait que l’humain s’illustre par les lois et les règles qui le distinguent de l’état de nature sauvage, mais franchement le libéralisme ne vise qu’à la suppression de toutes règles, alors en quoi vouloir se protéger de la jungle économique qu’il génère constitue un retour à l’état de la loi de la jungle ? Pour moi c’est là où je ne vous suis plus... si le protectionnisme consiste à se protéger d’un système sans règles, alors il permet au contraire d’éviter (au moins temporairement) la loi de la jungle qui est aujourd’hui imposée aux peuples et à l’humanité toute entière par le biais économique...

    Nous vivons déjà dans la loi de la jungle... et c’est triste à dire.



  • Nycolas 7 février 2009 15:26

    Combat d’arrière-garde... De tout temps il y a eu ce genre de glissement, de conflit générationnel latent ou affirmé, le besoin de se retrouver dans les références d’antan tout en cherchant les nouvelles...

    Pour ma part je crois qu’on peut se passer de ce complexe pour écouter de la musique. Je ne suis pas non plus un grand fan de la musique des années 60/70 ni d’avant, mais étant né dans les années 70, j’essaye simplement d’écouter de tout, et force est de constater qu’à chaque époque surgissent de très bonnes créations, que le bouillonnement est constant. Il y avait effectivement de très bonnes choses, des années 50 jusqu’à aujourd’hui, dans le rock, et dans la musique en général... Se positionner par réaction au rock à papa, ou par réaction à la bouse moderne au son "stylé" que l’on produit surtout depuis les années 80 (c’est aussi une réalité) pour pallier à un manque d’originalité patent, ce sont à mon avis deux écueils...

    En résumé, il y a du bon à toutes les époques, et du mauvais aussi, et il suffit d’écouter ce qu’on aime, d’aller à la recherche sans état d’âme, et quand quelqu’un nous serine avec du "c’était mieux avant" ou avec le discours que tout ce qui fait partie du passé est forcément ringard, il n’y a qu’à fermer ses oreilles et ignorer... je sais bien que le rock c’est aussi la rebel attitude, mais bon...



  • Nycolas 29 janvier 2009 22:37

    @Philou

    Je n’ai aucune donnée statistique à fournir. De toute façon, comme le fait remarquer Romain Desbois, les statistiques sont aujourd’hui faussées parce qu’on ne peut pas savoir si les chiffres en rapport avec les plaintes viennent d’un plus grand ou plus petit nombre de faits, ou si c’est parce qu’il y a une sensibilité sociale plus grande que les gens portent plus plainte.

    Je peux en revanche recommander la lecture du livre "L’histoire du viol" du 16e au 20e siècle, par Georges Vigarello,(fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Vigarello ) paru en 2000. Il ne contient certes aucune donnée statistique précise non plus, mais abonde en éléments sur la manière dont le viol fut perçu à travers les derniers siècles. Il va sans dire que si autrefois le viol était un crime banal, au point de passer inaperçu et d’être souvent tu, il en va tout autrement aujourd’hui, puisqu’avec le féminisme moderne, la déclaration des droits de l’enfant, qui reflètent les avancées de la société en terme de reconnaissance des individus, et surtout des individus les plus faibles, la tolérance a forcément baissé à l’égard de ces actes, comme l’explique le livre, et avec la tolérance, les actes sont devenus à la fois moins nombreux et plus souterrains.

    Or non seulement lancer des anathèmes contre les méchants coupables les conduira encore plus à se cacher, mais l’autre effet pervers sera de faire encore grimper cette paranoïa grimpante dans la société embrigadée par l’idéologie sécuritaire, comme si l’on pouvait (ou même devait) éradiquer tous les risques, au détriment des relations des humains entre eux... Car cette peur qu’on essaye d’induire ne favorise absolument pas des relations saines... or c’est pourtant ce qui est demandé, dans cette lutte (légitime) contre l’inceste... 

    ... ou comment paver l’enfer de bonnes intentions.


    De tout temps, on a essayé de faire croire qu’il n’y avait jamais eu autant de chaos/chienlit/crimes/ados incivils... et on essaye donc aujourd’hui de nous faire croire que ça n’a jamais été aussi dramatique, quant à la pédophilie et à l’inceste, alors qu’à l’évidence on en parle surtout plus qu’avant, et tant mieux, à condition de ne pas virer dans la psychose due à l’intoxication médiatique... les journaux emplissant leurs pages de faits divers et de faits société sans les mettre en perspective ni les relativiser... cette boulimie "informative" déforme les esprits et contribue largement à indurie cette peur irraisonnée de notre époque... qui est ni pire ni meilleure qu’une autre, mais à laquelle on peut au minimum attribuer une sensibilité humaine qui n’a pas toujours existé... au lieu de virer dans la phobie.

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