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Osirys-JPP

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Philosophe  ? – poète – musicien – créateur d’univers
Je suis d’abord un penseur grandement autodidacte. Ma démarche s’inscrit hors du cadre universitaire et repose sur un travail de recherche personnel motivé par un long questionnement sur le monde autant que sur moi-même. Cette quête a débuté par des «  comment  » avec une approche scientifique, puis sont venus les «  pourquoi  » via la philosophie et l’histoire des constructions sociales. Au bout de ce processus, aucun message complet ou définitif ne se dessine encore.
Ensuite, je considère qu’un discours ne tient que par sa cohérence interne, la solidité de ses arguments et la possibilité qu’il offre de répondre à certaines interrogations. Ainsi, le «  d’où parles-tu  » n’a de sens que pour lever la relativité de tout propos dans l’espace et le temps.
Enfin, pour moi, la philosophie ne doit pas rester un entre-soi stérile. Elle doit pouvoir être investie dans un parcours individuel ou permettre d’orienter des choix de société.
Alors, oui, j’ai un peu réfléchi à ce que peut représenter l’existence. Mais le texte, comme tel, ne m’a pas suffi. J’ai aussi écrit beaucoup de musique avec le collectif Osirys (Osirys-JPP). Elle peut aller bien au-delà des mots…
Voilà.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 09/03/2026
  • Modérateur depuis le 18/04/2026
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 26 avril 11:49

    Bonjour.

    Manifestement, nous ne sommes pas d’accord. Cela ne me gêne pas, c’est dans l’ordre de choses. Je me dois, par contre, de vous donner quelques précisions un peu plus étoffées que ce que je vous avais dit dans ma réponse à votre commentaire sur mon article à propos des inégalités. Entre-temps, j’ai pris soin de vous lire et je vois mieux où vous voulez en venir.

    Pour commencer  ; un petit rappel. Cessez de décrire mon personnage alors que vous ne savez pas qui je suis. Les attaques ad hominem ne me touchent pas et, je vous le redis, n’apportent rien au débat. Je n’aime pas parler de moi, mais je vais faire une exception afin d’éviter de me répéter sur ce point s’il devait y avoir d’autres échanges entre nous. J’ai épargné, investi, je n’ai jamais perçu aucune aide et je n’ai jamais rien entrepris dans ma vie qui ait coûté quoi que ce soit à qui que ce soit  ! Je n’envie personne. Néanmoins, mon histoire ne m’a pas rendu aveugle à certaines injustices flagrantes. Et c’est cela qui est important. Ne pas être défavorisé permet malgré tout de rester conscient du fait que toute «  réussite  » dépend, certes pour une part, de l’engagement que l’on peut avoir, mais tout autant du hasard des circonstances et des structures sociales présentes. Donc, nul n’est tout puissant en ce qui le concerne. Il est rassurant parfois de le croire, mais la réalité qui s’impose restreint sérieusement ce que nous appelons notre libre arbitre. Ainsi, il est justifié de défendre l’humanisme en rejetant le «  chacun pour soi et que le meilleur gagne  ». Cela signifie qu’il faut être conscient que nous n’avons pas tous les mêmes atouts ni les mêmes chances. L’humanité pouvant s’affranchir des lois de la nature, il est alors non seulement autorisé, mais souhaitable de la contrarier en venant donner un coup de pouce à ceux que le destin aura fragilisés.

    Ainsi, que les inégalités soient naturelles, je n’en doute pas. Je ne pense d’ailleurs pas qu’il soit judicieux de vouloir les faire totalement disparaître. Ce que j’évoque, ce sont, comme je l’écris, les inégalités extrêmes. Celles-là me semblent absurdes et injustifiables. Que quelqu’un qui s’investit et travaille beaucoup gagne plus que celui que se repose : cela me paraît, dans l’absolu, tout à fait justifié. Ce qui ne l’est plus, c’est qu’un milliardaire (et il y en a) puisse détenir un capital qui dépasse toute la richesse de certains petits pays. C’est cet écart qui est inadmissible. Et rien ne dit que tous les ultrariches doivent ce qu’ils possèdent uniquement à leur mérite ou leur travail, donc leur «  compétitivité  ». La fortune peut venir de l’héritage. Selon votre propre logique, il s’agirait dans ce cas de «  perdants  » en puissance qui se seraient malgré tout retrouvés en haut de la pyramide parce qu’ils sont «  nés quelque part  »… s’ils étaient nés ailleurs, faute de s’être beaucoup investis personnellement en recevant beaucoup de leurs parents, ils toucheraient des allocations…

    Revenons en maintenant à la nature. De votre point de vue, tant pour ce qui est de la compétition que pour ce qui concerne la collaboration, sur le plan sociétal, il faut la laisser faire. Sur ces sujets, l’humanité, dans ce qu’elle construit, ne devrait pas intervenir. Mais fabriquer des valeurs ou des règles sociales équivaut à développer une technologie. Dans les deux cas, il s’agit d’une construction humaine artificielle. Une machine viole alors la nature autant qu’une loi. La nature ne nous permet pas de voler. S’il fallait la respecter à tous points de vue, les avions devraient être interdits  ! La nature a créé les maladies qui peuvent nous tuer. La respecter, c’est refuser de se soigner et d’aller à l’hôpital. Nous acceptons donc très bien de la contrecarrer de par ce que nous savons inventer. Et nous pouvons fabriquer des comportements sociaux au même titre qu’une technologie. Donc pourquoi devrait-on suivre aveuglément la nature dès qu’il serait question des injustices qu’elle peut engendrer  ? Oui, le monde est injuste  ! Je ne le sais que trop. Mais qui nous empêche alors d’essayer de le rendre meilleur. Une société n’est pas qu’un marché, mais aussi une création morale et politique. Bien entendu, l’intervention collective reposera sur quelques contraintes, comme l’impôt. Mais aucune civilisation n’existe sans règles. La propriété, les contrats, la sécurité, la justice, la monnaie, les infrastructures supposent des institutions qui ne pourront être que financées collectivement. La question est alors de déterminer quelles obligations, car il y en aura toujours, seront légitimes. On pourrait ici parler de proportionnalité, de démocratie ou de bien commun. En ce sens, l’impôt doit être discuté dans son niveau et son usage, mais il n’est pas forcément l’ennemi de la liberté. À l’inverse, pour des personnes qui ne peuvent pas apprendre correctement, se loger ou vivre dignement, il devient la condition de l’indépendance de par la redistribution qu’il va permettre. Si vous êtes totalement démuni, votre liberté n’est que juridique.

    Dernier petit détail : au sujet du colonialisme, vous simplifiez outrageusement les choses. Le colonialisme a construit certaines infrastructures, mais avant tout dans l’intérêt des puissances coloniales en vue d’administrer et d’exploiter les territoires. Il n’était pas question de «  cadeaux  », comme vous le sous-entendez. Cela ne suffit donc pas à justifier la violence, la privation de souveraineté ou la spoliation mises en œuvre par le système colonial. Enfin, les crises actuelles dans certains pays d’Afrique sont loin de trouver leur seule explication dans le départ des colons.

    Bref, pour mieux vous répondre, je préparerai plus tard un article sur le libertarianisme. Commencez à affûter votre stylo…



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 24 avril 09:45

    @Jean Keim

    Bonjour.

    Je suis en très grande partie d’accord avec vous, si ce n’est sur un point. Effectivement, l’homme est un animal très particulier en ce sens qu’il peut dominer sa nature de par sa façon de penser, son parcours et sa culture. Ce n’est pas pour autant qu’il n’est pas le sujet d’une réelle éthologie ou de pulsions, issues de son évolution, qui le font parfois accomplir des actes plus ou moins « automatiques ». Quant à parler de valeurs innées ou culturelles, je répondrais donc « les deux mon capitaine ». Le point essentiel est ici que nous pouvons choisir nos comportements avec la raison, la culture et tout cet échafaudage qui fera notre humanité. Contrairement aux autres, nous sommes des animaux libres et donc aussi responsables. Enfin, je vous rejoins entièrement quand vous vous insurgez contre la guerre. Si vous le souhaitez, vous pouvez lire sur ce sujet mon article « Réarmer les esprits, désarmer les nations : plaidoyer pour un pacifisme radical. »



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 24 avril 09:26

    @La Bête du Gévaudan

    Bonjour.

    Sur le fond, vous avez en partie raison, même si vous êtes un peu optimiste. Quand vous dites, entre autres, que les forts élèvent naturellement les faibles, cela peut être vrai, mais ils peuvent tout autant les écraser en d’autres circonstances... Je ne rejette absolument pas toute forme de compétition ou de concurrence, mais je suis beaucoup plus nuancé que vous. Ainsi, j’écrirais « la concurrence peut, dans un certain contexte, favoriser un enrichissement partagé ». Elle n’est donc pas systématiquement à proscrire. C’est d’ailleurs bien ce que je précise dans l’article en indiquant « La compétition peut exister dans le sport, l’économie, la recherche ou les concours, par exemple. Mais elle change de statut lorsqu’elle devient une valeur sociale ou un idéal. » Et c’est cela que je mets en cause. Qu’un mécanisme potentiellement utile parmi d’autres, mais qui peut aussi comporter des effets pervers, soit mis en avant au point d’être présenté comme une évidence indiscutable. Ainsi que je l’indique, l’homme est à la fois compétitif ET coopératif. Ce qui peut être contre-productif est de ne voir qu’une seule face de la médaille.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 24 avril 09:06

    @Com une outre

    Hélas !!! et n’est pas le seul !



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 24 avril 09:01

    @xana

    Effectivement, le darwinisme social n’est pas une science et c’est bien l’une des idées que je défends dans l’article. Il continue à avoir des influences sur la société actuelle, mais il ne peut être rattaché à tous les maux de la terre. La colonisation et l’esclavage existaient bien avant que Darwin ne soit né et qu’une quelconque théorie n’ait été établie quant à l’évolution (chez les Grecs ou les Romains, comme dans de nombreuses autres civilisations) ! Sans oublier que dès le 18e siècle des voix se sont clairement élevées contre l’esclavagisme ou le colonialisme. Ce fut le cas, entre autres, de Montesquieu, Diderot ou Condorcet. Il n’a donc pas fallu attendre l’apport de Darwin à propos de la place de l’homme pour que certains abordent des questions de dignité humaine et les limites morales de la domination. Le darwinisme social n’est alors qu’une forme de rationalisation moderne de violences sociales remontant à l’antiquité.

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