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  • Pascal L 20 novembre 2018 18:09

    @gaijin
    A Fukushima, le combustible avait été utilisé et se trouvait donc hautement radioactif ; le contexte n’est donc pas le même. Ceux qui vous ont raconté qu’il n’y avait pas d’accident nucléaire à Fukushima sont des charlots. L’hydrogène qui a explosé s’est bien échappé du cœur du réacteur et s’il y a des fuites, il y a forcément fuites de gaz radioactifs. L’hydrogène qui s’échappe n’est pas radioactif, mais derrière l’hydrogène, il y a d’autres produits qui sont radioactifs. A Fukushima, les fuites étaient essentiellement gazeuses, la pollution radioactive était principalement constituée d’iode et de césium. Le césium a une durée de vie moyenne (radioactivité divisée par 2 tous les 2 ans) mais est rapidement absorbé par les sols (qui conservent la pollution, mais cette pollution se transmet très peu) et l’iode à une durée de vie courte (radioactivité divisée par 2 tous les 6 jours). Les mesures sur le plutonium à côté de Fukushima a permis de trouver plus de plutonium en provenance de Tchernobyl que de plutonium en provenance de Fukushima. De même, dans l’océan, la mesure était polluée par les résidus des essais nucléaires du Pacifique. Les populations autour de la centrale de Fukushima ont pu rentrer à partir de 2014 avec quelques précautions. A Tchernobyl nous somme en face de l’accident nucléaire absolu. Pratiquement 80% du combustible radioactif est passé dans l’atmosphère.



  • Pascal L 20 novembre 2018 15:13

    @Surya
    Il y a une confusion savamment entretenu. Le Yellowcake n’est pas un déchet mais un produit intermédiaire dans la fabrication du combustible nucléaire. Le mélange n’est pas appauvri, mais un peu plus riche en combustible que le minerai naturel. A ce stade, le combustible n’a pas encore divergé, il ne contient donc aucun produit de fission est est très faiblement radioactif. Il est beaucoup plus dangereux pour la santé d’habiter toute l’année une maison en granit que de manipuler une fois de temps en temps ces futs. Même un combustible enrichi à 98% pour la propulsion des sous-marins nucléaire peut être manipulé à la main s’il n’a pas été utilisé dans un réacteur.
    Par contre, la fabrication du yellowcake fait appel à des procédés chimiques utilisant des produits hautement corrosifs comme l’acide sulfurique. Il semble donc que la réaction chimique ait continué dans le fut et que des gaz combustibles soient le résultat de cette réaction. Le problème vient donc d’une mauvaise stabilisation du mélange à la fabrication ou d’une durée de stockage trop longue. L’enquête le dira. De fait, cet accident ne peut être classé comme accident nucléaire, mais comme accident chimique.



  • Pascal L 20 novembre 2018 12:31

    @Breton8329
    Vous avez raison, la monnaie est à la fois flux, reflet de la richesse et croyance. Cette triple dimension de la monnaie avec une seule unité de compte est source d’ambiguïtés savamment entretenues. C’est pourquoi je préconise de séparer les paramètres par des unités différentes.

    « le rétablissement d’une barrière entre banque de dépôts et banque d’affaire et l’interdiction des emprunts destinés à alimenter les marchés financiers » Cette mesure a souvent été préconisée après les crises, mais jamais mise en œuvre. Cela protègerait les banques de dépôt du risque de faillite lorsque les emprunts ne sont pas remboursés. La finance est décidément la plus forte face aux États.

    « je pense que cette complexité permet à des organismes uniquement animé par le profit de dissimuler leurs activités contraires à l’intérêt général » Ne croyez pas que je pense le contraire. C’est pour cela que je pense que le rôle d’une banque centrale n’est pas la création monétaire, mais d’assurer la transparence.

    « la création monétaire ne saurait être dissociée de la souveraineté, qui ne peut être que nationale. » Oui si nous associons le peuple à cette souveraineté. Dans un système multi-monnaies, l’Euro peu encore avoir sa place, à la mesure de la souveraineté européenne et dans la limite permise par ses règles de création sur la dette.



  • Pascal L 19 novembre 2018 20:08

    @batmou
    Votre analyse des effets de la dette me semble correct. Sur le non remboursement, j’ajouterai que celui-ci est plombé par la titrisation de la dette par les banques. Les titres devront être remboursés et c’est pour cela que les banques feront faillite. Il fallait interdire la titrisation.
    Le non remboursement de la dette scripturale reste possible sans inflation, car les intérêts ont déjà diminué la quantité de monnaie en circulation nécessaire à l’économie en-dessous de ce qui serait souhaitable. Il faut juste ne pas faire n’importe quoi. Commencer par ne pas rembourser ce qui n’a pas été titrisé et s’arrêter avant l’échauffement.

    Je vais un peu plus loin en disant que nous devons créer de la monnaie avec d’autres contreparties que la dette. Pour éviter l’inflation, la valeur de la contrepartie doit être réelle, mais nous ne pouvons pas revenir à l’étalon-or qui n’est pas adaptée à la monnaie scripturale (celle qui n’existe que sous forme d’écritures avec des moyens informatiques) et qui nous ferait revenir à l’ère du troc. Mais l’avantage de l’or est sa non-altérabilité, la monnaie créée en contrepartie peut donc circuler indéfiniment. A l’inverse la monnaie créé contre la dette doit être remboursé rapidement, bien plus vite que le temps nécessaire aux projets pour être rentable. Il nous manque une vision dynamique de la monnaie avec une anticipation sur des richesses en construction pour permettre leur financement. La solution est probablement entre les deux systèmes, la monnaie doit pouvoir circuler tant que le projet financé n’a pas atteint sa maturité et être progressivement retirée ensuite. Cela revient à mettre la monnaie crée dans les fonds propres des projets et à retirer la monnaie progressivement avec les bénéfices.
    Il est évident que le système actuel a encore du sens pour les crédits qui ne créent pas de richesses ou qui ne font qu’une anticipation courte (crédit à la consommation ou immobilier ancien).

    Personnellement, je suis partisan de laisser la création monétaire aux banques commerciales et de limiter le pouvoir des banques centrales à la seule vérification de la validité des contreparties. Aujourd’hui, avec l’informatique, il est possible de payer avec une unité de compte qui n’est pas une monnaie, mais une mesure de la moyenne d’un ensemble de monnaies réputées stables. Chaque client de la banque peut posséder des comptes dans plusieurs monnaies et chacun définit ses priorités d’utilisation selon l’axe dépenser/conserver. Le back-Office de la banque gère les priorités de manière transparente. On nous dit souvent « la mauvaise monnaie chasse la bonne » mais je vois cela comme quelque chose de positif. Les « mauvaises monnaies » circulent plus vite et leur effet économique est supérieur aux bonnes monnaies qui restent sur les comptes d’épargne. Nous avons besoins des deux. En permettant aux banques de créer leur propres intentions économiques, nous ratissons bien plus large et l’efficacité globale de la monnaie est augmentée. C’est le consommateur final qui vote pour les projets qu’il préfère par ses choix monétaires. Une forme de démocratie directe intéressante. Il va de soi qu’un tel système n’est porté par aucun parti politique.



  • Pascal L 19 novembre 2018 14:22

    @Breton8329
    Pour vous, les pauvres, c’est des statistiques alors que ce sont des personnes. Il ne faut pas ramener le problème de la pauvreté à un problème de pouvoir d’achat alors que ce qui motive le plus les gilets jaunes, c’est le manque de reconnaissance. La classe dirigeante n’a que mépris pour les pauvres et même pour la classe moyenne et c’est cela qui va faire exploser le pays. 
    Au Tibet, les paysans qui habitent à plus de 4500m d’altitudes sont extrêmement pauvre, mais parfaitement heureux. Il ne leur viendrait pas l’idée de se révolter contre un système qui leur est indifférent parce que le pouvoir est trop lointain pour les inquiéter. Dans ces sociétés, chaque individu a une valeur et la société est solidaire. Cela suffit à rendre la population heureuse.
    Nous vivons dans une société parfaitement individualiste et c’est cet individualisme qui crée les problèmes.
    Quand à la richesse moyenne, c’est un problème qui a été créé de toutes pièces. L’éducation, la santé, un environnement sain font également part de notre richesse. Et qui dit richesse dit possibilité de faire de la création monétaire en contre-partie. On peut fort bien payer des personnes à soigner les personnes et l’environnement si nous donnons à ces richesses de la valeur financière. La dette est la seule « richesse » sur laquelle est créé aujourd’hui la monnaie nécessaire au fonctionnement de l’économie et la dette n’est une richesse que pour une toute partie de la population. Nous avons affaire à un mécanisme de prédation globale et c’est là que se trouve la source des écarts de revenus. Il n’y a déjà plus assez de monnaie en circulation pour rembourser la dette, mais les financiers ne s’en inquiètent pas encore. Ils savent que les impôts peuvent devenir de plus en plus confiscatoires pour le remboursement de la dette des états et le peu (ou pas) que vous possédez peut leur revenir en final. A ce jeu, vous n’êtes gagnant que si les intérêts que vous touchez sont supérieurs à la part de vos impôts, TVA comprise, consacrés au remboursement de la dette. Cela ne concerne vraiment pas grand monde.
    Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi les Etats modernes ne se lancent plus dans l’esclavage et la colonisation. Ce n’est pas une question de droits de l’homme dont ils n’ont rien à faire, mais tout simplement parce que le mécanisme monétaire actuel est plus efficace. Les populations elles-même sont convaincues de la nécessité de s’appauvrir pour sauver le monde et il n’est pas nécessaire de payer des mercenaires pour la contrôler. Réfléchissez à votre propre soumission. Il ne s’agit pas de faire la révolution qui donnera comme toujours les mêmes gagnants, mais de faire comprendre que nous ne sommes pas dupes pour faire évoluer le système. Les politiques comptent sur notre ignorance pour se faire élire et continuer un système qui les bichonne. Il suffit de donner de la valeur à ce qui n’en a plus.

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