@microf Le sujet est beaucoup plus complexe. L’Israël que nous connaissons aujourd’hui n’est pas l’Israël biblique. En fait beaucoup de Juifs du premier siècle ont reconnu Jésus comme le Messie annoncé (ils ne se sont pas convertis car ils n’avaient pas à la faire). Ces nouveaux Judéo-Chrétiens ont suivi diverses hérésies après après la mort de Jacques et ont fini par suivre l’islam qui en était la suite logique.
Le Judaïsme actuel est né après la destruction du temple du mouvement connu comme les Pharisiens des Evangiles et appelé Rabbanite dans les premiers siècles. Ils se sont dispersés après la destruction de Jérusalem en 135 et ont écrit les Talmuds qui sont des commentaires des textes anciens, écrits pour palier l’absence de Dieu. Les Talmuds ont fini par prendre plus d’importance que la Bible que nous connaissons. Par ailleurs ce mouvement a été très prosélyte au début, ce qui fait que les Juifs actuels ne descendent que très peu des Juifs de la Bible. Ils sont principalement nord-Africain ou slave.
Dans ce contexte de mélange des peuples, quelle prophétie peut vraiment avoir du sens ? Il faut en chercher le sens ailleurs ou considérer que cela s’adresse à des événements passés.
Héros et modèles : oui, martyrs : non. Le martyr est celui qui accepte la mort au nom de sa foi. Le terroriste qui se fait sauter volontairement avec une bombe n’est pas plus un martyr, car son acte est volontaire et de plus criminel pour faire un maximum de victimes.
« La plupart des jeunes du Golfe et des pays arabes agiront de la même manière dans une telle situation »
Un arbre ne fait pas une forêt. S’ils sont une majorité à vouloir agir ainsi, tant mieux, mais il est difficile de construire une statistique à partir d’un cas isolé.
Dans ma banlieue, la moitié de la population est d’origine étrangère, principalement du Magreb et d’Afrique subsaharienne. Le corps des Sapeurs Pompiers Volontaires devrait refléter cette diversité, ce qui est loin d’être le cas. Heureusement, quelques jeunes originaires de ces régions ont fait ce choix, même s’ils n’ont pas de barbe pour pouvoir porter le masque à gaz, mais ils restent l’exception. C’est pourtant un formidable levier d’intégration.
Chez nous les imams des Frères Musulmans dans les principales mosquées défendent l’idée du communautarisme et ne souhaitent pas que les jeunes Musulmans vivent en promiscuité avec des kouffars. Si l’islam est vraiment la meilleure des religions, qu’ont-ils à craindre ? S’ils veulent rester dans leur communauté, qu’attendent-ils alors pour créer leur propre corps de Secours aux personnes.
@microf « Nous les chrétiens attendons la conversion d´Israel pour la fin de l´histoire, afin d’entrer tous dans cette Jérusalem céleste »
C’est bizarre, mais je suis Chrétien et catholique et je n’attends pas telles choses. Les personnes de religions juives peuvent peuvent bien croire en ce qu’elles veulent, cela n’aura aucune incidence sur un salut qui n’est pas de ce monde. Chacun est individuellement responsable devant Dieu qui ne connaît pas les Etats, tout ce qui est du domaine du pouvoir étant plutôt sous la responsabilité de Satan. Faire l’assimilation d’individus à un groupe sensé les représenter est une erreur colossale qui peut justifier toutes les violences.
Dans le Christianisme, il n’existe pas de voyance, car nul n’est censé connaître l’avenir. Tout ce qui est du domaine de la prophétie est à comprendre comme une allégorie, un avertissement destiné à faire changer les comportements.
En l’occurence le texte du jour est une prophétie prononcée il y a plus de 3000 ans et Isaïe s’adresse à ses contemporains, pas au juifs d’aujourd’hui qui ont une foi bien différente de la foi de l’époque. Il s’agit bien sûr d’un appel à la conversion, et en ce sens il peut être compris de notre époque, mais c’est à chacun de se déterminer, l’amour ne peux exister sans la liberté.
@cassini Sauf qu’il ne s’agit pas de la même citation.
Voltaire comme Guillemin veulent définir le bien et le mal selon des critères qui leurs sont propres, mais cela peut conduire aux pires violences. Voltaire nous faisait miroiter un monde meilleur de liberté et d’égalité, mais pour cela, il avait besoin de réunir les pouvoir spirituels et temporels sous une même autorité, car la notion de bien et de mal est du domaine du pouvoir spirituel. C’est bien de cette réunion qu’il est est question dans la citation que j’ai faite. Cela conduit aux pires dictatures et la Révolution à supprimé les personnes qui n’étaient pas d’accord comme ennemis du progrès. Il ne me semble pas que le génocide vendéen soit un progrès de la liberté et de l’égalité.
Nous rêvons tous d’un monde meilleur, mais il s’avère que toutes les cités idéales ne sont que des goulags parce que personne ne peut s’entendre sur le sens du bien et du mal. La notion de morale naturelle ou de de religion naturelle datent de cette époque, mais à y regarder de plus près, ces notions sont trop imprécises pour que l’on s’entende la-dessus. Au final, c’est toujours le plus fort qui l’emporte. L’argent est le maître de notre époque, mais est-ce un bien ?
Le monde meilleur n’existera que lorsque tout le monde respectera tout le monde, y compris dans la différence. Autrement dit, il n’y aura jamais de monde meilleur. L’espérance chrétienne est en dehors de notre monde et c’est cela que Voltaire voulait détruire.
@jesuisdesordonne « « se révolter devant notre flemme, devant la conformité au modèle qui nous est imposé » c’est être conforme à nos pulsions »
La révolte dont je parle n’a rien à voir avec une pulsion. Je veux dire qu’il faut une révolte pour commencer à réfléchir et rejeter les modèles imposés. Le sentiment de révolte peut être lié au caractère de la personne, mais pas la réflexion qui en résulte. La réflexion peut nous faire trouver des modèles différents et donc nous faire agir différemment d’un modèle préconçu. Les progrès de la science ne sont pas venus tout seuls. Le premier homme qui a construit un avion ne pouvait pas suivre une voie prédéterminée, car il aurait fallu que le concept de l’avion préexiste.