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Pascal L

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  • Pascal L 22 août 2017 15:18

    @JC_Lavau
    Il existe un deuxième lieu qui était présent sur les cartes grecques de l’époque. Il s’agit du Khân el-Qurashiyé à 30 km au nord-Est de Lattaquié qui a pour avantage d’être très près de la mer et explique les références à la pêche et à la salinité de la mer dans le Coran. Les archéologues y ont trouvé les restes d’un campement jouxtant les ruines d’un village juif.

    Coran est utilisé dans la langue syriaque et non dans l’hébreu, mais cela désigne bien le lectionnaire qui était lu à l’assemblé. Le lectionnaire est composé de plusieurs livres et non d’un seul. Il semble qu’il était composé à l’époque de la Torah et de l’Evangile Judéonanzaréen qui n’est plus connu que par des citations.
    Muḥammad était plutôt arabe que judéonazaréen, mais il avait bien adopté la foi des judéonazaréens et s’était fait prédicateur acharné avec un discours très eschatologique qui annonçait un retour imminent de Jésus pour fonder le royaume de Dieu sur terre, royaume ou le pouvoir serait donné aux croyants. C’est pour cela que les arabes se sont concentré sur la prise de Jérusalem qu’ils ont réussi en 638 (Muḥammad est mort en 634 et non en 632 car il est attesté quatre fois à la bataille de Gaza).

    Pour la fondation de La Mecque, je pense que c’est avant 760. La première mosquée dont la qibla pointe vers La Mecque a été fondée en 725 et c’est devenu une obligation en 822. Une ville de l’Arabie Pétrée a été utilisée comme ville sainte entre Jérusalem et La Mecque et ce pourrait bien être Petra. on peut supposer que la fondation de La Mecque est due au calife ʿAbd Allah ibn Al-Zubayr dans les années 680. Celui-ci revendiquait le pouvoir aux Omeyyades au non de la descendance de Muḥammad, mais n’a jamais régné sur la Syrie et les lieux saints. Il a fait frapper des pièce au nom de Muḥammad en 684 et c’est le premier texte avec ce nom après la mort de Muḥammad. Al-Zubayr a été battu par ʿAbd Al-Malik en 692. ʿAbd Al-Malik a repris à son compte l’idée d’un prophète purement arabe et Muḥammad tombait bien. Son nom s’écrivait mḥmd dans l’écriture défective de l’époque avec 16 consonnes (sans majuscule ni consonne doublée). Or mḥmd peut tout aussi bien vouloir dire « le loué » ou « le désiré ». Or « le désiré » pour l’époque ne pouvait que désigner Jésus dont le retour imminent était attendu. Pour ʿAbd Al-Malik, cela permettait de créer une religion purement arabe et les inscriptions ambigüe du Dôme du Rocher qu’il venait de construire trouvaient une nouvelle légitimité.

    La seule religion du livre connue est l’Islam. Si vous affirmez que le Judaïsme et le Christianisme sont des religions du livre, c’est que vous acceptez le discours musulman. La Bible n’a pas le même rôle que le Coran. La Bible peut faire l’objet de toutes les études critiques possibles, mais si vous trouvez une falsification dans les Evangiles, faites moi signe, beaucoup de génération d’Imams s’y sont cassé les dents et certains se sont même convertis.


  • Pascal L 22 août 2017 00:33

    @GAZAOUI
    D’où vient la notion de « Dar al-Harb » ?



  • Pascal L 22 août 2017 00:26

    @Pere Plexe
    « Ces textes fondateurs ne sont ils pas, pour partie, ceux du christianisme et du Judaïsme ? » NON. Il n’existe aucune citation de la Bible dans le Coran. L’Islam est dérivé d’une secte juive qui n’existe plus et que nous pouvons qualifier d’hérétique. Les références à la Bible sont subliminales et fausses la plupart du temps. L’Islam s’est adressé dans un premier temps aux Juifs et aux Chrétiens pour les convertir, ce qui justifie ces références, mais le contenu est complètement différent. L’Islam est un messianisme qui prévoit un royaume de Dieu sur terre, ce que ne revendiquent pas les autres religions et cette revendication justifie à elle seule la purification de la planète par la destruction de ceux qui s’y opposent. Les grandes idéologies mortifères du XXème siècle (nazisme, maoïsme...) procédait de la même manière.


    « Pour ce qui est des « scientifiques » il est notable qu’ils prouvent toujours tout et son contraire. »
    Vous êtes fâché avec la science ! En fait, ce n’est pas la science qui vous pose un problème mais « l’illusion de la science ». Les résultats scientifiques sont publiées et la possibilité de les contester est la première qualité de la science. Mais contester des résultats scientifiques demande un travail d’analyse et non un argument d’autorité. Ce sont les politiques et les médias qui se permettent de faire parler la science en lui faisant dire n’importe quoi. Pour un scientifique, il est assez facile de trouver ce qui est de la science et ce qui n’en n’est pas pas, mais cela demande un peu de méthode. Quand vous voyez une statistique publiée sans intervalle de confiance (une marge d’erreur), vous ne devez faire aucune confiance au résultat. Il se trouve que la presse ne diffuse jamais les intervalles de confiance et rien que cela justifie pleinement votre méfiance. Les publications réellement scientifiques n’ont pas ces travers mais sont souvent plus difficile à lire.

    A propos de la suprématie de l’homme blanc, son principal défenseur et théoricien en France est un dénommé Jules Ferry qui n’était pas un scientifique : "Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. [...] Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. […] De nos jours, je soutiens que les nations européennes s’acquittent avec largeur, grandeur et honnêteté de ce devoir supérieur de la civilisation. 
    ( Jules Ferry, Discours devant la Chambre des députés, 29 juillet 1885)


  • Pascal L 20 août 2017 00:50

    La charia est un concept inventé près de trois siècles après la mort de Muḥammad. La gestion d’un empire par les califes exigeait un système juridique complet. Or quoi de mieux que d’utiliser des lois instituées par Allah. A cette époque, le Coran était entièrement rédigé et les oulémas se sont mis a scruter le Coran et la Sîra pour trouver dans les paroles de Muḥammad celle qui pouvait être des normes dictées par Dieu. Comme on ne pouvait trouver assez de prescriptions, on s’est intéressés aux paroles de Muḥammad rapportées par la tradition que l’on a compilé dans les livres de Hadîths. On en a trouvé tellement que l’on a écrit jusqu’à 6 millions de versets (selon les décomptes, 30000, 600000, 1,6 millions...). Cela fait de toutes façon beaucoup trop de paroles pour une vingtaine d’années de prédication. Il est probable qu’une bonne partie de ces versets a été inventée pour la circonstance, d’autant plus que Muḥammad a été oublié pendant une cinquantaine d’années après sa mort en 634 (et non en 632). Après les 4 citations sur sa présence à la bataille de Gaza en 634, il n’existe plus aucune inscription portant son nom avant la revendication du pouvoir par le calife ʿAbd Allah ibn Al-Zubayr et les pièces de monnaie perses de 684. 

    Une partie de ces paroles soit disant « découvertes » sont par ailleurs assez contradictoires avec le Coran. Dans le Coran, il n’est pas question de lapidation, mais de fouet pour les femmes adultères, suivant en cela les prescriptions juives de l’époque. Le retour à la lapidation me semble une régression de la société de l’époque des califes. De même, les prescriptions pour le voile des femmes sont extrêmement limitées dans le Coran. Juste courir les fentes (soit la poitrine, le bas du ventre et le bas du dos pour qu’elles ne ressemblent pas aux esclaves qui pouvaient être nues) et le fameux voile n’est qu’un voile de séparation dans la maison de Muḥammad pour que les visiteurs ne voient pas ses épouses.

    On peut voir également que grâce à ces Hadîths, les oulémas détiennent de fait tout le pouvoir législatif de l’empire face aux Califes qui sont limités à la conduite de la guerre.

    Ceci dit, la séparation des pouvoirs me parait difficilement envisageable dans la mesure où le Coran lui-même contient des prescriptions qui peuvent ressembler à des lois. Cette notion de séparation complète n’existe que dans le Christianisme.


  • Pascal L 19 août 2017 23:19

    @Jean Keim
    « revoyez le dialogue entre Jésus et Nicodème » oui et ? Vous confirmez donc ce que j’ai écrit. Le message de Jésus n’est pas qu’une affaire de morale.

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