@njama Ce que nous pouvons retenir du chapitre 14 de Jean, c’est que de toute façon, le salut passe par le Christ seul. Cela n’interdit pas à des Musulmans d’être sauvés, mais cela sera difficile dans la mesure où il faut accepter l’amour et la miséricorde qui sont offert par le Christ et ce sera difficile mais pas impossible pour ceux qui ne vivent pas sur terre dans cet amour. En ce sens le Christianisme n’a rien de sectaire. Dans l’Islam, il ne m’est pas possible d’être sauvé si je ne fait pas partie de l’Oumma.
L’amour de Dieu est beaucoup plus qu’une morale ou le respect d’un code de loi. Par amour, on peut non seulement respecter son prochain, mais aussi lui faire du bien, ce qu’aucun code n’oblige à faire. Le prochain, ce n’est pas limité aux proches, à la famille ou au groupe. Jésus nous demande également d’aimer nos ennemis.
« iconodulie extravagante faite autour de la personne de Jésus ». Jésus est Dieu et du fait qu’il est Dieu, il est aujourd’hui accessible à tous. Il vous connaît personnellement et est prêt à vous appeler par votre prénom et vous montrer le chemin si vous êtes prêts à le recevoir. Lorsque je prie, j’entre en dialogue avec je Christ et je ressent son amour infini. Aucun prophète ne peut en faire autant.
oui, je confirme. Ce n’est parce que le Coran parle de ʿĪsā qu’il s’agit de Jésus, déjà, utiliser le nom d’Esau au lieu de Jésus laisse perplexe. Ensuite, l’enseignement de Jésus est entièrement basé sur l’amour de Dieu et cet amour n’est pas réductible à une morale. Il n’y a que quatre fois le mot aimer dans le Coran et ce verset « Dieu aime ceux qui vont jusqu’à tuer [qâtala] sur son chemin [c’est-à-dire pour Lui] en rangs serrés, pareils à un édifice renforcé » (s61,4) me dit que ce mot n’a pas vraiment le même sens. Le Coran formule 123 fois l’appel au monothéisme et le même auteur condamne 118 fois les associateurs (donc les Chrétiens) alors qu’il n’y a que 10 condamnation de l’idolâtrie et ces 10 condamnations sont d’un auteur différent du précédent. On peut facilement en déduire qu’à un moment de l’élaboration du Coran, les Chrétiens étaient les ennemis.
De plus, nous avons dans le Coran 65 appels à combattre jusqu’à tuer (qâtala) et 376 fois le mot « ’châtiment ». Nous ne sommes plus du tout dans l’enseignement des Evangiles.
« une proximité fusionnelle à l’Éternel ... dont nous n’avons pas la moindre conscience ici-bas »
Dommage, vous n’avez pas expérimenté l’amour absolu de Dieu.
@zzz999 « aussi reconnu comme prophète dans le Coran »
Non, pas « aussi » Jésus est reconnu comme Dieu par les Chrétiens, il n’est en aucun cas un prophète.
« leurs enseignements respectifs sont à des années lumière l’un de l’autre. » oui.
« le Coran dit qu’il faut respecter les évangiles ». C’est toujours très ambigu dans le Coran. Il y a une accusation récurrente de falsification qui reste non démontrée à ce jour. Le verset 28, 49 indique une autre direction « Dis-leur : Apportez donc un Livre venant d’Allah qui soit meilleur guide que ces deux-là, et je le suivrai si vous êtes véridiques ». Qui sont ces deux livres, sinon la Torah et un Evangile. On soupçonne que cet Evangile est celui aux Judéonazaréens, largement hérétique (il est connu par quelques citations) et dont les Musulmans ont eux même détruit tous les exemplaires. En tout cas, si Muḥammad avait un exemplaire différent de ce que nous connaissons, pourquoi les Musulmans les ont détruits sans apporter la preuve de leur existence ?
Pour l’épitre aux Galates, le texte exact est : « Pourtant, si nous-mêmes, ou si un ange du ciel vous annonçait un Évangile différent de celui que nous vous avons annoncé, qu’il soit anathème ! »
Paul n’a pas écrit d’Evangile, il s’agit donc d’un enseignement oral. Ce que nous savons par ses lettres, c’est que son enseignement était conforme aux quatre Evangiles que nous connaissons. Pourtant, à son époque, les premières hérésies commençaient à se faire jour. Il est probable qu’il ait déjà eu connaissance de l’hérésie judéonazaréenne et d’autres. Il s’agit bien d’une mise en garde contre ces hérésies. Quand il parle de différence, c’est de la conformité à l’enseignement dont il est question, pas de l’alignement des mots dans un ordre défini.
« donc exit la religion musulmane qui pour le coup se contredit elle même »
Les exégètes scientifiques nous disent que le Coran est une élaboration humaine qui s’est déroulée sur deux siècles. Pour un Chrétien, il ne peut y avoir de révélation après le Christ mais nous devons respecter les Musulmans et leur foi. Quand mon frère est dans l’erreur, je ne lui jette pas une pierre. Un Musulman qui a des questions gênantes peut aujourd’hui facilement trouver les réponses sur Internet. Les menaces de mort pour apostasie ne sont plus efficaces.
@soi même L’ordre de création des Evangiles n’a pas d’importance. On suppose que Jean connaissait les trois autres puisqu’il a surtout insisté sur des points qui n’ont pas été décrits dans ces Evangiles mais il a aussi laissé de côté des points qui avaient été traités dans les trois premiers. Les quatre évangélistes avaient des personnalités différentes et quelque part, il sont reçus différemment en fonction de la personnalité de celui qui les lit. Votre point de vue est légitime, mais Jean ne change pas le contenu des autres Evangiles et on peut donc parfaitement en préférer d’autres. Chacun des Evangiles est de toutes façon suffisant pour entrer dans le mystère de l’amour de Dieu.
@zzz999 Les orthodoxes insistent beaucoup sur l’égalité du Père, du Fils et du Saint-Esprit et ils ont sans doute raison. Pour Jésus, nous savons qu’il a été pleinement homme et qu’il est pleinement Dieu. Lors de sa vie humaine, il a connu strictement les mêmes conditions que chacun d’entre nous, les miracles sont donc le fait du père. Cela est confirmé dans ce même évangile de Jean « Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. ».
« Par ailleurs Dieu a lui même indiqué de nombreuses fois dans l’ancien testament qu’il est seul et qu’il n’y en a pas d’autres ! »
Ce n’est pas incompatible. On ne peut pas appliquer des schémas ethnocentriques à Dieu. Nous savons qu’il n’y a pas l’épaisseur d’un papier à cigarette entre ce que peuvent dire le Père, le Fils et le Saint-Esprit, ce qui montre une grande unité. Les Musulmans nous disent que Dieu ne peut avoir de fils, mais qu’en savent-ils ? Personne n’est revenu pour nous expliquer comment Dieu procède.