@njama « Iblîs/ Satan parle-t-il de cette manière ? »
Oui, sans problème. Ce style est typique de la dialectique, les arguments d’autorités enchaînent vérités et mensonges sans la moindre démonstration. Le lecteur est vite noyé sous l’argumentation.
Ce qui est simple doit pouvoir se dire simplement. Les quatre Evangiles sont courts et peuvent être compris de tous, il est pas nécessaire d’ajouter des notes en marge. Une idée vraie s’exprime en moins de 10 lignes.
@njama « Je trouve plutôt que Raimon Panikkar (ordonné prêtre catholique en 1946) est très lucide sur l’état de la RELIGION en Europe »
Tout dépend de ce que vous appelez religion. Le Christianisme est très dynamique, les Eglises catholiques voient une progression de leur fréquentation, au moins en France et dans les zones qui ne se désertifient pas. Mais ceux qui fréquentent l’Eglise sont une petite minorité. Penser le Christianisme comme une religion d’Etat est une grossière erreur et le Christ n’a jamais demandé une telle chose. Les religions majoritaires en Europe sont toujours des post-christianismes (socialisme, libéralisme...). La caractéristique des post-christianismes et de récupérer le message du Christ en le déformant, et tant qu’à faire, confisquer la parole aux chrétiens pour diffuser leur faux messages. La récupération d’une religion, quelque elle soit, par un Etat est une source de guerres, mais c’est de la politique, pas de la religion.
Ceux qui se plaignent que les Eglises se vident n’y vont jamais.
« ceux qui œuvrent à promouvoir la tolérance, le dialogue entre les religions et l’humanisme à travers le monde » On ne va pas faire de compétition, cela ne déboucherait sur rien, car il est impossible de définir des règles acceptables par tous. Faisons ce que nous pensons juste de faire.
Sur le dialogue entre les religions, il est nécessaire que celui-ci se fasse en vérité et sans arrières pensées. Tout ce qui s’est pratiqué depuis une trentaine d’années n’a débouché sur rien. J’ai assisté récemment à un colloque consacré à ce dialogue, j’en suis reparti écœuré par les mensonges, les erreurs ou les silences de tous les intervenants. Pour l’instant, un dialogue culturel semble possible, mais les prés-requis pour un dialogue religieux n’existent pas et je ne sais pas s’ils existeront un jour.
@njama Raimon Pannikar fait une confusion fondamentale, il confond le christianisme avec les récupérations politiques de celui-ci. S’il remplaçait christianisme par post-christianisme politique, je serai finalement assez d’accord avec son article. Le problème des post-christianismes, c’est qu’ils prennent une partie du message du Christ pour se l’approprier, mais en effaçant l’essentiel : le Christ et son message de salut. Le Christianisme ne peut être un projet politique. C’est une espérance pour un monde spirituel au delà de la mort. Cela ne concerne notre monde que dans la mesure où les individus et seulement les individus se préparent à ce salut en accueillant l’amour de Dieu.
La citation de la révélation d’Arès par des Musulmans est assez comique. Ce texte n’est ni chrétien ni musulman. Il est gnostique et occultiste, ce qui veut dire que son objectif est de flatter l’homme pour effacer Dieu. L’extrait que vous citez n’a d’autre objectif que de dresser les hommes les uns contre les autres. Iblîs/Satan en est le véritable auteur.
@njama « On trouve la déclaration succincte » Le texte est bien complet.
Le Docteur Zeinab AbdelAziz traduit tous les documents d’origine chrétienne avec le seul point de vue de l’islam. On peut comprendre qu’elle agisse ainsi, mais souffrez que les Chrétiens aient un autre point de vue.
L’accusation de blasphème de Benoît XVI n’est en particulier pas recevable, autant que je sache, il n’est pas Musulman et peut bien dire ce qu’il pense. En plus cette accusation de blasphème ne tient absolument pas sur le fond et ressemble à un montage politique.
Que le Docteur Zeinab AbdelAziz se place dans un système de soumission-domination à ressort victimaire ne nous intéresse pas, cela a toujours existé dans l’islam. Pour que les Chrétiens regardent l’islam en temps que religion avec bienveillance, il faudrait au minimum supprimer du Coran les 117 condamnations des associateurs (les Chrétiens) qui s’y trouvent et arrêter de réciter 17 fois par jour le verset 7 de la shahâda (les égarés sont les Chrétiens).
La déclaration Nostra aetate date un peu et les recherches récentes ont un peu modifié la vision de l’Islam, mais pas forcément dans le sens que vous le souhaitez. Pour la dernière position sur le dialogue, vous pouvez consulter la déclaration Dominus Iesus approuvée par le pape Jean-Paul II le 16 juin 2000 et signée le 6 août suivant par le cardinal Joseph Ratzinger qui concerne plus particulièrement le dialogue interreligieux. En fait de dialogue, il est toujours possible que chacun exprime ce qu’il est pour une meilleure connaissance, mais les fondements de chaque religion sont trop éloignés pour que l’on puisse envisager la moindre convergence sans se renier soi-même.
L’islam est aujourd’hui face à un énorme problème existentiel. Il ne tient que grâce à la promesse de condamnation à mort de tous ceux qui contestent. Le Soudanais Maḥmūd Muḥammad Ṭāhā en a encore fait les frais en 1967. Malheureusement pour l’islam, la mondialisation fait que cette promesse n’est plus tenable. Un Musulman qui a des doutes trouvera toutes les réponses qu’il veut sur Internet. Nous savons que dans l’ensemble des pays Musulmans, les Musulmans qui se convertissent au Christianisme se comptent par millions, y compris dans les pays où la peine de mort est appliquée pour l’apostasie comme l’Arabie Saoudite. Il n’est même plus nécessaire d’avoir une église chrétienne locale en support et on découvre en Indonésie des mosquées qui deviennent subitement des églises. Les dernières recherches sur le Coran permettent de situer la chronologie de la transformation du Coran sous l’impulsion des califes depuis le catéchisme judéonazaréen et plus personne ne peut plus raisonnablement supporter l’idée d’une transmission parfaite de Dieu au texte actuel qui date de 1924. Si vous voulez supprimez les changements successifs du texte, vous ne pourrez plus le reconnaître. Le dogme de l’incréation est apparu après 750 et Muḥammad (mort en 634, sa présence est attestée historiquement à la bataille de Gazza) n’est déclaré prophète qu’après 690 qui est approximativement la vraie date de naissance de l’islam.
@zzz999 « je maintiens que Jésus est bien considéré comme prophète dans le Coran »
Bien évidement, je critiquais uniquement le mot « aussi », car en dehors des Musulmans (et des Manichéens), qui considère Jésus comme prophète ?
« mais un des dits évangiles annule l’existence d’une révélation ultérieure »
Il ne peut annuler quelque chose qui n’existe pas encore. En fait, ce n’est pas exactement un évangile qui peut faire cela, c’est directement la résurrection du Christ qui est considérée par les Chrétiens comme le début de la fin des temps. Une fois la résurrection accomplie, il n’y a plus rien de nouveau à dire et quelque part le Coran n’ajoute rien de nouveau et ne contient que des principes humains. Même le Dieu qui se révèle dans la Bible se cache dans le Coran.
La mort de Jésus indique l’annonce du salut à ceux qui ne l’ont pas reçue et la résurrection nous dit que la mort n’est pas la fin et que le Christ va pouvoir se consacrer à nous aider. Depuis la Pentecôte, ce qui n’était réservé qu’à un petit nombre de prophètes est accessible à un très grand nombre de personnes. Des grâces extraordinaires sont accordées à des personnes dont la vie est irréprochable (Padre Pio, Marthe Robin... et plus discrètement sur bien des personnes encore vivantes), nous montrant ainsi le chemin du salut.
Celai n’empêche pas l’Esprit Saint d’aider chaque individu (Chrétien ou non) à trouver le chemin du salut. Nous ne pouvons jamais affirmer que telle personne ne peut être sauvée. Il s’agit d’un secret entre elle et le Christ. Alors que le Christ était sur la croix, un des bandits crucifié à côté de lui a reconnu la justice du Christ et celui-ci lui a annoncé contre toute attente qu’il était sauvé. Nous ne savons pas pour le deuxième bandit.