@njama « si j’en crois Jacques Sapir à condition de sortir de l’€uro »
Jacques Sapir n’a que partiellement raison. Le première chose à faire en matière monétaire n’est pas la sortie de l’Euro, mais de supprimer le couplage entre la dette et la circulation monétaire. Aujourd’hui, pour qu’un Euro circule, il faut créer un Euro de dette. Si les taux sont si bas, c’est que la BCE fait fonctionner la planche à billets pour relancer l’économie mais il faut que les banques créent des emprunts pour que cette monnaie circule. Or plus personne ne veut s’endetter par les temps qui courent et la monnaie ne circule plus. Il faut donc trouver d’autres richesses comme contrepartie à la circulation monétaire, ce qui en principe ne manque pas.
En fait, et c’est là que je rejoint la sortie de l’Euro, nous avons besoin d’une unité de compte commune et non d’une monnaie commune. Cette unité de compte peut être simplement calculée à partir d’un panel de monnaies réputées stables comme pouvait être l’ECU en son temps.
La conséquence de tout ça, c’est que la BCE ne sert à rien et peut être supprimée au soulagement général. Ce ne sont pas ses billets qui donne de la valeur à la monnaie qui circule, c’est la dette qui donne de la valeur aux billets qui sans cela ne vaudraient pas plus que l’énergie récupérée en les brûlant.
Sans la BCE, les banques peuvent être libre de créer la monnaies qu’elles veulent avec les contreparties qu’elles se sont choisies, comme le fait par exemple la banque WIR en Suisse (la contrepartie est ici de l’immobilier d’entreprise). C’est ici que l’unité de compte est utile, car cela permet les échanges interbancaires et permet également d’afficher les prix dans une unité commune sur toutes l’Europe. Ce sont les ordinateurs des banques qui font les conversions.
La contrainte est de soumettre les banques à la vérification de la réalité des contreparties. Le Bitcoin, trop spéculatif échouerait à cette vérification car la contrepartie est consommée en même temps qu’elle est créé (c’est du temps de calcul qui sert de contrepartie).
@flourens En Provence, la crèche est une tradition. La réalisation d’une crèche est toujours l’affaire de tout le village et non des seuls cathos et célèbre la diversité et la tolérance. C’est pour cela qu’elles sont de plus en plus souvent en dehors des églises ; les cathos pratiquants n’ont pas besoin de crèche à l’extérieur de l’église. Il n’y a d’ailleurs aucun symbole religieux dans une crèche : une humble demeure avec des personnages qui reflètent la diversité des habitants réels. Comment la naissance d’un enfant, source d’espérance, peut-il faire peur et provoquer tant de haine ?
Après que la rumeur publique ait réduit les Catholiques à moins que rien, voici maintenant qu’elle les rend capables de faire les présidents. Faudrait savoir ! C’est vrai qu’ils votent plutôt à droite, mais si la gauche ne tapait pas autant dessus, ils serait peut-être plus enclins à voter à gauche. Après tout, la doctrine sociale de l’Eglise n’est pas une pensée politique de droite (ni de gauche).
@Gabriel Fillon pense que cette mesure créera plus d’emplois que de chômeurs et cela reste évidemment à prouver. Je dis seulement que cette mesure est un moyen de se faire élire du fait de la détestation grandissante de l’Etat Français. J’ai déjà créé deux entreprises innovantes en France et je pense que la prochaine ne sera pas en France si l’administration reste la même. De plus dans chacune des sociétés, je n’ai jamais pu obtenir de contrat avec l’administration française malgré mes efforts, alors que l’ai obtenu des contrats avec l’administration allemande et US ainsi qu’avec des organisations internationales dépendant des Etats.
@Gabriel « Que faire devant autant de bêtise » Au contraire, c’est une idée de génie pour gagner les élections. La majorité des Français ne sont pas encore fonctionnaires et pensent que le poids de l’Etat est devenu insupportable, s’immisçant partout dans la vie quotidienne des Français. 500000 fonctionnaires de moins et l’Etat est obligé de se recentrer sur ses tâches indispensables. Le vote Fillon est en fait un vote contre l’Etat et contre l’influence de l’Etat sur la politique. Jamais aucun candidat n’avait osé attaquer ainsi le pouvoir de l’Etat, mais les fonctionnaires sont en position de faiblesse avec la quasi-disparition du Parti Socialiste.