@Pierre Régnier Je refuse de rentrer dans un combat qui aboutirait à diviser les Chrétiens. L’enseignement du Christ n’est pas ambigu sur le thème de la violence et je crois donc que chaque Chrétien peut et doit trouver par lui-même le chemin de paix. Cette violence est d’abord en nous en tant qu’être humain et l’extirper n’est jamais facile. Nous subissons tous la violence de la société, voire même dans notre propre famille. Il n’est pas naturel de se dire que la paix ne peux venir que par le pardon et qu’il faut commencer par débarrasser nos placards de tous les cadavres qui y trainent.
La disparition de l’islamo-gauchisme n’est pas une petite tâche et prendra du temps. La plupart des immigrés musulmans sont horrifiés par le niveau de violence qui est prêché dans nos mosquées. Je me demande dans quelle mesure cela n’a pas été souhaité par quelques-uns de nos révolutionnaires apprentis-sorciers qui cherchent de la chair à canon pour faire leur grand soir. Le problème c’est que lorsque les Judéonazaréens ont voulu faire de même, ce sont les Musulmans qui ont emporté le pouvoir. D’autres politiques, moins révolutionnaires, se compromettent tout autant avec cette violence, juste pour trouver des voix.
Le Christ ne nous a jamais promis l’avènement d’une époque meilleure sur notre planète. Ils nous a même déclaré que nous aurions toujours des pauvres à nous occuper. Il est venu nous proposer son salut qui n’est possible qu’après notre mort et qui n’est accessible que par un chemin de paix et d’amour. Il est vrai que plus il y aura de personnes dans ce chemin, plus la situation sur la terre sera paisible. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’être baptisé pour suivre ce chemin, Dieu n’est pas bureaucrate. Quelqu’un qui suit un chemin de paix et d’amour est déjà dans la bonne direction, mais le Christ s’avère être une aide précieuse pour trouver ce chemin.
@Alren « un gouvernement vraiment républicain imposerait actuellement le démontage de crèches de noël dans les lieux publics »
Les crèches dans les espaces publics ne se font pas à la demande des Chrétiens mais de personnes à la marge de l’Eglise voire complètement déchristianisées. Beaucoup plus qu’un signe religieux, c’est un signe d’espérance et de joie pour ceux qui n’ont rien et je ne vois pas pourquoi leur enlever le peu qu’ils pensent avoir.
Personne ne s’offusque de la débauche de cadeaux et de gueuletons de la période, pourtant, ils étaient au départ des signes chrétiens.
Si il y a une provocation, c’est celle du scandale de la pauvreté face à la richesse et à l’hyperconsommation de cette période de l’année.
@Pierre Régnier « Je ne suis pas scientifique et je ne crois plus depuis longtemps aux miracles » Personne ne vous demand de croire et l’Eglise Catholique est même très méfiante pour reconnaître les miracles.
Personnelement, j’ai été directement touché par un petite guérison inexpliquée, mais je ne peux pas en dire grand chose. Cela dépasse ma capacité de compréhension et si vous n’avez pas été un témoin direct, vous pourrez toujours crier à la supercherie sans que je puisse vous contredire. Tout ce que je peux dire, c’est que les miracles sont des messages personnels qui ne concernent que la personne touchée. Les autres sont invités à ignorer.
« les textes du christianisme, restés pour vous sacrés, vous demandent d’y croire » Je crois au contenu des Evangiles parce ce que j’adhère complètement à l’enseignement du Christ. Cet enseignement est assez différent de ce qu’une religion créée par l’homme peut proposer. Je crois également que le Christ est Dieu, parce que les Evangiles m’ont permis de développer une spiritualité qui est un dialogue entre le Christ et moi. La guérison inexpliquée en est une part et est pour moi uniquement, la signature matérielle de de ce dialogue.
La sacralisé des Evangiles n’est pas du même niveau que celle du Coran. Il ne s’agit en aucun cas d’un texte dicté par Dieu, mais de quatre témoignages. La véracité du texte est scrutée depuis plusieurs siècles par des scientifiques de toutes obédiences et pour l’instant, personne n’a pu prouver une quelconque falsification. De toutes façon, maintenant que j’ai pu développer une spiritualité avec le Christ, le texte a maintenant moins d’importance que le dialogue avec le Christ. Ce dialogue n’est pas toujours facile, on trouve toujours de « bonnes » raison pour s’écarter du Christ et de plus, il ne nous donne aucun ordre. Nous devons mettre un peu de nous même dans ce que nous nous proposons de faire pour le suivre. Il valide, ...ou pas.
@njama « L’Église a été très hostile à la théologie de la libération »
Effectivement, la théologie de la libération s’oppose à l’enseignement du Christ en prônant la violence. Autant la violence des maîtres vis-à-vis de leurs « esclaves » n’est pas acceptable, autant la violence ne peut être considérée comme une réponse chrétienne à ce problème. Le Christ demande bien d’aimer nos ennemis comme nous-mêmes. La perversion des grandes idéologies est de considérer que ce que l’humanité considère comme un mal peut être un bien dans certaines situations. Il s’agit bien d’un renversement de la notion naturelle de bien ou de mal.
Pour les prêtres ouvriers, le situation est un peu différente. J’en ai croisé plusieurs dans ma vie et je ne pense pas que l’Eglise les ait « cassés ». Par contre le rôle d’un prêtre est bien de s’occuper des plus pauvres et de porter avec eux le poids de la pauvreté, il ne s’agit pas forcément pour eux de faire le même métier. Les prêtres sont payés par l’institution (au SMIC), il n’est pas nécessaire qu’ils exercent un métier à côté, ce qui d’ailleurs créée une distortion de revenu avec leurs collègues qui ne sont pas prêtres. Les prêtres ne sont pas assez nombreux pour faire le travail de prêtres, il est inutile de gaspiller cette ressource en l’occupant à d’autres tâches. Il a fallu faire l’expérience du prêtre ouvrier pour se rendre compte de l’impasse que cela pouvait représenter pour l’Eglise qui a donc cessé d’encourager cette situation. Le syndicalisme des prêtres pose quelquefois le même problème que la théologie de la libération. Il ne peut y avoir de réponse violente chrétienne face à une situation violente.
« elle n’a que si peu contribué à faire avancer l’égalité sociale » En créant les hôpitaux, les hospices, les orphelinats... La loi de 1905 en a beaucoup nationalisé.
Le rôle de l’Eglise n’est pas et n’a jamais été de faire voter des lois sociales, mais de montrer l’exemple en s’occupant des plus pauvres.
« elle reléguait les femmes à un rang inférieur » Dans l’histoire de l’Eglise, le rang le plus élevé est occupé par une femme : Marie, mère de Jésus. l’Eglise a toujours reconnu qu’il existait une différence physiologique entre l’homme et la femme et se devait de distribuer des rôles différents. Ce n’est plus dans l’air du temps, mais pourquoi l’Eglise devrait suivre la mode. L’objectif des Chrétiens est n’est pas d’avoir le pouvoir, mais d’atteindre la sainteté, et de ce côté là, les femmes ont largement atteint la parité. Ceux qui se font les plus petits ont plus de chance de l’obtenir que ceux qui cherchent la lumière. Je comprends que cet aspect des choses ne soit pas compris en dehors de l’Eglise.
« elle était hostile à la république » A l’époque de Victor Hugo et c’était l’objet de ses critiques tout à fait fondées. Il faut dire qu’à l’époque la République ne lui était pas favorable non plus. Je considère qu’il s’agit d’une dérive du concordat, pour laquelle la loi de 1905 est une réponse logique qui a libéré l’institution catholique des prêtres recherchant la lumière et le pouvoir.
« le reflet des aspirations de ses ouailles »
Les aspirations de ses ouailles sont de rechercher le salut promis par le Christ. Pour cela, une seule méthode : suivre l’enseignement du Christ et qui peut mieux qu’un prêtre ou un évêque nous parler de cet enseignement. Ils ont fait de longues études théologiques pour cela. Il n’est pas interdit de contester l’enseignement, mais la seule règle de management est le consensus et il ne faut bien évidement ne pas dire le contraire de l’enseignement du Christ. Celui qui conteste doit convaincre un maximum de personnes pour que ses idées progressent dans l’institution. Ainsi les idées du Cardinal John Newman ont trouvé leur consécration dans Vatican II, plus d’un siècle plus tard. Mais personne n’a fait taire ce bouillant cardinal qui a pu publier ses écrits.
« l’Église a une organisation militaire » Je ne savais pas que les armées sont managées par consensus !
Par contre l’Eglise a largement inspiré notre droit en reconnaissant au coupable le droit à la défense et le droit de s’amender, ce qui de fait interdit la peine de mort.
« Faudrait déjà qu’elle commence par abolir le célibat des prêtres » Le célibat n’est pas un dogme, le mariage est pratiqué par les 24 Eglises Catholiques de rite oriental. Ceci dit, il faut comprendre le rôle que le célibat a dans le développement d’une spiritualité complètement tournée vers le Christ. Même Gandhi a cessé d’honorer son épouse lorsqu’il a développé sa spiritualité. Les moines bouddhistes ne sont pas mariés. Dans les Eglises Chrétiennes orientales, d’ailleurs, les prêtres mariés ne peuvent pas devenir évêques.
« je ne crois pas que [...] les interlocuteurs religieux soient très représentatifs des membres de ces associations cultuelles » Posez la question à la sortie des églises, vous verrez bien ce qu’il vous répondront.
@Mokhtar Sakhri L’exégèse scientifique semble démontrer que la conquête de l’Espagne s’est faite sans le Coran qui n’a commencé à être diffusé largement qu’un peu plus tard avec des effets dévastateurs sur la science et les populations non musulmanes. C’est également vrai pour Constantinople. Les envahisseurs ont effectivement profité de cette période de liberté pour apprendre et continuer de développer les connaissances. J’ai lu une traduction du manuscript des frères Banû Mûsa sur les instruments de musique automatique qui date du début de la conquête de Constantinople par les Arabes. C’est remarquable pour l’époque, mais il y a des erreurs et le manuscript original a été rapidement détruit lorsque l’Islam s’est imposé. Pour corriger les erreurs et reconstituer les schémas disparus, il suffisait de connaître les inventions de Ktesibios à Alexandrie 8 siècles auparavant, ce qui démontre la filiation directe et l’absence de progrès dans l’intervalle (sinon une sophistication de la technologie, mais pas de nouvelles théories). Les arabes ont certainement beaucoup fait pour diffuser la culture grecque, mais l’Islam est venu tout gâcher.
A l’époque de Muḥammad, li avait besoin de convertir des arabes qui étaient majoritairement Chrétiens. Muḥammad ne pouvait pas avoir un discours anti-Chrétien. L’opposition est née plus tard avec les Califes.