« En vérité le problème découle du mépris, conscient ou inconscient, des colonisateurs à l’endroit des colonisés »
La colonisation est une des techniques de prédation au même titre que l’esclavage ou la création monétaire par la dette. Ces techniques sont le fait de quelques personnes seulement et non de pays tout entier, même si beaucoup croient pouvoir en profiter, ce qui est loin d’être le cas. La colonisation est terminée depuis des années et il ne sert à rien de se plaindre comme un petit enfant quand on est un adulte responsable.
Il vaudrait mieux se battre contre la création monétaire par la dette qui a commencé avec l’abandon de l’étalon or, qui s’est généralisée dans presque tous les pays de notre planète et qui de fait à remplacé la colonisation.
Sur Avéroès, l’Espagne de cette époque est loin d’être le lieu d’une cohabitation pacifique. Elle a été marquée par des massacres de Chrétiens.
@Richard Schneider Il n’existe qu’une seule religion du livre : l’Islam. Dans le Judaïsme et le Christianisme, Dieu se révèle et les livres (il n’y a pas qu’un seul livre) est un ensemble de témoignages de cette révélation. La révélation passe donc bien avant les livres. Dans l’Islam, le livre est sensé être donné par Dieu et il n’existe aucune autre preuve de l’existence de Dieu puisque Dieu ne se révèle pas. Le Livre est ici le seul point d’accès à Dieu.
« que déplorer que les religions du Livre aient pris un tel retard sur les avancées des Sciences »
La Bible et dans une moindre mesure le Coran ne parlent pas de science, où plutôt, la science qui y est décrite est celle de l’époque de la rédaction. Il n’y a donc aucune vérité scientifique à chercher dans ces livres et le sujet en est tout autre. Le Dieu qui se révèle dans la Bible est sensible selon l’ensemble des témoignages, mais pas constitué d’atomes. Nous ne connaissons donc pas sa vraie nature, ce qui fait qu’il n’est pas possible de démontrer son existence ou sa non-existence. Nous avons donc toute liberté de croire ou de ne pas croire.
Mais si ces écrits ne contiennent pas de science, ils peuvent faire l’objet d’études scientifiques.
Pour les Chrétiens, la science moderne est précieuse, car elle permet de faire la part des choses et d’affiner notre compréhension des signes visibles. Cela fait plusieurs siècles que la Bible est scrutée par des scientifiques (linguistes, archéologues, historiens...) et cela ne remet aucunement en cause la foi des Chrétiens (du moins des Catholiques et des principales églises protestantes et orthodoxes) et d’une partie des Juifs. Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman ont d’ailleurs écrit « La Bible dévoilée » qui est une remarquable synthèse des connaissances scientifiques sur les faits relatés dans la Bible. C’est décoiffant.
Do côté du Coran, les études scientifiques sont beaucoup plus récentes avec une forte accélération depuis une dizaine d’année et la sortie de la thèse d’Edouard-Marie Gallez « Le Messie et son Prophète ». Tous ces travaux sont principalement le fait de Chrétiens, les Musulmans étant encore principalement dans le déni des conclusions (La Mecque n’existait pas encore au 7ème siècle, le Coran a été écrit par au moins 30 rédacteurs, l’Islam n’a commencé à exister qu’après la mort de Muḥammad et est une construction des califes...). Tout espoir n’est pas perdu ce ce côté puisque quelques intellectuels musulmans commencent à appeler à une relecture du Coran à partir des connaissance scientifiques d’aujourd’hui.
1) nous avons signé des accords pour la zone Euro qui ont été coulés dans le béton. Difficile de revenir dessus sans sortir de l’Europe.
2) L’intérêt d’une unité de compte commune est de permettre les paiements dans cette monnaie dans toute l’Europe. Les pays qui utilisent l’Euro comme monnaie n’accepteront pas l’Euro comme unité de compte.
« émettre notre monnaie nationale ». Je vais plus loin dans ma démarche. avec la monnaie scripturale, nous n’avons plus besoin de banque centrale, sauf pour les derniers billets encore utilisés dans les transactions. Par contre, il reste possible de créer une unité de compte nationale, donc reconnue par toutes les banques, mais chaque banque doit pouvoir appuyer sa création monétaire sur les richesses qu’elle soutient. Si nous considérons l’éducation comme une richesse, une banque peut très bien créer une monnaie pour investir dans l’éducation. Une autre peut le faire dans l’énergie ou la santé, etc. L’Euro peut également avoir sa place dans un tel système, à condition que la part de la dette dans la création monétaire ne dépasse pas 20% environ (>200% aujourd’hui en tenant compte des dettes privées et publiques).
La conséquence est que le citoyen peut influencer l’économie en économisant dans une monnaie ou en dépensant dans une autre. Une manière de voter avec son porte-monnaie.
@njama « Relevez un peu les salaires et les gens s’endetteront davantage » Cela est vrai, mais pour relever les salaires, il faut déjà augmenter la dette avec le système monétaire actuel. Le poids du remboursement ne risque pas de s’alléger. La vrai solution consiste à appuyer la création monétaire sur le financement des projets de création de richesse. La monnaie est créé sur la durée du projet et ne donne pas lieu à intérêts. L’idée est de créer des capitaux quasi-permanents comme pour une augmentation de capital d’une entreprise. Cette anticipation sur les projets permet de payer les salaires jusqu’au moment où les projets deviennent rentables. L’idée d’un remboursement ultérieur permet de calmer les ardeurs inflationnistes.
« je crois qu’en matière de crédit il faut nettement séparer la consommation des ménages (qui ne sont des investissements productifs), des entreprises qui sont deux mondes bien distincts » 100% d’accord.
« Qui parle(nt) dans les candidats de séparer banques de dépôt et banques d’investissement » effectivement personne et c’est un préalable à toute réforme. De toutes façons, une grande banque devrait bientôt être en faillite, en entraînant beaucoup d’autres. Ce sera peut-être l’occasion d’y penser...
« La Grèce devrait nous servir de leçon me semble-t-il » oui, la rigueur ne fait qu’enrichir ceux qui possèdent la dette, sans jamais nous faire sortir de ce système de prédation.
« je serais partisan du Frexit » Effectivement, cela me semble la seule manière de sortir de ce système, ce qui permettrait de reconstruire autre chose. A condition de ne pas imiter ce qui se fait déjà. Mélanchon ou Le Pen n’ont rien compris à la nature du mal qui nous ronge et leur Frexit tient plus de la posture que d’un raisonnement scientifique.
L’élection présidentielle prochaine risque encore une fois d’être une occasion perdue. J’espère que le déclenchement de la crise financière qui s’annonce aura lieu avant l’élection, ce qui permettrait de lancer le débat sur le fond.
@njama Les taux sont bas parce que les clients des banques n’en peuvent plus des dettes et cherchent plutôt à se désendetter. La BCE a imprimé trop de billets relativement à la capacité du marché à s’endetter. Cela provient d’une mauvaise appréciation du marché par la BCE. Du fait des restrictions de Bâle III, la BCE pensait qu’il existait une forte capacité à augmenter les emprunts, mais dans la réalité Bâle III n’a jamais joué le moindre rôle de régulateur. Dans les faits, une banque ne regarde jamais le niveau de ses réserves lorsqu’elle autorise un prêt. En effet, cette opération n’a aucun effet sur les réserves puisque l’argent prêté et crée pour l’occasion va sur le compte de l’emprunteur et repart directement dans les réserves. L’application des ratios se fait lors des opérations de compensation la nuit. Si la banque s’aperçoit d’un problème, elle peut toujours faire appel à la BCE pour emprunter quelques billets de plus et elle a 15 jours pour le faire. La BCE a toujours octroyé ces augmentations de réserves par peur d’un credit crunch. Les demandes de prêts sont donc systématiquement accordées dans la limite des capacités de remboursement de l’emprunteur (en théorie du moins). L’augmentation des réserves par la BCE n’a donc plus aucun effet économique puisque tout ce qui pouvait être prêté l’a déjà été.
Par contre, il existe un effet pervers. Les banques commerciales se disent qu’il ne faut pas gâcher tous ces billets et les utilisent pour elles-même en empruntant pour placer sur des marchés. Le problème est qu’avec cet afflux d’argent, la valeur des marchés n’a plus grand chose à voir avec la valeur réelle de l’économie soutenue par ces marchés. Les cours fluctuent et les pari des banques peuvent s’avérer totalement désastreux. Il n’y donc plus qu’à attendre la faillite d’une grande banque et son effet domino pour affirmer que nous sommes vraiment dans la merde.
Par ailleurs, les esprits perspicaces auront remarqué que puisque la monnaie scripturale (la monnaie virtuelle sur les comptes) est créé chaque fois qu’un prêt est octroyé (ou supprimé chaque fois que le prêt est remboursé), il devrait y avoir au moins autant de monnaie scripturale que de de dettes (la différence devrait être ce qui préexistait à la création de ce système). L’observation des agrégats monétaire de la zone Euro montre qu’il n’en est rien et que les dettes représentent plus du double de la monnaie scripturale en circulation. Où donc est passé la différence ? La conclusion est que nous ne pourrions jamais rembourser plus de la moitié des dettes existantes et qu’à la fin, il n’y a plus un seul Euro en circulation et donc, l’économie s’arrête. Sachant que les financiers ne s’inquiètent pas, je suppose qu’ils pensent récupérer gratuitement tout ce que croyons posséder...