@Jean-Pierre Llabrés L’atteinte au bon goût n’étant pas réprimé par la loi française, cela vaut pour une absolution.
Nous sommes plus ici dans le domaine de la caricature que du blasphème qui de toutes façon n’existe pas en droit français et je rappelle que les lois de la République ne peuvent que primer sur les lois religieuses si nous voulons vivre ensemble.
Ceci dit, l’injure publique n’est pas autorisée en France, mais dans ce genre de situation, elle est difficile à caractériser. Tout dépend de l’attitude de l’auteur. Celui-ci peut chercher à injurier une communauté entière de manière détournée, ce qui peut s’apparenter au racisme ou il peut exprimer un simple point de vue qui appelle une contradiction. Cela peut aussi être l’expression d’une autre idéologie qui peut être pire que celle qui est caricaturée. Dans ce cas, le niveau d’ouverture au dialogue de part et d’autre permet de comprendre qui est le plus bloqué sur ses idées et la caricature peut aussi se retourner contre son auteur.
Tout cela n’est pas nouveau. Il ne faut pas oublier que la gauche avait non seulement accepté la colonisation, mais aussi avait théorisé sur le sujet en parlant de différences de races, ouvrant ainsi la voie au National-Socialisme...
Les méthodes de prédation s’améliorent, mais les prédateurs n’évoluent pas.
« Tout se vaut et toute religion est une religion d’amour »
Le relativisme n’est certainement pas la position de l’Eglise Catholique. Jésus nous a appris à aimer nos ennemis et à combattre Satan où qu’il se trouve. L’ennemi, ce ne sont pas les personnes, mais les comportements ou les idées. On peut aussi aimer nos ennemis et s’en défendre, les Chrétiens ne sont pas opposés à l’idée de justice. Répondre à la violence par la violence n’apporte jamais la paix, mais on peut toujours demander des comptes à ceux qui apportent la guerre. Il existe aussi d’autres méthodes. A ce sujet, les Chrétiens sont en première ligne pour faire l’exégèse scientifique du Coran (voir par exemple ici). Le fruit de ce travail scientifique mettra du temps à aboutir, il existe une bonne dizaine de thèses de doctorat en cours sur le sujet mais l’enjeu est la disparition naturelle de l’Islam que nous connaissons sans faire la guerre aux Musulmans.
A propos de la mort, les Chrétiens ne sont jamais demandeurs, mais peuvent l’accepter si cela peut apporter la paix. En acceptant sa propre mort, le Christ a permis d’éviter la guerre entre les autorités religieuses et ses disciples. Il est encore trop tôt pour évaluer les retombées du sacrifice du père Hamel, mais la médiatisation de l’événement nous montre que cela fait réfléchir beaucoup de monde. La mort des moines de Tibhirine a encore un impact aujourd’hui. Les Algériens visitent le site pour comprendre et chercher un chemin vers la paix.
Sur le pardon, les Chrétiens sont prêts à pardonner, encore faut-il que la personne qui a fait l’offense le demande. Pour un Chrétien, Dieu offre son amour et sa miséricorde à tous, baptisés on non, mais il est loin d’être acquis que tous le monde va choisir de répondre à cet amour. Si vous avez vécu toute votre vie avec la haine en vous, pourquoi choisiriez vous l’amour lorsque celui-ci se présente à vous ?
La dette est directement liée aux mécanismes de création monétaire et supprimer la dette, c’est supprimer la monnaie. C’est même pire que cela, puisque pour qu’un euro circule, il est nécessaire de créer un Euro de dette en contrepartie et malheureusement, il se trouve que le volume la dette est supérieure au double de la dette (privée + publique) dans la zone Euro. Donc, nous n’aurons pas remboursé la moitié de la dette que nous n’aurons plus un seul euro en circulation. Du simple fait de l’évaporation, la dette est un problème sans fin qui ne peut être résolu sans changer le fonctionnement de la monnaie. Il faut découpler la dette de la création monétaire, ce qui veut dire qu’il faut autre chose que la dette pour servir de contrepartie à la création monétaire. N’avons-nous donc aucune autre richesse à mettre en contrepartie ?
Un petit détail amusant : La BCE essaie de nous convaincre que les billets qu’elle imprime servent de caution aux banques, mais ces billets sont imprimés sans aucune contrepartie. La valeur des billets dépend donc de la confiance que l’on a dans le remboursement de la dette et non l’inverse. C’est la dette qui est la contrepartie des billets de la BCE. La suppression des banques centrales est donc la conclusion logique...
Il n’y a pas de vrai Islam, ou plutôt, il y a 1 milliard et demi d’Islams tous aussi vrais les uns que les autres. Il est vrai que le Coran donne plutôt raison à ceux qui en font une lecture littérale comme M. Ramadan, mais ce n’est qu’une des formes d’interprétation. Il existe aussi des Musulmans qui font passer les lois de la République avant les lois des Ulémas (je n’ose pas écrire les lois de Dieu). L’Islam peut être abordé en occident par l’exégèse scientifique du Coran qui n’en dit pas du tout la même chose que la plupart des Imams. Il y a quelques thèses de publiées sur le sujet et cela vaut la lecture pour commencer à comprendre.
« Cet article est hypocrite » : c’est un artifice dialectique pour ne pas parler du fond.
De mon point de vue, ces Islams sont attaquables du point de vue des idées, mais il me semble que s’attaquer aux personnes qui pratiquent un Islam n’est jamais la bonne solution. Si vous voulez apporter votre lumière, cela ne peut commencer que par un profond respect de ceux à qui vous vous adressez et c’est ainsi que les conditions d’un dialogue peuvent être réunis. Dans le cas contraire votre position paraîtra au moins aussi dogmatique que la position que vous voulez contrer.