@zak5 Et comme le Tartuffe de Molière « Couvrez ce sein que je ne saurais voir ». Comme pour les dévots du XVIIIème siècle, la vérité doit rester invisible. Et pourtant, que l’on soit Chrétien ou Musulman, cette vérité là transpire par tous nos pores. Les Chrétiens et les Musulmans ont parfaitement le droit d’exprimer leur point de vue à égalité avec les autres Français.
Puisque vous citez l’évangile de Matthieu, je vais ajouter au chapitre 18,20 : « En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » Les Chrétiens ont tendance à dire « un Chrétien isolé est un Chrétien en danger », mais est-ce peut-être là votre espoir ?
Dans le chapitre 6 que vous citez, Matthieu parle de la prière individuelle qui doit être effectivement pratiqué de cette manière, mais la messe est dite pour d’autres raisons :
- la lecture publique des textes et le commentaire fait par le prêtre,
- la commémoration de la cène du Christ telle qu’elle a été enseignée par lui : Luc 22,19 « Puis, ayant pris du pain et rendu grâce, il le rompit et le leur donna, en disant : ″Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi.″ »
La messe est donc une pratique publique enseignée par le Christ. Personne ne vous oblige à y assister, vous ne pouvez en être incommodé.
Le vrai facteur du vivre ensemble est de respecter entièrement les lois de la république. Il ne peut y avoir de loi de Dieu qui puisse interférer. Cela ne pose pas de problèmes aux Chrétiens, même s’ils usent parfois de la liberté d’expression pour exprimer un désaccord.
« Seule l’éducation à marche forcée et les sciences pourront permettre à L’islam de donner la pleine mesure de son talent »
oui et... non.
C’est de mon point de vue la meilleure approche. Sûrement cela va permettre de réduire le terrorisme, mais l’Islam actuel a beaucoup à y perdre, où au minimum se transformera dans un nouvel Islam. La rationalité des esprits permet de trouver des réponses non conventionnelles aux questions qui se posent. Il n’y a aucune raison de limiter la rationalité aux seules questions de société et de comportement individuel, les fondements de la foi feront également l’objet d’un questionnement et de doutes. Les raisonnements à rebours ou en boucle (comme la validation du Coran par lui-même) ne sont pas acceptables dans une approche rationnelle scientifique. L’exégèse pratiquée par les Imans n’a rien de la rationalité scientifique et ne peut qu’être malmenée. L’approche scientifique est déjà utilisée par des non Musulmans dans leur lecture du Coran et, le moins que l’on puisse dire est que c’est difficile a accepter pour quelqu’un qui a vécu toute sa vie dans la soumission aux dogmes. Si pour un Musulman, l’essentiel est la recherche de Dieu, il y survivra car des Musulmans ont trouvé Dieu avant lui (c.f. Al-Hallaj, mais le Dieu qu’il a trouvé est un Dieu d’amour comme celui des Juifs et des Chrétiens, alors les fondamentalistes de l’époque lui ont coupé la tête). Par contre, le détricotage des transformations du Coran jusqu’à l’origine va laisser une grosse migraine aux autres. Avec un peu de chances, on pourra y redécouvrir le Dieu des Juifs et des Chrétiens, bien malmené dans le Coran. De toutes façon, ce travail d’exégèse scientifique ne peut être fait que par des Musulmans pour avoir des chances d’aboutir. J’aimerai en voir le résultat, mais je pense que cela prendra des années et probablement de l’ordre du siècle, car les changements sont difficiles à prendre en blocs. Il leurs faudra sans doute plusieurs générations pour être acceptés.
Ceux qui croient aux vertus du marché sont au minimum naïfs.
La valeur des entreprises sur les places de marché ne dépendent plus depuis longtemps des espérances de bénéfices de l’entreprise soutenue. Les opérateurs ne travaillent que sur le court terme, donc sur une revente rapide. C’est ainsi que se créent les bulles. Les banques centrales alimentent elle-même la bulle en imprimant des billets que personne ne peut utiliser. Ces billets ne peuvent être utilisés que comme contreparties à des opérations de prêts, mais personne ne veut plus s’endetter. Résultat, seuls les financiers les utilisent pour des opérations court-terme qui se termineront par un éclatement de la bulle. En fait, les billets ne peuvent réellement servir de matelas de sécurité aux banques, car ces billets sont imprimés sans contrepartie. La valeur du billet vient au contraire de l’assurance que les prêts seront bien remboursés. Ce sont les prêts qui sont la contrepartie des billets et non l’inverse.
Si la dette n’est plus remboursée, les billets ne valent plus rien. Mais heureusement pour les financiers, il est toujours possible de se refaire sur les biens qu’ils ne possèdent pas encore. Si un état est trop endetté, il peut toujours augmenter les impôts jusqu’à ce que les citoyens soient obligés de revendre à vil prix le peu qu’ils possèdent.
Le système monétaire actuel est le meilleurs système de prédation jamais inventé. C’est mieux que l’esclavage ou la colonisation. La solution passe par le découplage entre la création monétaire (qui n’est pas une création) et la dette, mais qui soutient une telle idée ? N’avons-nous aucune richesse qui puisse servir de contrepartie ? La suppression des banques centrales est également possible puisqu’elles n’assurent plus la contrepartie de l’émission monétaire depuis l’abandon de l’étalon or.
« Ces prescriptions sont compatibles avec les lois et valeurs de la République »
Ce ne serait compatibles qu’avec des Chrétiens, car ceux-ci n’ont pas de lois interférant avec les lois de la République.
Le premier pilier « reconnaître et adorer Allah le Dieu unique » pose problème puisque les prescriptions de Dieu concernent la politique et la vie sociale. Il n’est pas possible de suivre à la fois les lois de Dieu et les lois de la République. Seules quelques obédiences sortent les lois de Dieu de la vie en commun, mais pour tous les autres, la reconnaissance que les lois de la république sont au-dessus des lois de Dieu est impensable.
« faire cinq prières par jour » peut également poser un problème, lorsque le Musulman interromps son travail alors que le travail d’autres personnes en dépend.
« faire le jeune du ramadan » peut aussi poser des problèmes de sécurité. Le mois du Ramadan est aussi le mois des accidents dans les pays Musulmans.
De toutes façon, il n’existe pas d’autorité religieuse reconnue en France, il n’est donc pas possible de trouver un interlocuteur pour un dialogue.
@OMAR « le porc génère le ténia » on ne peut pas dire que le porc « génère » le ténia. Le ténia est un animal comme un autre. Il me semble que dans les pays avec un niveau d’hygiène élevé où l’on mange du porc, il n’y a pas de problème avec le ténia.
« le porc est un animal très sale, écœurant, immonde » Cette impression est purement culturelle. C’est un peu comme l’aversion pour les cuisses de grenouilles en Angleterre, contre le lapin au japon ou contre les serpents en Europe. Dans les fait, le cochon peut faire un excellent animal de compagnie, très propre. Il suffit de contrôler son aversion pour se rendre compte.
« la truie n’est jamais fidèle à un porc » La fidélité n’est jamais demandé à un animal, sinon, nous ne mangerions pas grand chose.
« la consommation de la chair de porc est interdite, comme l’est celle du sang » Là, je peux vous donner la raison telle qu’elle est révélée par l’exégèse chrétienne du Coran. Les premiers Musulmans ont été catéchisés par les Judéonazaréens qui voulaient les embaucher pour la reconquête de Jérusalem. Les Judéonazaréens étant juifs, il ne pouvaient embaucher qu’en rendant les arabes un peu juifs également. Ils ont donc créé la doctrine sur la descendance d’Ismael et on imposé un sous-ensemble des multiples règles respectées par les Juifs : l’abstinence de viande de porc et de sang et la circoncision. L’Islam est devenu plus tard une religion universelle, mais ces prescriptions sont restées.