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  • Pascal L 31 juillet 2016 01:02

    @Jean Keim
    « la bibliothèque vaticane est immense » La Bibliothèque de la Sorbonne est immense et que devons nous en déduire ? Faut-il supprimer l’accès aux savoirs pour pouvoir prier ? Les évangiles sont parfaitement suffisant pour comprendre le message du Christ, mais pour aller plus loin toute connaissance peut s’avérer utile. Le problème n’existerait que si vous aviez besoin de cette bibliothèque pour comprendre les évangiles où s’il y avait des savoirs cachés (gnosticisme), mais cette bibliothèque est accessible aux chercheurs.



  • Pascal L 31 juillet 2016 00:50

    @Emile Mourey
    primo : « une thèse universitaire n’est pas forcément une référence »

    J’en ai lue pas mal dans ma carrière, c’est vrai qu’elle ne sont pas toutes d’un haut niveau, mais celle d’E-M Gallez m’impressionne par la quantité et la qualité des documents analysés. Ici vous faite un raisonnement à rebours. Si une thèse n’est pas toujours bonne, que peut dire des recherches qui ne font pas l’objet d’une thèse et qui ne dispose pas d’une validation par d’autres chercheurs ? La vérité ne sort pas toujours du premier jet, mais la répétition ou la contradiction d’une recherche par une équipe indépendante permet d’améliorer la fiabilité des résultats. Mais s’il n’y a pas de thèse ou de recherche universitaire, il n’y aura jamais d’amélioration. On peut passer un doctorat à tout âge.

    secondo : sur les citations, il y a un peu de tout et je ne les ai pas toutes repérées dans votre prose. Le proto-évangile de Jacques est nettement gnostique, ce qui ne peut en faire un document Chrétien.

    tertio : sur les caravaniers de la Mecque, il semble improbable qu’ils aient eu le rôle qu’on leur attribue. Ils sont loin des routes commerciales, même pas sur un port et aucun document commercial antique ne les cites. Baʿhîrâ est un surnom qui peut se comprendre comme « l’élu du mal », mais ce n’est pas ainsi que le comprennent les Musulmans qui en font un personnage positif. Il est très difficile d’affirmer que Baʿhîrâ est autre chose qu’un personnage fictif, en tout cas l’association avec Saint Serge et donc la localisation à Bosra est douteuse. Quand au livre de Mme Chabbi, il ne peut mettre en pièce un document qui n’a pas encore été écrit. 
    « découverte récente de trois feuillets authentiques » sources et démonstrations svp. Que contiennent-ils, a-t-on pu dater autre chose que le support ? que faut-il entendre par authentique ? S’il s’agit des feuillets de Londres, l’essentiel du document est à la Bibliothèque Nationale et il est daté entre le 8ème et les 10ème siècle.

    quarto : L’idée des moines esséniens a connu un beau développement entre le 18ème et le 20ème siècle, mais les sources sont fragiles. A partir du moment ou cette idée a été exprimée, on a vu des Esséniens un peu partout, y compris en Egypte, mais la comparaison des sources ne permet surtout pas de conclure à une identité de ces différents groupes qualifiés d’Esséniens. Les sectes juives se multiplient dans les premiers siècles de notre ère et les nombreuses révoltes religieuses à Jérusalem sont un indice de l’activité de ces groupes. Les Judéo-Chrétien (les Jacobites restés à Jérusalem), non messianistes, n’ont jamais participé à ces révoltes et n’ont pas eu de problèmes avec l’occupant romain dans cette zone. On leur a même permis de sortir de Jérusalem avant la destruction du temple en 70.
    Sur Jean-Baptiste, je doute qu’il pouvait être Essénien, vu qu’il vivait en solitaire dans le désert. Les Esséniens vivaient en communauté et je vois mal le Christ se faire baptiser par quelqu’un qui annonce autre chose que lui-même. De plus il n’est pas probable que ce groupe ait pu exister avant la résurrection du Christ.
     « Il faudrait tout de même se demander pourquoi Augustin, Grégoire de Nysse, Cassiodore, Théodore de Cyr et tant d’autres qui citent souvent Josèphe, ou encore Benoît d’Aniane et d’autres qui traitent du monachisme, me mentionnent jamais les Esséniens » E-M Gallez in « Le messie et son prophète » §1.2.1.1.

    Quinto : « Nazaréen vient de nazir » oui et alors ? Nazir se traduirait plutôt par « consacré à Dieu ». Le terme de Nazaréen a été utilisé par les Chrétiens du premier siècle, mais abandonné dès la fin de ce siècle pour ne pas confondre avec la secte messianique qui se faisait officiellement appeler ainsi. Le terme de Judéonazaréen est un terme récent pour préciser la nature juive de cette secte. Les Judéonazaréens sont effectivement messianistes et attendent le retour du Christ, mais pour qu’il fonde un royaume terrestre, ce qui est bien évidement contraire à l’enseignement du Christ.
    « mais un essénien réformateur, d’où les évangiles » Quel rapport entre Jean-Baptiste et les Evangiles ?

    sexto : l’illumination de Saint Paul est le moment précis de sa conversion qui a été pour le moins spectaculaire. J’accompagne souvent des adultes qui demandent le baptême Catholique et j’ai des témoignages assez spectaculaires également. L’illumination n’est qu’un moment très bref de la vie de quelques Chrétiens, en aucun cas un état stable ou répétitif. Quelques Chrétiens avec une forte spiritualité vivent d’autres moments avec des signes forts (Marthe Robin ou Padre Pio par exemple), mais je n’emploierai pas le terme d’illumination.


  • Pascal L 30 juillet 2016 18:45

    @Emile Mourey
    « Mon approche est beaucoup plus scientifique que celle du père Gallez »

    Si votre approche est scientifique, alors vous pouvez soutenir une thèse. Dans le cas contraire, ce genre de remarque me semble déplacé. Vous ne citez aucune des sources qui permettent d’établir vos théories.
    Sur la thèse de la Mecque en Syrie, E-M Gallez ne prétend pas que Muḥammad ait vécu à la Mecque. Il est impossible que la Mecque telle qu’elle est située ait pu avoir la moindre importance avant la réalisation de grands travaux hydrauliques pour évacuer l’eau des crues. Et même si la Mecque avait bien existé à cette époque, tout dans le Coran ramène au Nord de la Syrie et même la pierre noire ramène au plateau du Golan où elles sont courantes. Le vocabulaire et l’écriture en particulier sont typiques de la Syrie. L’écriture dans le Sud de l’Arabie était plus proche de l’écriture égyptienne et la langue assez différente. D’ailleurs l’arabe parlé actuellement en Syrie et au Liban est bien la langue la plus proche de l’Arabe classique. Le mot même de Coran provient du syriaque et était utilisé par les Chrétiens pour parler du lectionnaire des textes lus dans l’Assemblée. Le mot Islam provient de l’Araméen et la mention la plus ancienne est dans l’évangile de Matthieu en Araméen où il signifiait « se remettre à » plutôt que se soumettre.
    Pour terminer sur La Mecque, il se trouve que tous les noms de lieux autour de la Mecque existent également dans le nord de la Syrie. De quoi aider à localiser précisément l’endroit.
     Une autre Thèse qui a été faite sur la théorie des codes à permis de détecter qu’un tiers du Coran environ provient d’une traduction de l’araméen et qu’il existe entre 30 et 50 rédacteurs du Coran.

    « Lisez le livre du « Seigneur des tribus » de Jacqueline Chabbi qui met en pièces cette hypothèse ». Il y a un problème de logique dans cette affirmation : la thèse de Jacqueline Chabbi est plus ancienne (1992) que la thèse d’Edouard-Marie Gallez (2004). Elle ne peut mettre en pièce quelque chose qui n’existe pas.

    Sur les Esséniens, personne ne les connait bien parce que ce groupe est resté très petit. Les principales sources sont les manuscrits de Qumran et il s’agit principalement d’un ordre monastique qui effectivement prônait un retour au désert, principalement en réaction à la destruction du temple de Jérusalem. Un retour à Moïse en quelques sortes. Les Esséniens n’ont probablement pas grand chose à voir avec les Judéonazaréens, sinon que c’était une secte messianique comme il s’en est créé des dizaines dans les années qui ont précédé ou qui ont suivi le début de notre ère. Pour situer le puit de Esséniens à la Mecque, il faut des sources que vous n’avez pas et les citations sur les Esséniens disparaissent très vite, ce qui laisse supposer qu’il n’existaient plus au 7ème siècle. De toutes façon, pour suivre Moïse, il suffit de traverser le Jourdain, pas la peine d’aller à la Mecque à 1500km.

    Sur l’existence d’une secte Judéonazaréenne, il suffit de lire les sources latines et grecques, voire même des prières juives de cette époque qui va jusqu’au 8ème siècle. Le Coran en parle d’ailleurs sous le vocable de nasara qui ne désigne pas les Chrétiens, du moins au début de l’Islam. Les Judéonazaréens sont d’ailleurs tellement connus qu’on connait une grande partie de leur foi. Ce sont eux qui les premiers ont dit que Jésus n’avait pas été tué, qu’il avait été mis de côté pour revenir créer son royaume à Jérusalem sur notre vielle terre. Des noms de lieux en Syrie rappellent toujours leur présence comme « Nasiriyé », « Ansariyé », « Wadi an Nasara ».

    « Le christianisme est-il une « illumination » »
    Il n’a jamais prétendu l’être, car il s’agit là d’une hérésie gnostique. Le Christianisme est la religion de ceux qui suivent l’enseignement du Christ.
    « L’islam est-il un retour au principe de réalité ? » On ne peut affirmer que le Coran est incréé, qu’il se justifie par lui-même et faire ensuite appel au principe de réalité.



  • Pascal L 30 juillet 2016 17:46

    @nuance
    On dispose effectivement de fragments sur des peaux de Gazelles. Outre l’imprécision des méthodes de datation au Carbone 14 et ce qui a été mesuré, c’est l’âge de la peau et non l’âge du texte écrit dessus. Il était courant à cette époque de récupérer le support et de le gratter pour écrire un autre texte. La datation la plus ancienne a été faite en Angleterre alors que la plus grosse partie de ce Coran se trouve à la bibliothèque Nationale qui date ce Coran entre le 8ème et 10ème siècle. Sur cette peau, il y a des indices dans l’écriture qui laissent plus que planer un doute.



  • Pascal L 30 juillet 2016 17:33

    @lsga
    La Bible n’a rien à dire sur le Boson de Higgs parce que ce n’est pas le sujet de la Bible. La science dans la Bible n’est que la science connue des hommes à l’époque de son écriture (finalisation vers le 7ème siècle avant notre ère), rien de plus. La science est un sujet de recherche, pas de connaissance infuse. Il n’existe pas de connaissance qui nous tombe du ciel. La Bible est un livre de témoignages humains sur la relation entre les hommes et Dieu, il n’y a pas de démonstrations et personne ne vous oblige à croire.

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