L’Islam est un sujet très complexe qui ne peut être réduit de cette manière. S’il n’y a aujourd’hui en principe un seul Coran, cela n’a pas toujours été le cas. En 1924, il y en avait encore 7. Très peu de Musulmans peuvent expliquer le Coran, l’exégèse au sens où nous l’entendons n’existe pas. Le Coran, lu à la lettre est extrêmement violent, c’est le moins que l’on puisse dire, mais les Musulmans ont créé des lignes de résistance à cette violence. S’ils ne l’avait pas fait, il n’y aurait plus de Musulmans aujourd’hui. Les Musulmans s’appuient sur les traditions et l’histoire de Mahomet contenue dans les Hadiths pour comprendre leur foi. Et des Hadiths, il s’en est produit 1 600 000 pendant les 3 premiers siècles et ce n’est pas fini. Il est donc impossible que les Musulmans s’accordent sur une interprétation unique de l’Islam. Les Musulmans qui suivent l’interprétation classique ou les soufis sont la plupart du temps pacifistes et vous n’avez rien à craindre d’eux. Il y a aussi comme chez nous des personnes qui n’ont qu’une perception culturelle de l’Islam et ne pensent qu’à s’intégrer dans notre société laïque.
Malheureusement la tradition classique est considérée comme un échec, car elle n’a pas permis l’instauration du royaume de Dieu sur cette terre et beaucoup de Musulmans se tournent vers une lecture plus littérale du Coran comme le Wahhabisme ou le Salafisme et parmi eux, tous ne sont pas des terroristes. Il ne sont pas terroristes, mais la lecture littérale du Coran ne les rends pas amicaux. Ils pensent tout de même que la conversion de la totalité de la population à l’Islam est une condition pour l’instauration du royaume de Dieu. Sans exégèse du Coran, les Musulmans de la tradition classique sont bien incapables de faire une réponse théologique aux littéralistes et c’est ainsi que nous devons interpréter leur silence. L’exégèse est en cours d’étude par des non-Musulmans et c’est assez explosif. Lorsque les Musulmans s’y mettront, l’Islam que nous connaissons disparaîtra.
Parmi ceux qui sont venus dans les églises ce dimanche, la plupart sont sincères. Il ne faut donc pas se tromper d’ennemi. On doit combattre une idéologie, pas des personnes.
Pour combattre l’extrémisme, il faut s’appuyer sur la raison. Il faut enseigner dès l’école primaire la constitution du raisonnement, la détection des raisonnements à rebours ou en boucle, la détection des procédés dialectiques... Cela permettrait en passant de combattre toutes les idéologies...
@Emile Mourey Satan, il est là pour tout le monde et d’une certaine manière personne n’y échappe. La recherche sur la vérité historique est essentielle pour comprendre l’homme, en particulier quand l’homme parle de Dieu, mais Dieu n’est pas forcément au bout des recherches. Votre liberté reste essentielle, je ne suis peut-être pas d’accord avec ce que vous écrivez, mais je souhaite de tout cœur que vous puissiez continuer à l’exprimer. Les égorgeurs ne sont pas encore très nombreux, vous ne risquez sans doute rien pour le moment, mais il faut rester vigilant envers les idéologies mortifères.
@robin « pour autant ils sont pourtant 3 entités différentes »
C’est ici la représentation de la Trinité dans l’Islam, ce n’est absolument pas Chrétien. Tous les messianistes attendaient qu’il soit Dieu sur terre pour y mettre en place son royaume, mais ce n’est pas ce qu’il a fait ou enseigné.
Il y a une difficulté liée au fait que Jésus a été pleinement homme dans sa vie sur terre. Il a ri et pleuré comme nous. On a d’ailleurs le texte de l’évangile de Jean 11,42 à propos de la résurrection de Lazare : « Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
Il y a un changement profond qui intervient lors de la résurrection du Christ. Le fait qu’il soit encore accessible aujourd’hui pourrait le faire comprendre comme un Dieu différent, mais son enseignement sur le sujet est sans ambiguïté. Depuis la résurrection, il n’y a plus d’écart entre Dieu, le Christ et l’Esprit-Saint. Les manifestations peuvent avoir des formes différentes, souvent conjointes, mais il n’y a qu’un seul contenu.
Non, je reste fidèle à l’enseignement du Christ. Pour les dogmes, je sais très bien qu’ils peuvent évoluer, mais l’histoire nous enseigne qu’ils vont toujours vers une meilleure compréhension de l’enseignement du Christ. Le fait que je sois sensible aux signes du Christ me montre que, malgré mes imperfections et mes ignorances, je suis à peu près dans la bonne direction, ce qui n’exclut pas que d’autres directions soient possibles. L’expérience me montre que les chemins vers le Christ sont individualisés. Le Christ nous montre ainsi que chaque individu est important pour lui et sait le toucher dans ce qu’il a de plus profond.
Je ne sais pas pourquoi, mais vous êtes parti dans une direction qui ne me semble pas compatible avec son enseignement. Commencez par le chercher au fond de votre âme sans vous préoccuper des dogmes et son enseignement vous paraîtra plus clair. C’est dans l’amour inconditionnel que nous pouvons le trouver. Vous devrez donc commencer par rejeter Satan et ranger toutes vos rancœurs au placard, y compris envers l’archéologie française.
@Emile Mourey « avec un gamin qui aurait été mon directeur de thèse ??? »
Si j’en juge par vos cheveux blanc, vous ne pourrez avoir que des gamins comme directeur de thèse. Vous pouvez tout-à-fait contester les écrits d’un scientifique puisque la science est faite pour cela, mais la contestation doit se faire au même niveau pour être crédible. Trouvez un autre labo.
Proto-Évangile de Jacques : La mort d’Hérode peut faire référence à Hérode Antipas décédé en 39. l’auteur qui se dépeint comme le demi-frère de Jésus ne connais pas bien le Judaïsme. Il s’agit donc d’un faux manifeste. Jacques le Juste qui a été l’évêque de la communauté chrétienne de Jérusalem et l’auteur de l’épitre à son nom était plutôt cousin de Jésus sinon l’épisode des Evangiles ou Jésus confie sa mère à Jean n’aurait pas eu de sens si elle avait eu d’autres enfants. Les disciples de Jacques, appelés les Jacobites ont continué à fréquenter le temple et à respecter les rites Juifs. Enfin, il semble que cette évangile date du 2ème siècle, il est donc tardif. Jacques le Juste a été assassiné sur ordre du Sanhédrin, et n’a pas pu vivre à cette époque. Sa mort en 62 est bien relatée dans la mesure où elle a créé un scandale dans la communauté juive de Jérusalem qui a pu conduire à des révoltes. Les Jacobites ont quitté Jérusalem avant la destruction du temple en 70, mais y sont revenus immédiatement après. Après sa mort, certains disciple ont rejoint le gnosticisme et d’autres le messianisme, quelques-uns d’entre eux plaçaient Jacques au-dessus de Jésus. Les écrits attribués à Jacques sont probablement issus de ces hérésies. On a retrouvé à Nag Hammadi en Egypte beaucoup de documents gnostiques attribués faussement à Jacques (une épitre apocryphe et deux apocalypses). Ces documents sont en coptes, probablement traduit du Grec. Jacques aurait du utiliser l’araméen.
Tertio : Pour la Mecque, vos affirmations ne démontrent rien. De toutes façon que la Mecque ait existé ou pas, cela ne change pas grand chose, absolument tout le Coran pointe vers la Syrie. Il est dommage que les syrien ait créé le lac artificiel de Ḥomṣ, car on trouverait sans doute le lieu de campement des Qorechites. Le mont des figuiers de (s 95, 1) y est devenu une île !
« Allons donc, ce ne sont pas des caravaniers qui ont pu écrire le Coran mais des moines instruits, oui » Là, je suis d’accord avec vous, mais ce n’est pas ce que pensent les Musulmans. Un tiers environ du Coran semble avoir été traduit de l’Araméen et devait correspondre à du catéchisme Judéonazaréen.
« Qu’en est-il pour les textes des évangiles ? » Bon là-dessus tout le monde s’est cassé les dents. On dispose de textes du premiers siècles et le fait qu’ils aient été écrits selon des traditions différentes en des lieux différents et qu’ils ne divergent pas sur l’essentiel montre qu’ils sont probablement authentiques. De toutes façon, au-dela tu texte, si vous les lisiez avec votre cœur, vous pourriez obtenir, comme Saint Paul, des signes visibles de la part du Christ qui confirmeraient vote lecture. Le Christianisme est la religion du Christ et non une religion du livre.
Il n’y a pas de différences entre les feuillets soit disant découverts du Coran et les feuillets de la Bibliothèque Nationales. On est encore très loin d’avoir une preuve irréfutable avec ces feuillets. Cela ressemble plus à un contre feu de Musulmans complaisamment relayé par la BBC qu’à une découverte. Il faudra d’autres analyses et ne soyons pas naïf en attendant.
Les Esséniens sont des messianistes attendant le retour du « Maître de justice ». On ne voit pas trop le rapport avec le Christianisme. Comme je l’ai déjà écrit, le Christianisme n’est pas un messianisme.
Je ne vois pas trop Jean-Baptiste reconnaître dans le Christ le retour du « maître de justice » dont on devait encore avoir une description précise à cette époque. La mort de Jean-Baptiste est tout de même bien décrite dans trois évangiles qui parlent en plus des deux Jeans en des termes différents. Il y a un problème de dates avec votre théorie qui me parait une pure spéculation, car il n’existe rien de tel dans les livres de l’époque. L’évangile de Jean n’est pas le premier, mais probablement le dernier. Le fait qu’il y a eu deux Jean n’en fait pas une identité, il y a bien eu aussi deux Jacques.
« Il ne s’agit pas d’arrêter la réflexion et la recherche mais de se méfier de ses « certitudes » » Le doute va avec la science, je suis bien d’accord avec cette affirmation mais s’il existe un doute on doit prendre entre deux théories celle qui semble la mieux fondée. Pour modifier une théorie, il vaut mieux avoir des sources plus fiables que celles de la théorie que l’on veut invalider.